| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Mercredi 9 avril
Rendez-vous à 13h30 chez notre premier contact. Le matin, nous sommes allés acheter des cartes de bus (moment épique s'il en est) puis le groupe s'est scindé en deux : courses, et mails à nos contacts. Puis on s'est retrouvés et nous sommes allés manger en ville, au MacDonald's, avant de retrouver notre contact. Il nous a emmenés dans son bureau, situé à un quart d'heure de marche de la place Unirii. Le rendez-vous a duré une heure et demie et était intéressant. Bon par contre trou de mémoire pour la suite de la journée. A part que j'ai perdu ma carte de bus. Elle aura duré 6h. Beau score. Je suis destiné à frauder les transports.
Jeudi 10 avril
Lever 7h pour aller en rendez-vous à 9h chez Apa Nova, puis visite de Bucarest. Le nombre de voitures est impressionnant, les trottoirs sont autant de voies de circulation subsidiaire en cas d'embouteillage (permanent, en fait), le klaxon est un feu tricolore sonore, la police fait la circulation aussi efficacement que Don Quichotte lutte contre les moulins, la poussière se colle partout, une rue sur deux est éventrée par des travaux, les monuments historiques sont bordés voire masqués par des constructions communistes ou modernes toutes plus laides les unes que les autres... C'est vraiment le bordel.
En attendant le deuxième rendez-vous, nous sommes allés voir le Palais Parlementaire, historiquement Palais de Ceaucescu, le dictateur communiste roumain. C'est le deuxième bâtiment du monde en terme de taille, après le Pentagone. « Ouvert tous les jours de 10h à 16h ». Nous y sommes arrivés vers 13h, et nous nous sommes faits refouler par la Jandarmerie du palais. Dommage. En même temps avec un car de gendarmes juste devant l'entrée et une demi-douzaine d'hommes armés dans un rayon de 30 mètres, nous n'avons pas tenté le diable. On s'est contentés d'aller dans le parc devant (SANS marcher sur la pelouse, on n'est jamais trop prudents) pour faire le débriefing du rendez-vous du matin.
Nous sommes ensuite allés au Ministère de l'Environnement après être passés par une église orthodoxe et nous être faits agresser par une dame à l'intérieur. Un autre roumain nous a juste expliqué qu'elle demandait qu'on ferme la porte...
Le rendez-vous au Ministère a été court mais instructif et a finalement été un simple interlude dans notre visite touristique d'une ville pas du tout touristique. Nous sommes revenus à l'auberge de jeunesse épuisés, assoiffés (j'ai oublié de dire que la température moyenne à Bucarest cette semaine était de 25°C à l'ombre, à comparer avec les 5°C de la France quand nous l'avons quittée), poussiéreux, les jambes lourdes et les oreilles farcies par les klaxons.
Le soir, petit craquage avec Charlène, Pierre et Mélanie (on a transformé la chambre en dancefloor pendant que les autres envoyaient des mails à nos contacts). Puis nous sommes malgré tout ressortis, une fois que la température avait un peu baissé et que le trafic avait très légèrement diminué. On a fait le tour du quartier de l'auberge, où il n'y a en fin de compte rien à voir. Mais c'est agréable de voir Bucarest zen. Retour à l'auberge et douche bienvenue.
Publié par Guillaume1712 à 22:53:54 dans Les aventures d'un Ensarien en Roumanie | Commentaires (0) | Permaliens
Mardi 8 avril, 5h40.
Je me lève, je déjeune, il fait froid. Ma mère m'emmène à la gare et le train démarre à 6h54. Je dors dans le train, sous les yeux dépités d'un vieux qui pense probablement « Pauvre France ». Peu importe.
J'arrive à Paris à 9h16, le bus part pour Beauvais à 13h15. Je décide d'aller sur les Champs-Élysées, pour passer le temps.
J'émerge à la Concorde, je me pose dans un parc pour manger un morceau, puis je remonte l'avenue. Avec mes sacs. Je me rends compte finalement que je ne profite pas du « paysage ». Je reprends finalement le métro pour aller directement à la porte Maillot.
J'atteins l'arrêt de bus pour Beauvais à 10h50. Bizarrement, je suis le premier. Je prends mon ticket et je commence à manger. Et j'attends. Longtemps. Comme d'habitude, j'ai oublié d'emmener un livre. Finalement Pierre arrive, puis Virginie et Florence, et enfin Gwendoline. Le bus arrive peu après, on monte dedans et il part pour l'aéroport avec 20 minutes de retard. Tout va bien. Je dors un peu dans le bus, j'apprends quelques mots de roumain, on discute sur ce qui nous attend...
A l'aéroport on retrouve Adeline, Charlène et Mélanie. On se sépare pour enregistrer nos bagages. Mauvais plan : dans ma file on attend bien un quart d'heure de plus, et finalement on n'est pas placés ensemble dans l'avion. Dommage.
On arrive dans la zone d'embarquement et on attend encore. Un certain temps.
L'avion arrive, décharge son flot de passagers et de bagages, et les nôtres sont directement mis dedans. On nous fait signe d'avancer.
Je me retrouve à l'arrière de l'avion, pas très loin de Pierre et Mélanie. Il y a encore une place dans leur rangée, donc je déménage. Je m'attache. C'est la première fois que je prends l'avion. Ça m'éclate.
Il décolle, c'est le bonheur total. Je vois la France d'en haut, avec ses champs, ses villages, ses voitures, c'est génial. Puis on passe au-dessus des nuages et là aussi ça me plait. On discute, on révise, on comate, puis je vois les Alpes (autrichienne ?) quand on les survole, puis plus tard les Carpates, puis les champs roumains, les routes roumaines, les villages roumains, et je vois déjà les différences avec la France. On approche de Bucarest et déjà, vu du ciel, ça paraît être un gros bordel. On commence à stresser.
L'atterrissage se passe bien, nous récupérons nos bagages, et nous sommes lâchés dans la nature. Nous envisageons de prendre un taxi. On nous demande 150 lei par voiture pour aller jusqu'à l'auberge de jeunesse. Soit environ 45 euros. Nous refusons, et nous allons vers l'arrêt de bus... en passant devant touuuuuus les taxis stationnés devant l'aéroport. L'un d'eux nous signale sympathiquement que nous n'allons pas vers le bon arrêt de bus.
Nous trouvons le vrai, après que j'ai appris à mes dépens que les roumains conduisent comme des fous et que les piétons ont toujours tort. On monte, le chauffeur de bus nous arnaque, mais il nous emmène à Piata Unirii et c'est tout ce qu'on lui demandons. Le chauffeur suivant ne nous fait pas payer. Ça compense. Nous arrivons tant bien que mal à l'auberge. Nous mangeons dans la chambre et confirmons notre rendez-vous du lendemain. Puis douche et dodo.
Première impression de Bucarest : c'est le bordel. Total. On est dans la merde. Par contre les Bucarestois sont très sympathiques et accommodants. Mais alors, quel bordel ! Je veux rentrer ! Je veux de la propreté !
Publié par Guillaume1712 à 22:52:07 dans Les aventures d'un Ensarien en Roumanie | Commentaires (0) | Permaliens
Ce soir, j'avais (encore) besoin de sortir. En plus c'est le début du week end, je n'allais pas rester cloîtré un vendredi soir alors qu'il est fort probable que je ne sorte pas demain (à mon grand désespoir, mais à 15 euros l'entrée en boîte, ça ne peut pas être toutes les semaines).
Les filles n'étant pas motivées pour m'accompagner, j'ai réduit mon programme, passant de "promenade et petit bar sympa" à "promenade tout seul et tout court". Je me suis rendu compte que sur mon lecteur MP3 je pouvais mettre... de la musique Eh oui, après un an et demi d'utilisation en tant que clé USB, je me décide à exploiter enfin toutes les potentialités de cette technologie. Je me suis donc fait une compilation de chansons dont je connais (plus ou moins) les paroles et je me suis mis en route.
J'ai fait le tour de Rennes en chantant, me perdant, passant dans le centre, poussant vers le sud, l'est, remontant quand je m'éloignais trop des chemins connus. Mon sens de l'orientation est sérieusement perturbé par la musique, mais j'ai réussi à me repérer.
J'ai croisé un chat qui se frottait sur le goudron en plein milieu de la rue. Je l'ai caressé 5 minutes, jusqu'à ce qu'il essaie de me mordre. Je l'ai alors provoqué un peu, comme je le fais avec le mien, mais en restant plus méfiant qu'avec le mien, puisque j'ignorais ses réactions possibles autant que son statut sérologique (pas envie de me choper la maladie des griffes du chat). M'enfin c'était marrant.
Je suis rentré après 1h40 de marche et de chant. Rennes, la nuit, c'est beau.
Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.
Guillaume
Publié par Guillaume1712 à 00:33:37 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (1) | Permaliens
Ce soir, pour m'aérer la tête et me changer les idées, je suis retourné à Commune Vision, l'asso gay étudiante de Rennes. Je n'étais pas spécialement motivé à la base.
La réunion a été assez courte, contrairement à celle de la semaine dernière et j'ai cette fois encore suivi ceux qui allaient à L'Emblème, toujours avec un soupçon de manque de volonté. Mais finalement c'était aussi sympa que la semaine dernière. J'ai fini torse nu comme les autres, à danser sur la piste. De mémoire de moi, c'est la première fois que ça arrive. Ce n'était pas spécialement prévu au programme, mais au moins ça permet d'oublier tout le reste un moment.
Donc en fin de compte je ne regrette pas d'être allé à cette soirée une fois encore. Possible que j'y retourne la semaine prochaine. Et que j'adhère. A voir.
Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.
Guillaume
Publié par Guillaume1712 à 00:53:48 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (0) | Permaliens
C'est tellement stupide.
Tourner pendant des heures dans son lit en se demandant s'il en est conscient, si c'est la même chose pour lui, s'il est libre, si ça peut marcher, si je me fourvoie, si j'interprète bien...
Ce n'était pas prévu. J'étais bien dans ma vie de célibataire. Pas de question, la tranquillité intégrale. Le couple, bien sûr j'y pensais. Un idéal à atteindre, dans une prochaine vie peut-être, quand j'aurais trouvé comment fonctionne le cœur humain... mon cœur d'humain. Une notion abstraite qui n'était pas pour moi et ne le serait pas véritablement avant plusieurs années, le temps que je change.
Et voilà qu'il arrive. Un regard, un sourire, une phrase lâchés dans une boîte de nuit rennaise. Sur le coup, je le trouve mignon et ça s'arrête là. Je continue ma soirée en le regardant un peu quand il est dans mon champ de vision. Sans plus. Sans m'attendre à plus. La soirée se termine et je rentre chez moi, content d'avoir passé un bon moment et de m'être défoulé.
Deux jours plus tard il me retrouve sur Internet.
« Hey mais c'est toi que j'ai vu samedi ! »
Oui, c'est bien moi. C'est le déclic. Oui, il est mignon. Charmant. D'abord sympathique. Son sourire est merveilleux. On discute un peu sur le net, puis c'est l'heure d'aller dormir. En théorie.
Je ne dors pas. Je pense. Je réfléchis. Je rumine. Les coups de foudre, ça existe ? Les coups de foudre à retardement, ça existe ? Pourquoi pas ? J'ai envie de le voir. Il est casé. Qu'est-ce que j'en sais ? Il ne peut pas être célibataire. Pourquoi pas ? C'est vrai, pourquoi pas ? Si ça se trouve il ne me convient pas. Si ça se trouve il me convient. J'ai envie de lui parler. Arrête, reprends-toi. C'est ridicule. Je le sais. Alors arrête. Si c'était aussi simple. A tous les coups il n'est pas intéressé. Alors pourquoi est-il venu me parler ? Par politesse. Peut-être pas. Tu ne peux rien affirmer. Je sais. Reconnecte-toi, il est peut-être encore là. Il est 2h du matin. Et alors ? Tu es complètement idiot. Ca fait partie de mon charme. Il a dit qu'il se couchait. Toi aussi, mais tu ne dors pas. Tais-toi. Je deviens fou. Moi aussi. Attendons demain. Si ça peut m'éviter de devenir schizophrène, oui, attendons demain. Dors. J'essaie. Dors. Laisse-moi penser à lui. Dors. Mais regarde-le ! Dors.
Je me rends compte que j'ai toujours maîtrisé plus ou moins ma vie ou mes sentiments. Là, je ne maîtrise plus rien. J'ai horreur de ça. C'est nouveau. C'est stressant. Comment lui montrer que je vaux la peine d'être connu ? J'ai peur de faire un faux pas. C'est la première fois que ça m'importe autant. C'est stupide, je ne le connais pas. Qui me dit que ce n'est pas un connard de la pire espèce ? Personne. Mais personne ne me dit non plus que ce n'est pas l'homme de ma vie. Arrête, j'ai 21 ans. C'est trop tôt non ? Qu'est-ce que j'en sais ? Je n'en sais rien. Je ne sais rien. Pour la première fois de ma vie, l'une de mes règles de conduite, « On verra bien », ne me satisfait pas. J'ai envie de hurler. De savoir. De prendre mon temps. Sans devenir fou.
J'ai deux espoirs. Le premier, c'est qu'il soit dans le même état que moi, qu'on s'en rende compte et qu'on tente le coup. Le deuxième, c'est que mon tempérament de girouette décide de me sauver de cette situation en me détournant de lui. Je préfèrerais le premier choix.
Ça ne marchera pas. Il faut que ça marche. Ça n'a pas d'importance. Bien sûr que si.
Amoureux ? Ça suffit les conneries. Et pourquoi pas ? Ça devait bien arriver non ? Mais pas comme ça, pas un coup de foudre, pas un inconnu. Alors connais-le. D'accord. S'il m'en laisse l'occasion.
Ah tu voulais du nouveau ? Te voilà servi. Assume.
Publié par Guillaume1712 à 17:09:42 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (2) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| >>
Commentaires