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Les aventures d\'un Ensarien en vadrouille

Ou comment je découvre la vie

Marcher la nuit | 20 mars 2008

Quand on a la tête farcie, parfois il ne suffit pas d'une bonne soirée pour améliorer durablement son état de nerfs. Il faut alors développer une autre stratégie. Il y en a plusieurs, en ce qui me concerne : aller danser, ce qui requiert des gens avec qui le faire et un peu d'argent, passer une soirée tranquille avec des gens agréables, ce qui nécessite de trouver des personnes qui n'ont rien à faire d eleur soirée, ou alors aller marcher dans la nuit. Cette dernière solution peut être mise en oeuvre dès l'instant où la motivation est réunie.

 

Hier soir je suis donc allé marcher, quittant l'ENSAR à 23h. J'ai pris la direction de l'Université de Rennes 2, puis du Centre Eugène Marquis, puis je me suis perdu dix minutes dans un coin sans intérêt avant de retrouver l'avenue Charles Tillon. J'ai repris la direction du centre et j'ai marché dans des rues inconnues jusqu'à retrouver les panneaux indiquant la place Hoche... où je ne suis pas allé. Au lieu de ça j'ai bifurqué vers la Place Sainte-Anne, et je suis rentré par la Place des Lices. Itinéraire passionnant, n'est-ce pas ?

 

J'en ai profité pour chanter à tue-tête, en faisant semblant de ne pas voir qu'il y avait du monde qui marchait derrière moi ou sur le trottoir d'en face. J'aime bien passer pour un fou ou pour un bourré. Il faisait froid. La lune était presque pleine. Je n'ai pas pensé une seconde à l'école. C'était bien.

 

Je suis rentré à 0h20, soit plus d'une heure de marche. Ca allait beaucoup mieux.

 

Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres !

Guillaume

Publié par Guillaume1712 à 12:43:53 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (0) |

Soirée à Commune Vision | 19 mars 2008

Après des cours, des réunions, des rendez-vous (scolaires) foireux, des coups de téléphone inutiles, du temps perdu, une météo désastreuse, un rhume tenace, les frustrations en tous genres, la résurgence d'une envie de câlins, la vision répétée des mêmes têtes, des mêmes lieux, les discussions sur les mêmes thèmes avec les mêmes personnes, deux solutions s'offraient à moi : prendre une douche brûlante, me faire un chocolat chaud, me lover dans mon lit et pleurer, ou alors sortir, rencontrer de nouvelles personnes et m'aérer la tête.

 

Les douches à mon étage sont certes chaudes, mais elles sont également ornées de poils, cheveux et autres émanations corporelles. Constater une fois de plus que l'hygiène est une notion en péril aurait achevé un moral déjà vacillant. J'ai donc opté pour la deuxième solution.

 

Une question se posait alors: où aller un mardi soir à Rennes ? J'ai jeté mon dévolu sur la réunion hebdomadaire de Commune Vision, l'association LGBTH (Lesbienne, Gay, Bi, Transexuel et Hétérosexuel, pour les non initiés) étudiante de l'université de Rennes 2, qui a le double avantage d'être un lieu à peu près inconnu de moi et relativement proche de l'école. J'y étais allé une fois l'année dernière, tombant en plein soir d'Assemblée Générale, et pour être franc, ça ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable. Mais enfin, entre l'ennui et le blues, j'avais fait mon choix.

Mangeage, rasage, habillage et en route pour l'aventure. J'arrive avec 20 minutes d'avance (décidément il n'y a que pour les cours que ma ponctualité est parfaitement calculée, autrement je suis toujours trop généreux dans les temps de transport, c'est étrange), il fait froid, j'ai le bonnet, les gants et l'écharpe, je rêve encore d'une douche brûlante et je me rends compte que tous les gens que je croise ont l'air de fort bien s'accomoder de la température.

 

Evidemment personne n'est encore sur le lieu de rendez-vous. Un premier groupe se forme non loin. J'hésite. Ils se mettent à parler d'une séance de cinéma et j'en déduis que ce ne sont pas les bons. J'attends encore et un deuxième groupe apparaît. Je tente ma chance. C'est bon ! Par contre, difficile de s'intégrer dans la conversation, ils se connaissent tous, ils ont fait une soirée ensemble la veille, voilà quoi. Je ronge mon frein.

Nous nous dirigeons vers la salle de réunion et nous assistons à ladite réunion, intéressante et bien plus agréable que l'Assemblée Générale de l'année précédente, mais ce n'est pas encore là que je discute, même si je connais deux personnes dans la salle.

Après la réunion, une bonne partie des membres disparaissent. Je me joins au groupe qui va à L'Emblème, un bar gay de Rennes. La soirée commence alors vraiment : je discute avec trois ou quatre personnes, je fais connaissance, je bois (peu, et en comparaison d'eux, rien), ils ont l'air tous tarés et sans complexes, ça me plaît. La musique chatouille mes oreilles mais puisque personne n'a l'intention de danser, je reste zen.

 

A 1h, le patron nous demande de quitter son établissement pour qu'il puisse fermer. Nous nous exécutons en prenant notre temps. Je quitte le groupe pour rentrer, j'ai cours à 8h30 et je ne sécherai pas. Je rentre à pied en chantant et sifflant. Marcher la nuit est un bonheur simple. Rencontrer des fous aussi. Envisager de les revoir tout autant.

Ca va beaucoup mieux. Ca fait du bien. J'y retourne la semaine prochaine.

 

Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres !

Guillaume

Publié par Guillaume1712 à 22:21:27 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (1) |

Soirée disco ! | 14 mars 2008

Hey les gens !

 

Hier soir, après une journée particulièrement intense, je suis allé chez Juliette, Marion et Leïla pour leur pendaison de crémaillère. J'avais déjà revu Marion et Leïla, mais pas encore trop eu l'occasion de discuter avec Juliette depuis notre retour en France. On s'est retrouvés une quizaine avec verres (j'ai enfin goûté au vin rouge-coca) et gâteaux (pas pour moi). Ce n'était pas mon groupe habituel de fréquentation, mais c'était sympa. Après un débat sur le mariage, un autre sur les OGM a été lancé. C'est vraiment drôle : la discussion typique d'une soirée entre étudiants en agronomie.

Ensuite Carine a sorti son tube à paillettes (soirée disco oblige) et a fait une distribution gratuite auprès de tous les volontaires. La voisine des filles ayant décidé d'appeler la police vers minuit (alors qu'objectivement le bruit était très raisonnable, et qu'en plus les voisins avaient été prévenus), nous nous sommes rhabillés pour aller à l'Etable.

 

Nous sommes arrivés au milieu du karaoké et on s'est tous plus ou moins séparés sur la piste. Le karaoké a duré encore un peu (c'était pitoyable comme tout karaoké qui se respecte) puis la musique est revenue : disco au début, effectivement, puis de plus en plus actuelle à mesure que la soirée avançait. J'ai dansé, dansé la tektonik, bougé les bras, les jambes, le reste, ça fait du bien. Par contre niveau endurance c'était très moyen, j'ai été obligé de m'arrêter en plein Daft Punk pour ne pas mourir asphyxié. Et bon avec 4h de sommeil la nuit précédente et quelques verres dans le nez, on ne pouvait pas m'en demander trop non plus.

En gros c'était encore une bonne soirée, j'ai bougé, j'ai eu chaud. Par contre niveau matage, toujours pas grand-chose (même si c'est vrai que j'ai un peu tendance à fermer les yeux quand je danse, c'est peut-être une explication aussi :D).

Je me suis couché vers 3h après avoir avalé deux verres de lait et 500mL d'eau et m'être motivé à prendre une douche. Je suis même allé en cours le lendemain (pour y dormir, certes, mais au moins j'étais présent et j'ai même réussi à suivre dans mon sommeil).

 

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.

Guillaume

Publié par Guillaume1712 à 13:47:32 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (0) |

Week end nantais | 11 mars 2008

Puisque j'ai décidé de faire de la SNCF mon mode de transport privilégié et de gagner plein de points Smiles dans l'espoir de recevoir un jour peut-être un aller-retour gratuit quelque part en France, je suis allé ce week end à... Nantes. On peut appeler ça un saut de puce, sauf quand on sait qu'entre Rennes et Nantes il y a quand même plus d'une heure et demie de train, avec un changement, selon les cas.

 

Mais bref, vendredi j'arrive et Morgane m'appelle : "Je suis tout au cul du train". Je comprends "Je suis tout au-dessus du train". Je cherche donc ce que ça peut bien vouloir dire et me dirige finalement vers l'avant (au-dessus, à l'avant, bon ça paraît cohérent). Evidemment elle n'y est pas. On finit tout de même par se retrouver, déjà hilares. Ca fait plaisir de la revoir, ça faisait plus de 6 mois. On se dirige vers sa voiture et elle commence à me raconter ses galères automobiles. Je ris beaucoup, mais finis par me demander si on va la retrouver intacte cette fois-ci. Oui. Ouf.

On rentre chez elle après un temps certain et avoir tourné un certain temps dans Nantes et ses environs. On mange, puis on se couche. On discute jusqu'à 2h30 du matin, je lui raconte Bruxelles, elle me raconte la vie en école vétérinaire et à quel point ses propriétaires sont charmants.

 

Le lendemain, on se lève vers 12h, on petit-déjeune, puis on déjeune, et on part retrouver Mélanie, que je n'ai pas vue depuis plus d'un an. C'est parti pour deux heures de marche intensive pour visiter Nantes : l'Eléphant, la Place Royale, la Tour Lu, le Château des Ducs de Bretagne, l'Opéra, tout y passe, ou presque. C'est joli, c'est plus grand que Rennes, et c'est impossible de s'y retrouver. Ca me plaît. Week end d'élection oblige, on croise beaucoup de orange et de rose dans les rues. Pas de bleu, c'est bizarre. Journée de la Femme oblige, Mélanie et Morgane se retrouve avec un sac plein d'huile de massage, de bougie et d'un livret étrange.

Le soir approchant, on va manger chez Mélanie, puis Morgane et moi repartons pour aller au cinéma (Mélanie nous rejoignant après la séance). Nous avons rendez-vous avec les amis de Morgane à 19h45. Nous arrivons donc tout naturellement à 20h15, heure du début de la séance. De toute façon, pour "Bienvenue chez les Ch'tis", cette séance et les deux suivantes sont complètes. Comme ça c'est réglé. Nous allons dans un autre cinéma pour voir un autre film, et il ne reste plus que deux places, alors que nous sommes 7. Problème.

Pauline déclare "Allons au Perk, c'est un bar sympa qui est dans le coin !". L'enthousiasme nous regagne. Malheureusement, ce bar est soit virtuel, soit très bien caché. Quelqu'un d'autre propose un autre bar, qui s'avère tout aussi introuvable. En désespoir de cause, c'est l'autre Rennais du groupe qui propose un pub irlandais, qui lui existe bel et bien. On investit la place, on est rejoint pas d'autres camarades de promo de Morgane, puis par Mélanie.

 

A l'origine, nous voulions aller en boîte, mais en sortant du bar, tout le monde s'est défilé et il n'y avait plus que Morgane et moi de motivés. Nous sommes donc rentrés, parce qu'à deux, c'est quand même moins drôle... C'était sans compter sur la poisse de Morgane : à 1km de chez elle, un accident bloquait les deux voies de la seule route qu'elle connaissait pour rentrer. Le gendarme nous a indiqué une route détournée que nous n'avons jamais trouvée, en précisant que celle-ci ne serait pas dégagée avant 1h30. Nous nous sommes enfoncés dans la campagne jusqu'à être totalement perdus et Morgane a décidé de faire demi-tour. A notre retour, la route était libre.

De retour chez Morgane, nous avons dévoré un sachet d'emmental tout en lisant le livret du sac de la Journée de la Femme, qui expliquait en long, en large et en travers comment atteindre l'orgasme. C'était très drôle.

Après tant d'émotion nous nous sommes couchés, vers 3h du matin...

 

Dimanche, lever tard, encore, gros petit déjeuner, puis promenade autour de l'école vétérinaire et sur les bords de l'Erdre. Ensuite Morgane m'a ramené à la gare, pour que je revienne à Rennes.

 

J'ai encore une fois passé un bon week end, même si l'organisation n'était pas des plus parfaites et que je n'ai pas dansé.

Mais... Je reviendrai pour la Nuit Véto, le 5 avril !!!!!

 

Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.

Guillaume

Publié par Guillaume1712 à 13:21:28 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (0) |

Soirée parrainage | 05 mars 2008

Hey les gens !

 

Après une semaine de vacances consacrées au ressourçage, aux révisions (erm) et à la récupération de sommeil, me voilà de retour à Rennes dimanche dernier. Rangement des vêtements, dîner... Dernières révisions ? A quoi bon. A la place, je suis allé me promener. J'ai marché 1h30 dans la nuit rennaise, savourant le plaisir de me "perdre" dans les petites rues, de me rappeler que "Aaaaah c'est là ça !", de revoir des bâtiments que j'avais oubliés et de m'extasier encore et toujours... Par contre j'avais oublié une chose : niveau propreté canine, Rennes n'est pas Bruxelles. J'ai donc réappris à regarder où je mettais les pieds, mais j'ai évité la catastrophe.

 

Lundi matin, le réveil sonne, je l'éteins... J'y vais, je n'y vais pas ? Ah ce sont des partiels... Bon j'y vais. Ils sont censés commencer à 8h30, mais en raison de petits problèmes d'organisation (inhérents à la vie d'Agrocampus en lui-même...), on a démarré un bon quart d'heure en retard. Bref, c'était facile, quelques questions et une étude de cas, j'imagine que ça ne vous intéresse pas. Idem pour l'économie, on avait droit aux documents mais j'ai été surpris par les connaissances que j'ai réussi à remobiliser rien qu'à l'aide de mon cerveau. Comme quoi finalement je ne dois pas être imperméable à Ricardo ni au taux de change...

 

Mardi soir (admirez l'ellipse temporelle de plus de 24h), c'était la soirée parrainnage : chaque première année tire un papier dans un sac, et cherche dans la foule la personne qui correspond à son indice, personne qui lui donne un nouveau papier avec un nouvel indice pour trouver une nouvelle personne, et ce jusqu'à tomber enfin sur le bon. Donc mardi c'était mission "Préparation des indices" pour nous les deuxièmes années. Une fois cela fait, on a commencé l'apéro dans ma chambre (Céline, Mélanie, Charlène, Adeline et moi), avec une bouteille de rosé (mauvais) et une de bière (75cl), plus les cacahuètes et les pistaches (qui ont fini sous la porte de Céline...). On a déménagé vers le couloir après la fin de la bouteille de rosé, pour ne pas paraître sectaires ou radins.

Puis on est descendu au bar pour donner nos papiers à Jeanne. Elle m'a regardé et m'a fait : "Je le mets dans le sac des garçons ou dans celui des filles ?". On a éclaté de rire, et j'ai choisi le sac des filles (à regrets, certes). Puis on est parti faire un babyfoot, et j'ai hurlé (même en tant qu'arbitre je hurle, c'est vicéral, quand je suis dedans c'est fini...). C'était drôle. Je suis très mauvais.

Ah oui j'ai oublié de dire que j'étais en costume (enfin chemise, cravate, pantalon de costume et chaussures noirs). Mélanie m'a passé son écharpe. Ne sachant qu'en faire, je m'en suis fait un turban. La classe incarnée.

 

Les premières années ont commencé à arriver, et enfin les papiers ont été tirés. Ma filleule m'a trouvé après un petit moment, on a discuté une petite demi-heure et elle est partie retrouver ses camarades.

C'est là que tout a basculé. 19 jours sans danser, le stress des partiels (mouhahaha), l'atmosphère électrique (erm...)... J'ai craqué. J'ai commencé à me lâcher sur la non-piste de danse, puis j'ai investi le podium et mon turban est redevenu une écharpe en même temps qu'un accessoire de danse. Je me suis bien amusé. J'ai fini la soirée avec Lucia qui dansait malgré la douleur causée par les chaussures à talons et qui priait pour que "la chanson suivante soit pourrie", pour avoir une raison de partir.

 

Je suis remonté dans ma chambre vers 1h30 du matin (oui c'est tôt mais le bar est censé fermer à 1h). Douche, yaourt et au dodo. La soirée fut bonne. Bon par contre, niveau matage, c'est assez limité en première année... En même temps avec 3/4 de filles c'est le risque...

 

A la prochaine !

Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres !

Guillaume

Publié par Guillaume1712 à 20:23:41 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (0) |

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