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Les aventures d\'un Ensarien en vadrouille

Ou comment je découvre la vie

Retour en France | 10 février 2008

Ça y est, retour en France, après quelques aventures.

 

Bruxelles, 8 février 2008, 8h40. Le réveil sonne. Je l'éteins. Je me rendors. Je me réveille d'un bond en hurlant « Haaaaan ! ». Ce n'est pas exactement le bon jour pour se lever en retard. Alors debout, et je finis mon sac. Je mange, je range ma chambre et je suis enfin prêt.

En plus de ma valise, j'ai 3 bagages : le sac de l'ordinateur, celui avec l'oreiller, mon blouson, 75cl de bière et des affaires sales, et mon sac à dos bourré de papiers, trousse, trousse de toilettes... Objectif : ne pas mourir en route. Le propriétaire vient faire l'état des lieux. Il ne trouve rien à redire et je récupère la caution de ma chambre et celle du modem... en espèce.

 

Je dis au revoir à Marc-O. Les filles, c'est fait depuis hier. Les autres gars... c'est raté. Jon me souhaite « Bonne continuation ». Je suis épaté. Je m'arrache un « Toi aussi qui a peut-être paru sincère... ou pas.

 

Me voilà paré au décollage. Les 600 mètres qui me séparent de l'arrêt de tram sont un enfer innommable. Je fais une dizaine de pauses. J'arrive tout de même dans le tram, en même temps que lui. Dans la bataille m'a valise a perdu une roue. 38 euros pour 400m, ça fait cher du mètre. Les gens me regardent avec l'air de dire « Il déménage ou quoi ? ». Justement oui...

 

J'arrive sain et sauf à la Gare du Midi, avec 1h30 d'avance, et je me pose dans la salle d'attente pour récupérer. Laurent et Antoine arrivent : « On va prendre le soleil ? ». Je gémis. Heureusement ils m'aident à porter mon barda. Antoine fume et meuble la conversation, comme d'habitude, c'est comme ça qu'on l'aime.

 

L'heure de mon train approche et nous rejoignons le quai. J'installe mes sacs et je fais mes adieux. Je monte dans le train, j'en descends, j'y remonte, j'en redescends... Je ne suis plus si pressé de partir. Le signal de fermeture des portes retentit et je fais coucou à travers la vitre. Antoine danse à l'hawaïenne et court après le train. Ils vont me manquer, tous autant qu'ils sont.

 

Le trajet jusqu'à Lille se passe sans incident. Là je retrouve Nico et Ingrid. Eux aussi m'aident à porter mes sacs. C'est cool de connaître des gens partout en France ! Nous allons manger dans une brasserie de la galerie commerciale qui fait face à la gare. Pas mauvais, pas trop cher, rien à dire. Je renoue avec le plaisir d'avoir des carafes d'eau gratuites. Nous discutons, nous n'avons certes pas le débit d'Oriane, Flo ou Antoine, mais nous arrivons à tenir le silence en respect.

Après le repas nous allons à la gare Lille-Flandres pour y attendre mon second train. La police est partout, vive la France. Nous sommes accostés par un SDF qui nous demande 1 milliard d'euros. Pourquoi pas...

Mon train arrive. Encore des adieux... Je monte et je trouve une place.

 

Quelque part entre Lille et Paris, le train s'arrête. Panne de courant. Tant qu'à faire. Il arrive à Paris avec 15 minutes de retard. Après encore 5 pauses et un bout de valise en moins, j'atteins le trottoir en face de la Gare du Nord. Je prends un taxi. Ma valise monte dans le coffre, non sans qu'une sangle ne s'arrache. Je fais le bilan : durée de vie d'une roulette = 400m, durée de vie du stabilisateur = 1 escalier, durée de vie d'une sangle = 5 secondes d'utilisation. D'accord, la valise est blindée, mais il ne faut pas abuser... Le taximan a pitié de moi. Il y a de quoi. Direction Vaugirard.

Je regarde Paris, c'est toujours aussi beau, aussi grouillant... Finalement ça donne envie. Un jour, pourquoi pas... Le conducteur me dépose au plus près des quais. J'ai failli lui faire la bise tellement j'étais content. Derniers mètres avant le quai, je lutte encore. Un passant émet un « Eh ben » surpris. Je me retiens de lui dire « Aide-moi au lieu de me regarder mourir, gros con ! ». Puis je me souviens que je suis à Paris et qu'espérer de l'aide (surtout demandée sur ce ton) est aussi stupide que de chercher des hippocampes sur le Kilimandjaro. Je me débrouille donc seul. Le train est annoncé, je monte et j'organise mon trajet : moi assis sur ma valise (pas de casse cette fois-ci, mais en fin de compte qu'est-ce qui pouvait encore rendre l'âme ?) avec tous mes autres sacs à mes pieds. Je regarde la campagne, le coucher de soleil, la France, et j'écris le texte que vous lisez actuellement sur un tiers de feuille A4 (oui j'écris petit) arrachée, prise dans mon sac à dos.

 

J'arrive enfin à la « gare Chez-moi », avec 30 minutes de retard. Mes parents sont sur le quai. C'est parti pour un week-end en famille, le premier depuis longtemps ! Au programme, sortie à la plage, sorties entre frères et sœur, grasse-matinée dans des vrais lits, un peu de racontage de vie, nourriture équilibrée, achat de ma première plante rien qu'à moi, bagages à (re)faire... J'ai connu plus reposant, mais j'étais vraiment heureux de revoir tout le monde et de pouvoir passer un peu plus de temps que la dernière fois avec mes parents.

 

Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.

Guillaume

Publié par Guillaume1712 à 21:05:14 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (1) |

Soirées de départ de... moi | 07 février 2008

Dur dur... Je pars vendredi midi et j'ignore quand je reverrai les gens que j'ai rencontrés ici. J'ai passé très peu de temps avec mes colocataires cette semaine, en fait... Par contre j'ai vu les Bruxellois du forum dimanche soir, lundi soir et mardi soir. On s'est retrouvés au bar (toujours le Fontainas) et on a discuté en tentant d'éviter les blancs qui pouvaient nous faire réfléchir. C'est assez bizarre de rire pour ne pas pleurer. Mais ces soirées sont vraiment agréables malgré tout et quoiqu'il arrive je préfère ça à rester dans ma chambre à faire mon sac et déprimer.

 

Mercredi soir, c'était mon pot de départ au bureau. Petit apéritif entre collègues, un verre de vin blanc (largement suffisant vu mon état de fatigue), discours de Marco, cadeaux (un T-shirt et quelques trucs à côté) et des discussions en anglais. C'était sympa. Je suis rentré vers 20h30 et après avoir mangé et passé un peu de temps avec mes colocs, je suis monté faire mon sac (épreuve de force réussie, mais si la douane me demande d'ouvrir ma valise je vais vraiment pleurer...).

 

Et ce soir, dernier soir, je viens de rentrer un bureau où je n'ai jamais autant parlé de choses personnelles (enfin c'est resté basique) avec mes collègues... Ca y est mon stage est fini ! Retour en France ! Yeaaaaah ! L'excitation prend le pas sur la tristesse et j'aime ça.

 

Bon apparemment ce soir mes colocs font les morts, je vais quand même essayer de ne pas manger seul...

 

Bisous à tout ceux qui veulent et tant pis pour les autres !

Guillaume, paré pour de nouvelles aventures

Publié par Guillaume1712 à 19:15:19 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (2) |

Weekend de folie | 06 février 2008

Attention pavé ! Voici le récit de mon weekend de fou...

 

Bon j'essaie de prendre les choses dans l'ordre... Etant donné ma mémoire et la masse de choses qui se sont passées ce week end, ce n'est pas gagné.

 

Vendredi :

 

"Rendez-vous à 20h30 à la Bourse." Ordre donné par moi...

J'y arrive donc à 21h, le coeur bondissant. Oriane, Valérie, Iris et Marion sont au resto chinois à deux rues du macdo... où mangent Flo et Laurent (cherchez l'erreur). Hugues m'offre une portion de frite.

 

Après ça direction le Delirium, pour attendre les filles. Il y a de la place, c'est fou ! Je prends une Mongozo Coconut (bière de tapette à la noix de coco), les autres je ne sais plus, et on attend. Et on attend... Et on attend. Finalement elles arrivent, et le degré d'alcoolémie des boissons sur la table augmente nettement. On dit du mal de plein de gens, on rigole, on redit du mal de plein de gens, desfois on dit du bien aussi mais c'est plus rare... Bref c'est cool, on respecte à la lettre les principes des meatings.

 

A 22h30 je pars chercher Christian à la Bourse et on retourne au Délirium après un petit détour par la Grand'Place. On reboit, on remédit, on rit encore plus qu'avant. No comment. Hugues me paye un ou deux coups... Malheureusement ça ne veut pas dire qu'il essaie de me bourrer la gueule pour me mettre dans son lit.

 

Vers euh... 0h00 (fin c'est vrai qu'on s'en fout du timing, c'est bon l'organisation est finie je peux me calmer avec les horaires à respecter) on va au Corbeau. Je monte sur la table, je fais mon show, Oriane m'accompagne un moment, Laurent un peu moins longtemps... Moins d'une demi-heure plus tard Flo donne le signal du départ. Donc je fais la tête pendant 20 minutes. En plus je perds mon écharpe...

On arrive devant Chez Maman. Nous sommes 4 garçons et 4 filles (Hugues nous a abandonnés quand on est partis du Délirium, pour attendre sa future petite amie). Le videur (si on peut appeler un videur un gars qui ressemble aussi visiblement à une tapette) refuse de nous laisser entrer : trop de filles. Iris essaie pendant 5 minutes  de l'apitoyer sur le fait que je quitte Bruxelles, que c'est ma dernière soirée, que tout le monde ici est homo, qu'on va boire plein de bière, qu'elle peut lui montrer ses seins, mais rien n'y fait. Flo la tire en arrière avant qu'elles fassent des choses que la morale réprouve.

 

Nous nous posons donc au Fontainas où nous rigolons beauuuuuuuuuuuucoup (en même temps on a tous bu hein). Et finalement, retour en Noctis et dodo avant la journée de fou suivante. Hugues m'appelle à 3h pour savoir si on est toujours au Corbeau. Non non...

 
 

Samedi :

 

Euh... Lever pas tôt après un dodo réparateur, on s'habille, on mange, j'emmène Christian voir l'Atomium, on rentre, on remange, et on part chez Oriane.

On arrive au moment où Clémence (que je ne connais pas encore) finit son créneau dans la rue d'Oriane. On attend donc que toutes les filles soient prêtes et on va sonner à la porte. Et nous pénétrons dans l'antre de la luxu... euh dans la maison d'Oriane. Les autres sont déjà là, il manque juste Flo et Laurent. Marion est sous la douche et n'ose pas sortir parce que bon on est une 15aine à avoir une vue directe sur la porte.

Oriane m'offre un café et s'offusque du nombre de sucres que je mets dedans, force plaisanteries sont émises au sujet des béquilles de Cécile, bref comme d'hab on s'amuse bien.

 

Après, euh... (mobilisation de mémoire malgré le comatage inside...) on a tous pris le bus 71 pour aller à la Bourse. Autant dire que le bus, déjà rempli avant qu'on monte dedans, s'est retrouvé bondé. Cécile a réussi à trouver une place assise après quelques arrêts, certains autres aussi (mouhaha... non rien). Photos, twix, tout ça, et on arrive à De Brouckère. Direction la banque Fortis. Je commence à danser devant les distributeurs et à tripoter Oriane, mais je me rends compte qu'on n'est pas tout seul alors j'arrête.

 

On arrive à la Bourse, et tout le monde déclare vouloir manger des frites. Je reste donc seul devant la Bourse, à attendre Audrey et Priscilla. Qui arrivent heureusement assez vite. :D On rejoint les autres, on mange des frites, ouah c'est cool la Belgique, tout ça.

Direction la Grand'Place, ouah c'est beau, et on va caresser la statue du mort qui porte bonheur sauf quand on n'y croit pas. C'est fun.

 

Après, sur la route du Manneken Pis (ça fait un peu "sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle")(rien laissez tomber je craque...), on tombe sur une boutique de gaufres. 15 minutes après la barquette de frites (et les blagues grivoises qui vont avec), on entame donc les gaufres (et les blagues grivoises qui vont avec). Et après ça on dit qu'on n'est ni des morfales ni des obsédés... Je disparais un moment pour ramener FX et son homme, perdus à la Bourse. Quand on revient, les autres sont toujours devant la boutique.

 

J'arrive à les motiver pour aller voir le fameux gamin pisseur. Comme prévu, tout le monde est déçu. J'entends certaines clamer "bon quand est-ce qu'on boit de la bière ?" mais je réussis encore à les faire marcher jusqu'aux Galeries Royales. En chemin on repasse par la Grand'Place où des tektonikeurs commencent à se rassembler. Pour leur apprendre ce que veut dire le mot "danser", Cécile met Sexi Sushi et je fais une petit chorégraphie (j'espère bien avoir été pris en photo par quelques japonais.).

Erm... Bon, les galeries c'est beau, et la rue des restau-à-tourist(a)s aussi, mais les filles ont soif. On va donc au Délirium. En bas, pas de place, dommage c'est là qu'il y a la plus grande carte. On trouve une place en haut. Certaines matent les tables d'à coté. A nous 15 on commande 5 bottes (5 litres de bière), plus quelques bières de tapettes. Et glou et glou et glou... Fin je ne vous fais pas un dessin... Je bois beaucoup, pour honorer ma promesse faite à Oriane. L'ambiance est toujours sympa, on joue plus ou moins aux chaises musicales (mouhahaha.. no comment encore).

 

Et soudain ma journée passe de radieuse à sublime : Hugues apparaît (rho j'exagère). Avec une phrase à la bouche : "Le chauffage a été réparé !" (j'aurais été encore plus radieux s'il avait dit "J'ai envie de toi tout de suite et ici même", mais bon on ne peut pas tout avoir). Vinciane arrive aussi et nous sommes presque au complet. C'est cooooool ! :D

 
 

Après le Delirium, nous nous sommes dirigés vers le restaurant vietnamien. J'entre en tentant de paraître sobre, je dis mon nom, et là, le serveur me dit « Vous êtes le groupe de Monsieur X pour Nespresso ? ». Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr. « Non, je suis Monsieur C et nous avons réservés pour 20 personnes.» « Ce n'est pas le groupe de 30 personnes pour Nespresso ? » « NON, nous sommes 20, vous avez deux gros groupes ce soir, j'ai confirmé il y a deux jours.  » (sous-entendu : "CONNARD DONNE NOUS NOTRE TABLE !"). Ils nous ont oubliés. J'enrage vraiment.

 

Il nous laisse entrer quand même et on s'installe sur deux tables (grrr again). Je suis en face de Hugues et Christian. On commande, on discute, on boit (de l'eau, enfin !), puis on mange. Je fais des allers-retours entre les tables, je prends des photos, j'essaie de choper des potins, je regarde si tout se passe bien (ça a l'air), je surveille Hugues du coin de l'œil, desfois qu'il vire de bord sans prévenir... Je finis mon plat en 5 minutes chrono, j'ai vraiment la dalle. Les fumeurs sortent plusieurs fois, je les suis à un moment (c'est dans ces instants-là que les discussions deviennent intéressantes...).

 

Cécile et moi partons aux toilettes et j'assiste, impuissant, à l'expression de la butchitude à l'état pur : Cécile démonte le robinet du lavabo pour enlever le calcaire... Non non il n'y a pas que des fous sur le forum...

 

Après le dessert, le serveur nous offre une bouteille de saké pour se faire pardonner de nous avoir oubliés. Je fais donc tourner la bouteille. Plus ça va, moins je trouve ça dégueulasse. J'en bois trois. Je suis le seul. Cécile m'arrête avant le quatrième... Pffff. Genre je suis bourré.

 

Nous sortons, et après un long conciliabule, nous décidons d'aller au Jardin Botanique. Hugues rentre à la maison, Vinciane aussi (FX et son copain aussi ? Je ne sais plus... Arf c'est dur de vieillir). Bouh... Nous laissons filer le premier tram en partance pour Rogier parce que deux contrôleurs y montent devant nous. Nous arrivons tout de même à Botanique, et nous entrons carrément dans le bâtiment du jardin. Je pose ma bouteille de saké à la porte et nous avançons entre les plantes exotiques et les poissons rouges, jusqu'à arriver dans une salle. L'entrée est gratuite. Wahou. Nous trouvons une table et je file directement sur la piste de danse. La musique n'est pas vraiment celle sur laquelle j'aime danser, mais elle est respectable tout de même et j'en profite. Au bar, l'eau du robinet est gratuite et fournie avec glaçons. Décidément cet endroit est incroyable. En plus apparemment il y a des gays partout (personnellement avec 20 homos autour de moi, je n'ai pas fait gaffe à s'il y en avait d'autres en plus).

Je découvre qu'Eloïse danse super bien : je suis dans le genre « je bouge mon cul », elle est dans le genre « je bouge mes jambes », il manque un ou une « je bouge mes bras » et on peut pulvériser la souplesse de tous les tektonikeurs du monde et devenir l'incarnation des trois singes de la sagesse chinoise (je ne vois rien, je n'entends rien, je ne dis rien) mais version danse (oui je sais je dis n'importe quoi). C'est génial de danser entouré de tant de gens agréables ! Je fais quelques pauses bar, quelques pauses potins, quelques pauses photos, quelques pauses tout court. Normalement je ne m'arrête pas, mais ça manquait vraiment trop de David Guetta et de Bob Sinclar pour moi. Et puis c'est sympa aussi de s'arrêter 5 minutes et de regarder les autres.

 

Nous quittons la boîte pour choper le dernier Noctis (merci la Stib). Je rentre avec Christian, je lui fais visiter la rue d'Aerschot (aussi appelée « rue des putes ») puisqu'il insiste... De retour à la maison, je prends une douche chaude (enfin) de 20 minutes, puis je m'effondre comme une masse sur mon lit.

 

Dimanche :

 

Les carillons de la messe me réveillent. C'est parti ! On descend, on déjeune, je poste sur le forum et j'appelle Oriane. Ingrid répond : « En fait on est deux à être levée ». Génial, il est midi, il était prévu de se retrouver à 14h chez moi... Dommage, pour une fois que les garçons étaient prêts... Je reste zen. Audrey et Priscilla arrivent avec les éléments manquants de la pâte à crêpes. Priscilla appelle sa mère pour avoir la recette. La troupe hébergée chez Oriane n'étant toujours pas prête à partir, on prépare la pâte nous-mêmes.

 

Soudain la nouvelle tombe : ça y est ils sont en route ! Malheureusement ils sont guidés par le GPS de Laurent, enclenché en position « visite touristique ». La première voiture arrive chez moi à 15h12 au lieu de 14h... Tout... va... bien... A part que les premiers doivent repartir à Lille à 16h pour reprendre les trains. Je fais visiter mon habitation, tout le monde a l'air de trouver ça bien (forcément, le chauffage remarche), ils ne se rendent pas compte l'enfer dans lequel je vis (ironie inside). Flo admet enfin que Hugues est sexy, Antoine menace de le violer si son short descend encore et les deux admirent mon self control pour avoir été maître de mes hormones pendant 5 mois alors que je le voyais tous les jours. Je trouve ça très drôle.

Les autres sont plus préoccupés par les crêpes qui se font attendre (mais bon avec deux poêles pour nourrir 20 personnes, forcément ça coince). On arrive tous à en manger plus ou moins deux. Oriane profite de l'occasion pour me recoudre mes rideaux (c'est mal d'exploiter ses invités, je sais)(merciiiiiii !).

Mon tout nouveau coloc allemand a l'air d'halluciner de voir tant de monde ici. Jon fait une brève apparition puis retourne se cloîtrer dans sa chambre, non sans avoir ouvert la fenêtre du couloir (que je referme... qu'il rouvre... que je referme... qu'il rouvre... je crois que c'est moi qui ai eu le dernier mot). Encore quelques photos, quelques potins, quelques médisances, quelques blagues, et c'est déjà l'heure de partir. La maison se vide d'un coup. C'est triiiiiiiste !

 

Une heure plus tard je reconduis Christian à la gare, puis je retourne attendre le tram. Tout seul. La radio de la station diffuse une musique déprimante. Je pense : « Ils veulent que je chiale ou quoi ? ». Je repense à ce mEAting qui vient de s'achever. Je ne sais pas si c'est parce que c'est moi qui l'ai organisé (soit, avec de l'aide, ne boude pas, Flo) et qu'il n'y a pas eu trop de problèmes, mais j'ai l'impression que c'est le meilleur que j'aie fait : j'ai beaucoup ri, j'ai discuté avec quasiment tout le monde (sauf Florence et Agathe, désolé...), je me suis entendu avec tout le monde, j'étais content que Hugues soit là (pas parce que c'est mon coloc sexy, mais parce que j'ai souvent eu envie de mélanger « mes deux vies », de faire en sorte que « les gens du forum » et « les gens hors forum » ne soient plus qu'un seul groupe : « les gens que j'aime »), j'ai bien dansé, j'ai enfin rencontré Marion (après plusieurs années quand même), j'ai découvert des Lillois(es) géniaux(ales), j'ai retrouvé Eloïse et Cécile, j'ai appris quelques potins, j'aime toujours autant les Bruxellois (et assimilés). Et grande nouveauté, c'est la première fois que je parle autant en présence de tant de personnes. Je me suis surpris moi-même.

 

Ce weekend est l'un des meilleurs que j'aie passé. Merci à vous tous, merci à Oriane et Flo pour avoir hébergé du monde, à Antoine et Laurent pour s'être proposés (ou pour avoir accepté), à Laurent encore pour son GPS qui bugue. Merci à tous ceux qui ont dansé (ou pas), à toutes les langues de pute, à tous ceux qui ont pris des photos. J'espère sincèrement que ce mEAting vous a plu autant qu'à moi. J'espère vous revoir très vite (enfin très vite c'est relatif, pour certains ce sera la gay pride parisienne, pour d'autres je ne sais pas...).

A cause de vous si j'ai envie de rentrer en France, c'est pour aller vivre à Lille et rester près de la frontière...

Content de vous avoir vus/revus/rencontrés.

 
 
 

Ah oui, et le dimanche soir ? Nous étions censés aller au You, une boîte qui fait des soirées gays le dimanche, mais euh comment dire... en rentrant chez moi après avoir raccompagné Christian j'ai été pris d'une grosse fatigue (ou appelez ça de la flemme).

La soirée au You s'est donc muée en soirée au Fontainas (après que Flo et moi nous soyons révélés incapables de retrouver des bars à cocktails)(à ma décharge, j'ai passé le weekend sans lunettes donc je n'avais plus les yeux en face des trous)(mais n'empêche c'est incroyable de ne pas savoir retrouver un bar dans lequel on est allé plusieurs fois et dont on sait parfaitement dans quelle rue il est...). Bref le Fontainas était vide à part nous (Flo, Oriane, Laurent, Marion et moi) et une autre table.

Chocolat chaud puis thé à la menthe pour moi, histoire de redevenir sobre avant ma dernière semaine de travail. J'étais claquéééééé. On a partagé nos impressions sur le mEAting, sur les gens, sur l'ambiance, encore raconté des potins, dit du mal des boulets du forum (pas des gens qui sont venus, mais les autres boulets)... C'était tranquille et sympa, comme d'hab. C'était marrant de voir Marion s'intégrer si facilement dans le groupe des Bruxellois (même s'il manquait Antoine).

On est rentrés assez tôt (Flo a mis beaucoup moins de temps à retrouver ma maison que les gens pour la crêpe party), on s'est dit au revoir (je ne les reverrai peut-être pas avant mon départ), on s'est promis de se revoir au moins à la gay pride parisienne et je suis parti me coucher, le cœur léger et lourd à la fois. C'est chiant les au revoir.

Publié par Guillaume1712 à 20:19:07 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (0) |

Deuxième Bilan (eh oui pourquoi s'en tenir à un ?) | 04 février 2008

C'est donc à mon tour. J-4, ça y est. Retour à la vie étudiante, cours en amphi, nourriture infâme, partiels, résultats de partiels, dossiers à rendre, TD. Finie la belle vie, les soirées avec les colocs, les soirées avec les gens du forum à Bruxelles, les promenades nocturnes sous le mur d'enceinte du château de Laeken et le parc du Pavillon Chinois. Finies les courses aux Lidl le samedi matin, les excuses pourries pour ne pas aller travailler, les coups de sang contre le manque d'hygiène dans cette baraque délabrée, les éclats de rire pour exorciser la colère inspirée par Jon, les éclats de rire pour manifester notre bonheur d'être ensemble. J'ai déjà fait un bilan, je sais que je me répète...

 

J'aime le changement. J'aimais le changement, à l'époque où je ne m'attachais pas. Je vois toujours la vie comme une succession d'étapes sur lesquelles il ne sert à rien de pleurer, mais maintenant je sais qu'on laisse toujours quelque chose derrière soi : des amis, des souvenirs. « Tout va changer. » J'accueillais cette annonce avec joie. Maintenant il s'y mêle de la tristesse. Oui, tout va changer, nous vivrons des expériences séparément et plus ensemble, nous mûrirons différemment, notre vision des choses, notre humour, nos opinions vont évoluer. Il faudra se revoir vite, et souvent, pour ne pas diverger trop violemment et finir par ne plus être capables de rire ensemble.

J'aime les choses simples. Ici, ça ne l'est plus. La simplicité aurait été de dire « Je pars, j'ai été heureux ici, mais c'est du passé. ». Le problème c'est que je ne suis plus asocial. Il était temps, cela dit. J'ignore si on peut passer une vie entière sans être touché par rien, mais de toute façon ça m'importe peu puisque j'ai dépassé ce stade. Je suis touché. Juste assez pour continuer ma route en regardant derrière moi de temps en temps, et pas assez pour couler. En somme, je suis sensible juste comme il faut.

 

On m'avait prévenu que la Belgique était un pays addictif. C'est la vérité. Il est probable qu'en allant ailleurs j'aurais également rencontré des gens formidables, mais les « si » ne servent qu'à consoler ceux qui ont des regrets et je n'en ai pas.

 

Alors soit, je pars. Je rentre en France, où se trouvent d'autres personnes que j'aime. Les stages apprennent la vie et les voyages forment la jeunesse. C'est aussi la vérité. Je ne sais pas si je suis adulte, mais j'ai mûri. Là encore il était temps. Je ne pense plus « Ne regarde pas en arrière », mais « Va de l'avant ». La nuance n'est peut-être pas claire pour vous, mais elle est pourtant énorme.

 

J'ignore sur quel ton vous lisez ce texte, mais voilà celui sur lequel je l'écris : les deux premiers paragraphes sont tristes, un peu comme si j'étais une petite vieille au coin du feu qui se penche sur sa jeunesse perdue. La fin du deuxième et les deux suivants sont posés, un simple énoncé des faits. Et là je souris : je vais échanger une période de joie contre une de stress, à laquelle succédera encore de la joie, du stress, un drame peut-être (si ça je peux l'éviter c'est aussi bien)... La vie serait bien trop monotone sans changement. Il faut simplement en tirer le meilleur. Dans certaines situations j'imagine que même le meilleur n'est pas agréable, mais ce n'est pas le cas ici.

 

Ce sera le mot de la fin.

Merci à tous ceux qui ont fait que mon séjour a valu la peine d'être réalisé (et qui se reconnaîtront).

 

Guillaume

Publié par Guillaume1712 à 19:57:36 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (3) |

SoiréeS de départ d'Amaia | 31 janvier 2008

Des dizaines de chansons parlent du fait que rien ne dure, mais la seule qui me vient c'est « Tout » de Lara Fabian, qui n'est pas trop adaptée au contexte... Quelle horreur je vais l'avoir toute la journée dans la tête. C'est beau le masochisme.

 

 

Bref, Amaia quitte la Belgique aujourd'hui... Après France et Guillaume, voilà le dernier bastion de la résistance à l'ennui et à la morosité qui tombe. J'essaie de visualiser ce que sera la colocation sans nous quatre : Marc-O continuera à sortir de son côté comme il l'a toujours fait, Flavie et Marie-Caroline vont reprendre le boulot avec encore plus d'acharnement et s'accorderont une soirée par mois, Hugues et Geoffrey resteront rivés sur leurs jeux vidéos, Jon sera toujours un gros con mais plus personne ne le lui fera sentir, Rachel sera toujours aussi crade, Percy toujours aussi tenté d'aller piocher dans les placards des autres... Hum finalement rien ne va changer, à part peut-être l'ambiance. C'est déjà devenu très calme sans France et Guillaume, là je pense qu'on va atteindre un point critique (où la seule attraction de la semaine sera quand Jon décidera d'appeler la police pour rien) à moins que les nouveaux locataires ne soient à la hauteur (j'ai des doutes). Mais ce n'est plus de mon ressort.

 

Toujours est-il que mardi et mercredi nous sommes sortis pour célébrer le départ d'Amaia.

 

Mardi, après un repas composé de pâtes et arrosé de sangria premier prix, Amaia, Marc-O, deux amies d'Amaia et moi sommes allés en ville. Nous espérions aller au Corbeau. Mais au détour d'un passage piéton, j'entends un « Hi Guillaume ! ». Je cherche d'où ça vient et je découvre Camilla, une de mes collègues, et son petit ami, Jo. On discute et il s'avère que Jo travaille au Corbeau et que la semaine c'est vraiment très mort. Eux vont au Celtica. Après un court conciliabule, nous les suivons.

L'étage est fermé, la musique en bas est bonne, les beaufs sont absents et c'est l'Happy hour (bière à 1 euro jusqu'à minuit). Donc on danse et on boit (encore et encore). C'est la première fois qu'une collègue me voit danser. Elle est surprise : au bureau je suis... calme. Elle part avec son copain vers 2h et j'arrive à convaincre Amaia de faire pareil une demi-heure plus tard. Eh oui, je ne suis pas en vacances, moi... Le « lendemain », j'arrive au bureau à 10h10 au lieu de 9h, mais bon au moins j'y suis.

 

Mercredi, après un repas... de pâtes (eh oui ça y est nous reprenons les bonnes habitudes des étudiants fauchés) et arrosé de martini (enfin martini du Lidl évidemment) et de Pisang ambon apporté par Thecla, nous sommes de nouveau sortis, Marc-O, Amaia, Hugues, Rachel, Luis et moi (Thecla est rentrée chez elle après manger, elle était malade). Et de nouveau au Celtica. La musique était beaucoup moins bonne (beaucoup plus R'n'B quoi), Hugues respirait la motivation, Rachel était là, mais autrement ça allait. J'ai payé une tournée de bières avec les 5 euros qu'il me restait (ce qui signifie que je dois tenir jusqu'à vendredi soir avec 1 euro 70).

A 2h, la motivation me faisait cruellement défaut. J'ai réussi à convaincre Amaia de partir à 2h30. Nous sommes rentrés à pied (pour faire des économies et parce que nous ne rentrions pas tous dans une seule voiture). Il nous a fallu 40 minutes pour rejoindre la maison. On est restés un moment ensemble puis au dodo. J'ai dormi avec Amaia. Pas assez. Je suis archi-naze.

 

Lever à 7h40, petit déjeuner, récupération des affaires qu'Amaia veut/doit donner à Flavie et Marie-Caroline, et courte séance d'adieux avant que je ne parte au bureau. Arf. A l'heure où j'écris Amaia est en route pour l'aéroport et vers de nouvelles aventures. Et moi je lutte au bureau.

Et voilà, une page de plus se tourne. Ca fait très nostalgique voire dépressif, mais il n'en est rien : c'était bien, c'est fini, je n'oublierai pas mais je peux passer à autre chose. Et de toute façon ce n'était pas un adieu, mais un simple au revoir.

 

Bisous à ceux qui veulent et tant pis pour les autres.

A bientôt pour de prochaines aventures (pas tout de suite, laissez-moi le temps de dormir) !

 

Guillaume

Publié par Guillaume1712 à 18:14:11 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (0) |

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