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Les aventures d\'un Ensarien en vadrouille

Ou comment je découvre la vie

Week end nantais | 11 mars 2008

Puisque j'ai décidé de faire de la SNCF mon mode de transport privilégié et de gagner plein de points Smiles dans l'espoir de recevoir un jour peut-être un aller-retour gratuit quelque part en France, je suis allé ce week end à... Nantes. On peut appeler ça un saut de puce, sauf quand on sait qu'entre Rennes et Nantes il y a quand même plus d'une heure et demie de train, avec un changement, selon les cas.

 

Mais bref, vendredi j'arrive et Morgane m'appelle : "Je suis tout au cul du train". Je comprends "Je suis tout au-dessus du train". Je cherche donc ce que ça peut bien vouloir dire et me dirige finalement vers l'avant (au-dessus, à l'avant, bon ça paraît cohérent). Evidemment elle n'y est pas. On finit tout de même par se retrouver, déjà hilares. Ca fait plaisir de la revoir, ça faisait plus de 6 mois. On se dirige vers sa voiture et elle commence à me raconter ses galères automobiles. Je ris beaucoup, mais finis par me demander si on va la retrouver intacte cette fois-ci. Oui. Ouf.

On rentre chez elle après un temps certain et avoir tourné un certain temps dans Nantes et ses environs. On mange, puis on se couche. On discute jusqu'à 2h30 du matin, je lui raconte Bruxelles, elle me raconte la vie en école vétérinaire et à quel point ses propriétaires sont charmants.

 

Le lendemain, on se lève vers 12h, on petit-déjeune, puis on déjeune, et on part retrouver Mélanie, que je n'ai pas vue depuis plus d'un an. C'est parti pour deux heures de marche intensive pour visiter Nantes : l'Eléphant, la Place Royale, la Tour Lu, le Château des Ducs de Bretagne, l'Opéra, tout y passe, ou presque. C'est joli, c'est plus grand que Rennes, et c'est impossible de s'y retrouver. Ca me plaît. Week end d'élection oblige, on croise beaucoup de orange et de rose dans les rues. Pas de bleu, c'est bizarre. Journée de la Femme oblige, Mélanie et Morgane se retrouve avec un sac plein d'huile de massage, de bougie et d'un livret étrange.

Le soir approchant, on va manger chez Mélanie, puis Morgane et moi repartons pour aller au cinéma (Mélanie nous rejoignant après la séance). Nous avons rendez-vous avec les amis de Morgane à 19h45. Nous arrivons donc tout naturellement à 20h15, heure du début de la séance. De toute façon, pour "Bienvenue chez les Ch'tis", cette séance et les deux suivantes sont complètes. Comme ça c'est réglé. Nous allons dans un autre cinéma pour voir un autre film, et il ne reste plus que deux places, alors que nous sommes 7. Problème.

Pauline déclare "Allons au Perk, c'est un bar sympa qui est dans le coin !". L'enthousiasme nous regagne. Malheureusement, ce bar est soit virtuel, soit très bien caché. Quelqu'un d'autre propose un autre bar, qui s'avère tout aussi introuvable. En désespoir de cause, c'est l'autre Rennais du groupe qui propose un pub irlandais, qui lui existe bel et bien. On investit la place, on est rejoint pas d'autres camarades de promo de Morgane, puis par Mélanie.

 

A l'origine, nous voulions aller en boîte, mais en sortant du bar, tout le monde s'est défilé et il n'y avait plus que Morgane et moi de motivés. Nous sommes donc rentrés, parce qu'à deux, c'est quand même moins drôle... C'était sans compter sur la poisse de Morgane : à 1km de chez elle, un accident bloquait les deux voies de la seule route qu'elle connaissait pour rentrer. Le gendarme nous a indiqué une route détournée que nous n'avons jamais trouvée, en précisant que celle-ci ne serait pas dégagée avant 1h30. Nous nous sommes enfoncés dans la campagne jusqu'à être totalement perdus et Morgane a décidé de faire demi-tour. A notre retour, la route était libre.

De retour chez Morgane, nous avons dévoré un sachet d'emmental tout en lisant le livret du sac de la Journée de la Femme, qui expliquait en long, en large et en travers comment atteindre l'orgasme. C'était très drôle.

Après tant d'émotion nous nous sommes couchés, vers 3h du matin...

 

Dimanche, lever tard, encore, gros petit déjeuner, puis promenade autour de l'école vétérinaire et sur les bords de l'Erdre. Ensuite Morgane m'a ramené à la gare, pour que je revienne à Rennes.

 

J'ai encore une fois passé un bon week end, même si l'organisation n'était pas des plus parfaites et que je n'ai pas dansé.

Mais... Je reviendrai pour la Nuit Véto, le 5 avril !!!!!

 

Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.

Guillaume

Publié par Guillaume1712 à 13:21:28 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (0) |

Soirée parrainage | 05 mars 2008

Hey les gens !

 

Après une semaine de vacances consacrées au ressourçage, aux révisions (erm) et à la récupération de sommeil, me voilà de retour à Rennes dimanche dernier. Rangement des vêtements, dîner... Dernières révisions ? A quoi bon. A la place, je suis allé me promener. J'ai marché 1h30 dans la nuit rennaise, savourant le plaisir de me "perdre" dans les petites rues, de me rappeler que "Aaaaah c'est là ça !", de revoir des bâtiments que j'avais oubliés et de m'extasier encore et toujours... Par contre j'avais oublié une chose : niveau propreté canine, Rennes n'est pas Bruxelles. J'ai donc réappris à regarder où je mettais les pieds, mais j'ai évité la catastrophe.

 

Lundi matin, le réveil sonne, je l'éteins... J'y vais, je n'y vais pas ? Ah ce sont des partiels... Bon j'y vais. Ils sont censés commencer à 8h30, mais en raison de petits problèmes d'organisation (inhérents à la vie d'Agrocampus en lui-même...), on a démarré un bon quart d'heure en retard. Bref, c'était facile, quelques questions et une étude de cas, j'imagine que ça ne vous intéresse pas. Idem pour l'économie, on avait droit aux documents mais j'ai été surpris par les connaissances que j'ai réussi à remobiliser rien qu'à l'aide de mon cerveau. Comme quoi finalement je ne dois pas être imperméable à Ricardo ni au taux de change...

 

Mardi soir (admirez l'ellipse temporelle de plus de 24h), c'était la soirée parrainnage : chaque première année tire un papier dans un sac, et cherche dans la foule la personne qui correspond à son indice, personne qui lui donne un nouveau papier avec un nouvel indice pour trouver une nouvelle personne, et ce jusqu'à tomber enfin sur le bon. Donc mardi c'était mission "Préparation des indices" pour nous les deuxièmes années. Une fois cela fait, on a commencé l'apéro dans ma chambre (Céline, Mélanie, Charlène, Adeline et moi), avec une bouteille de rosé (mauvais) et une de bière (75cl), plus les cacahuètes et les pistaches (qui ont fini sous la porte de Céline...). On a déménagé vers le couloir après la fin de la bouteille de rosé, pour ne pas paraître sectaires ou radins.

Puis on est descendu au bar pour donner nos papiers à Jeanne. Elle m'a regardé et m'a fait : "Je le mets dans le sac des garçons ou dans celui des filles ?". On a éclaté de rire, et j'ai choisi le sac des filles (à regrets, certes). Puis on est parti faire un babyfoot, et j'ai hurlé (même en tant qu'arbitre je hurle, c'est vicéral, quand je suis dedans c'est fini...). C'était drôle. Je suis très mauvais.

Ah oui j'ai oublié de dire que j'étais en costume (enfin chemise, cravate, pantalon de costume et chaussures noirs). Mélanie m'a passé son écharpe. Ne sachant qu'en faire, je m'en suis fait un turban. La classe incarnée.

 

Les premières années ont commencé à arriver, et enfin les papiers ont été tirés. Ma filleule m'a trouvé après un petit moment, on a discuté une petite demi-heure et elle est partie retrouver ses camarades.

C'est là que tout a basculé. 19 jours sans danser, le stress des partiels (mouhahaha), l'atmosphère électrique (erm...)... J'ai craqué. J'ai commencé à me lâcher sur la non-piste de danse, puis j'ai investi le podium et mon turban est redevenu une écharpe en même temps qu'un accessoire de danse. Je me suis bien amusé. J'ai fini la soirée avec Lucia qui dansait malgré la douleur causée par les chaussures à talons et qui priait pour que "la chanson suivante soit pourrie", pour avoir une raison de partir.

 

Je suis remonté dans ma chambre vers 1h30 du matin (oui c'est tôt mais le bar est censé fermer à 1h). Douche, yaourt et au dodo. La soirée fut bonne. Bon par contre, niveau matage, c'est assez limité en première année... En même temps avec 3/4 de filles c'est le risque...

 

A la prochaine !

Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres !

Guillaume

Publié par Guillaume1712 à 20:23:41 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (0) |

Week end strasbourgeois | 27 février 2008

Un des changements consécutifs à mon stage est l'envie d'aller un peu partout en France (et ailleurs quand les finances le permettent). Pour mon premier voyage "hors Normandie et Rennes", j'ai jeté mon dévolu sur Strasbourg, où je suis arrivé vendredi dernier vers 23h, accueilli par Skywalker, du forum où je suis.

 

Samedi matin, 13h, on trouve le numéro de Raka et on l'appelle pour savoir où on a rendez-vous une demi-heure plus tard. Il nous explique comment aller chez lui et nous signale que le rendez-vous est décalé d'une heure. C'est cool.

 

Nous arrivons à l'arrêt de tram « Musée d'art moderne » à l'heure (je dis ça mais j'en sais rien en fait) et on retrouve Raka, Ligeia, Zünisch, Brita, BrutalDeath et Black Clown. On attend DarkSmile, qui en fait n'est même pas encore sorti de chez lui à l'heure où nous avons rendez-vous... Nous nous avançons vers lui pour réduire un peu l'attente. Premier constat : les filles marchent très lentement, à tel point qu'on les soupçonne d'en faire exprès.

 

Bref nous rencontrons DarkSmile devant un panneau du musée d'art moderne, et nous nous dirigeons tout naturellement (et à deux à l'heure) vers ce haut-lieu de la culture mondiale. L'esplanade qui fait face au musée est le rendez-vous des skatteurs, monocyclistes et djeuns en quête de reconnaissance. Nous sommes déconcentrés de notre envie d'aller admirer des toiles et des créations artistiques par Brita, qui nous dit « Et si on allait voir le panorama tout là-haut ? » en désignant une espèce de promontoire à 50 mètres.

Soit. Nous pénétrons dans le souterrain qui nous permettra d'atteindre notre but, et découvrons qu'il est constitué d'alcôves remplies de statues plus ou moins entières et plus ou moins religieuses. C'est bizarre...

Nous arrivons finalement en haut, et c'est beau. On voit le pont en face, la cathédrale au loin (seule vision que j'en aurai eu), des gens habillés en jeans orange, pull orange, écharpe orange ou portant des sacs oranges... Raka commente une course de canard palpitante. Zünisch voudrait sauter dans le fleuve, 20m en contrebas, mais est dégoûtée par le rebord de verdure qu'il lui faudrait traverser.

Nous nous approchons du bout du promontoire où nous voyons trois gens couchés par terre en train de dormir pendant qu'un autre les veille. De notre côté nous regardons, de haut, les skatteurs, en espérant qu'il se trâlent, les monocyclistes, en espérant qu'ils arrivent à descendre l'escalier sans se trâler, la petite sur ses patins à roulettes à 4 roues non profilées, en espérant qu'elle se trâle et/ou qu'elle échappe à la surveillance des deux femmes qui l'encadrent, la « femme qui souligne ses cours » en espérant qu'elle se fasse pécho par son voisin... La vie est tellement intense sur cette esplanade que nous ne savons pas où donner de la tête. La femme qui souligne entame la conversation avec son voisin peu avant que nous redescendions. Peut-être se connaissent-ils déjà, en fait... Peu importe.

 

Nous reprenons notre courage à deux mains et nous pénétrons dans le Musée d'Art Moderne. Brita nous emmène directement dans la boutique de souvenirs et nous montre plein de pilules drôles avec des effets censées être miraculeux. C'est feun. Sauf qu'après les filles passent une demi-heure à s'extasier devant un livre de maladies humaines gores, pendant qu'on trépigne d'impatience à l'extérieur de la boutique. Elles finissent cependant par sortir et nous pouvons aller prendre nos tickets.

 

Nous commençons la visite par le vestiaire où nous posons nos sacs, puis je teste les chaises à roulettes dans l'allée principale, c'est marrant. Nous allons dans la salle réservée à l'exposition de photos de... Ivan ? Polanski ?. Il y en a de belles, des moches, des sans intérêt, bref c'est de l'art moderne quoi. Une gardienne vient nous dire que nous sommes trop bruyants et trouve Zünisch et Raka couchés par terre en train de regarder le plafond. Elle ne dit rien. En même temps dans un musée plein d'œuvres incompréhensibles, les gens ne doivent plus s'étonner d'observer les comportements incompréhensibles des visiteurs...

La visite se poursuit, on critique les œuvres, on lit les notices explicatives quand il y en a, même si fondamentalement ça n'aide pas vraiment à la compréhension de ce qu'on voit.

 

Nous arrivons dans une salle avec des tableaux monochromes, le summum du foutage de gueule selon moi... jusqu'à ce que j'arrive dans la salle suivante où des affiches déchirées sont exposées. En fait c'est ça le summum du foutage de gueule.

Dans la salle suivante il y a des tableaux surréalistes dont certains ont été inspirées par une certaine Jacqueline. Personnellement j'aurais été profondément vexé que « l'artiste » me dise que j'ai inspiré ses œuvres, au vu du résultat... Dans la salle suivante il y a des sculptures arrondies, certains ressemblent à quelque chose, d'autres pas...

La visite se poursuit ainsi, avec des commentaires, des explications foireuses, des blagues vaseuses sur les tableaux morbides (on a dû rester dix minutes à plaisanter devant un tableau intitulé « Mort de la Mère »)...

 

Après avoir récupérer Tom-Tom et euh... Je-sais-plus-son-pseudo, et avoir fait un crochet par le bar du musée qui appliquait des tarifs trop prohibitifs pour nos petites bourses (merci de ne pas commenter), nous avons continué dans l'aile « Art Contemporain ». A un moment Raka s'est assis sur un canapé. J'ai dit « Han mais il ne faut pas toucher aux œuvres ! » et il s'est relevé d'un bond. Mais évidemment c'était vraiment un canapé... J'étais fier. Dans chaque salle les gardiens nous regardaient d'un air suspicieux, guettant le moindre faux pas, la moindre incartade au règlement, pour nous sauter à la gorge. Mais nous avons presque été des visiteurs parfaits. Raka et moi nous sommes posés pendant 7 minutes 30 devant un film, probablement le plus inintéressant de ma vie. Mais nous avons tenu le coup. Après ça en revanche, j'ai speedé parce que j'en avais vraiment marre. L'art, d'accord, mais pas après 1950.

 

Nous avons quitté le musée et nous sommes retournés chez Raka pour décider de la suite des événements. Impossible de réserver un restaurant, alors nous y sommes allés à l'arrache, à 18h30. On avait tous faim. Nous sommes arrivés devant le Wok Thaï, et en attendant que ça ouvre les gars sont allés retirer des sous pendant qu'on regardait une pouf s'étaler par terre après avoir rater le trottoir. C'était fun. Nous sommes entrés dans le restaurant et nous avons trouver de la place (en même temps on était presque les premier). Les filles, Tom-Tom et Je-sais-plus-son-pseudo ont commandé la formule expresse pendant que les autres ont pris la formule wok. La serveuse nous a apporté une assiette de la taille d'une soucoupe de tasse, et nous a indiqué le buffet où nous pouvions choisir ce que nous voulions manger, à volonté (la limite étant la taille de l'assiette).

Grâce à Skywalker, nous avons tout de suite adopté la bonne technique : un lit de viande, un lit de légumes, un lit de viande, et ainsi de suite jusqu'à ce que la pyramide devienne vraiment instable. J'ai même trouvé une méthode pour élargir artificiellement l'assiette : en mettant des rondelles de courgettes tout autour. Après près d'un quart d'heure de jeu de construction, mon assiette ressemblait à une offrande maya. Après avoir vérifié que BrutalDeath n'en avait pas plus que moi, je l'ai donnée au monsieur qui grille tout ça. Il n'en a même pas mis à côté. Le bol qu'il m'a tendu à la fin de la cuisson était plein à ras-bord, et là j'ai pensé « T'aurais ptet dû réfléchir à la quantité de bouffe que tu avais, au lieu de t'amuser à construire des pyramides ». Je suis retourné à ma place et me suis vaillamment attaqué à cette montagne de nourriture. Même que j'ai réussi à l'achever, après moult verres d'eau, micro-bouchées de riz et pauses pour faire passer le tout. En fin de compte, deux heures plus tard j'aurais pu remettre ça (en quantité moindre, évidemment).

 

Nous avons quitté le restaurant et fait un sitting devant le temps de décider de la suite de la soirée (oui, organisation de folie). Finalement nous sommes allés chez DarkSmile, qui est un gars bien puisque 1- il n'habite pas trop loin, 2- il a un grand salon et 3-... il a de l'alcool.

 

C'est là que la soirée a commencé à partir en live... pour Raka. Celui-ci à en effet décrété qu'il aimait la vodka à la fraise de DarkSmile, et a donc bu quasiment les trois quarts de la bouteille à lui tout seul. Entre autres. Autant dire qu'on a beaucoup rigolé. Ou qu'on s'est beaucoup foutu de sa gueule, au choix. « C'est la honte de my life », « je suis bourré c'est ignoble », « je suis Mia Frye », « t'es un boulet » (prononcé « taboulé »), les perles ont fusé jusqu'à 23h30, heure où Raka nous a quitté pour un monde de doux rêves dont on imagine le thème... On a continué sans lui. BrutalDeath, Tom-Tom et Je-sais-plus-son-pseudo sont partis avant 2h du matin, et nous nous sommes tous couchés vers 4h. Raka dormait encore sur sa chaise.

 

Vers 6h, nous avons tous été réveillés par un Raka bourré qui cherchait son sac pour rentrer chez lui. Je l'ai accueilli avec un « Putain viens te coucher et arrête de nous faire chier » (ou phrase du même style) traduisant ma joie d'être ainsi tiré du sommeil. Ne parvenant pas à trouver ledit « sacounet », Raka m'a obéi. Sauf que du coup je n'avais plus sommeil, donc on a discuté pendant une heure et demi (ou « j'ai pleuré de rire pendant une heure et demi ») avant qu'il ne s'endorme. J'ai pris des photos de tous les dormeurs et me suis recouché aussi, finalement.

 

A 7h, le réveil de BlackClown a résonné dans l'appart, accueilli à peu près avec autant d'aménité que Raka une heure plus tôt « Putain c'est qui le gros boulet qui a mis un réveil à 7h, bordel de merde ! ». J'en ai profité pour rediscuter avec Raka qui n'avait envie que d'une chose : dormir... Le pauvre.

 

A 8h j'étais debout, frais et dispo, prêt pour de nouvelles aventures. Les autres dormant encore, je suis allé acheter des croissants, après avoir obtenu la localisation d'une boulangerie par DarkSmile : « En sortant tu tournes à droite, et encore à droite, et c'est juste là ». Résultat j'ai marché une demi-heure dans Strasbourg pour finalement trouver une boulangerie qui était « en sortant à gauche, puis encore à gauche ». M'enfin c'était cool de sortir par 4°C, de chanter et de siffler dans la rue en me foutant pas mal du regard oblique des passants honnêtes, et de me dire « si je me perds, j'ai pas de portable donc personne ne me retrouvera jamais ». J'ai retrouvé la maison où tout le monde était encore couché, donc... je me suis recouché.

 

A 9h, un nouveau réveil sonne, celui de Brita je crois. Je râle encore : « Tiens on dirait une musique de Walt Disney, on a l'impression que les ptits écureuils vont arriver, mais c'est super chiant » (on note que ma bonne humeur réapparaît). Brita l'éteint.

 

La faim me tenaille (depuis 4h du matin), mais j'ai fini mes gâteaux et tout chez DarkSmile contient du gluten (pis bon je ne vais pas fouiller son frigo pendant qu'il dort) donc je souffre en silence en priant que quelqu'un décrète que c'est l'heure du déjeuner. En vain. Vers 10h, je me remets à discuter avec Raka (qui aura décidément bien dormi cette nuit-là) et ça réveille tout le monde. Cool on va pouvoir manger. Mon petit déjeuner sera un thé et une pomme. On explique à Raka tout ce qu'il a fait pendant qu'il était bourré. Il a honte. C'est drôle.

 

Après encore un long temps de flottement, tout le monde est prêt à partir : c'est déjà presque l'heure des trains pour Zü, Black et Ligeia. Nous abandonnons DarkSmile qui attend le retour de sa coloc, puis Raka chez lui qui veut faire une sieste (bouh la loque), et nous allons à la gare pour nous séparer des trois filles. On dit au revoir à Brita aussi et Sky et moi rentrons. Je m'endors sur le canapé dès que je me pose dessus.

 
 

Je ne connaissais pas ou peu les gens que j'ai rencontrés ce week end, mais sincèrement ça valait le déplacement et ce meating a été très sympa, malgré les temps de flottement et la lenteur de marche des filles. C'était cool ! Vivement qu'on se revoie, à Strasbourg (erm vous m'invitez ? :mrgreen: ) ou ailleurs (gaypride parisienne ? mouhahaha je vais devoir parler à plein de monde cette année ça va faire bizarre).

 

Prochain meating... Montpellier ? A voir.

 

Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.

Guillaume

Publié par Guillaume1712 à 17:09:33 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (0) |

Ah, l'Etable... | 18 février 2008

Oulà je perds le rythme ! Il faut croire que je recomment à avoir des journées chargées...

 

Où en étais-je ? Je ne sais plus, mais bref... Jeudi soir, c'était la première Etable de rentrée... L'Etable est le nom de la boîte de nuit de l'ENSAR. Il était inconcevable de la manquer. J'ai donc bouclé mon rapport de stage avant cette soirée mythique (et non "meetic")(malheureusement)(ou pas).

Après 5 minutes de repassage pour avoir un t-shirt décent, je suis allé dans la chambre de Céline pour qu'elle me coiffe. Comme elle voulait. Un quart d'heure plus tard j'avais de gros pics sur la tête. Wahou.

Après ça il y a eu l'apéro, chez euh... je ne me souviens plus dans quelle chambre c'était. Bref on a bu (c'est un peu le principe, me direz-vous), Mélanie m'a fait dire plein de choses que je n'aurais peut-être pas dites aussi fort si j'avais été totalement sobre et on a bien rigolé.

 

23h a sonné, et nous nous sommes mis en route pour l'Etable. Nous (je dis "nous" comme si je savais qui était avec moi, mais en fait à part Mélanie, je ne sais plus...) étions quasiment les premiers. Et c'était parti, on s'est mis à danser. Constat au cours de la soirée : les anim' 158 ne valent pas ceux de 157, mais bon hein, ne faisons pas de racisme primaire inter-promos...

J'ai découvert avec effarement vers la fin de soirée que ça y est, je suis devenu un tektonikeur. C'est... gênant. C'est même carrément la honte. Heureusement au moins je n'en ai pas le style vestimentaire. Arf si ça se trouve je suis le doyen de la tektonik en France, en terme d'âge. Bouhouhouhou...

 

Vers 3h, vu que j'étais tout seul au milieu des première année, j'ai pris peur et je suis rentré. Douche et dodo... C'était agréable, même si la musique n'est pas tout le temps mon style et que les podiums sont trop étroits pour que je laisse libre cours à mon déhanché internationalement reconnu (ben non je ne me la pète pas, il est reconnu par des Français, des Belges et une Espagnole...).

 

Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.

Guillaume

Publié par Guillaume1712 à 21:13:31 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (0) |

Premiers jours à Rennes | 13 février 2008

Dimanche 10 février :

Yeah Rennes youhouuuuu ! Me voilà de retour, ce soir c'est la fête, ma chambre est installée ! Poussée par l'allégresse, je saute dans l'escalier. Grave erreur. La soirée s'est terminée très tôt, au lit en train de tenir mon pied. Je me suis tordu la cheville. Boulet.

 

Lundi 11 février :

Je boite encore et j'ai cours à l'autre bout du campus, mais qu'à cela ne tienne. J'y arrive, on nous présente la spécialité économie, hunhun, je retiens le mot « statistiques » et ça fait peur, mais bon soyons courageux. Après le deuxième cours de la matinée, c'est déjà (enfin !) l'heure du repas. Puis je vais récupérer ma carte d'étudiant, déposer mon état des lieux d'entrée, et en route pour la ville, en boitant toujours donc.

Je choisis de prendre le bus. 1,10 euros, tiens ce n'est pas cher, c'est cool ! Pour la première fois depuis 4 mois je composte un titre de transport en commun. J'avais presque oublié comment on faisait.

 

Il fait un temps superbe et je rayonne : Rennes, Rennes, Rennes !!! J'arrive à la SNCF pour me faire rembourser des billets de train, tout se passe bien, puis direction mes grands amis de toujours : la LMDE... Après 6 mois sans les voir, je me demande s'ils se souviennent de moi. Oui... Je leur tends mes feuilles de remboursement. « Ah mais vous étiez en Belgique, donc il faut remplir un formulaire. Encore un ! » me dit la madame avec un grand sourire. Je me retiens de lui cracher au visage tout le bien que je pense de l'organisme où elle travaille, mais je me contente d'un regard noir et d'un sourire purement diplomatique signifiant « Donne-moi ce papier dans les plus brefs délais sinon je vais perdre le contrôle de mes nerfs. ». Elle semble comprendre mon état d'esprit. Je m'en vais avec ledit formulaire et une forte envie de hurler.

 

Je me dirige ensuite vers la banque, mon autre grande amie de toujours. Elle est fermée et je ne m'en porte pas plus mal, après tout le guichet automatique fait le même travail que les employés, les questions et l'hypocrisie en moins.

 

L'étape suivante de mon voyage dans Rennes est le bureau d'assurances, pour mon changement d'adresse. En chemin, je rencontre un banc. C'était tout ce que je cherchais : je m'y assois et je remplis en vitesse ce formulaire de la LMDE, parce que j'ai l'intime certitude que ma rage ne me quittera pas tant que je ne l'aurai pas redonné à la gentille madame du guichet.

Fort de cette décision, je repars vers la Matmut, où ma « conseillère » essaie de me refourguer un livret d'épargne (comme si j'avais les moyens de remplir ne serait-ce que les deux que j'ai à la banque)... en vain. Je retourne sur mes pas pour clore le dossier LMDE et pouvoir de nouveau respirer et profiter de Rennes et du soleil.

Je reprends le bus, je recomposte mon billet, je descends à la Poste pour m'occuper d'encore une petite dose de paperasse administrative, et je retourne à l'école, non sans me faire contrôler dans le bus. C'est drôle, aucun contrôle en 5 mois à Bruxelles, un juste avant mon départ (j'étais en fraude mais je m'en suis tiré brillamment et sans amende) et un dès mon arrivée à Rennes (et j'étais en règle, wahou).

 

Je suis rentré dans ma chambre le cœur léger, prêt à affronter les deux heures d'espagnol qui m'attendaient encore et à raconter ma vie dans cette langue que j'apprécie.

 

Rennes c'est beau. Prochaine mission, retourner dans le centre « où il y a des trucs à voir », parce que bon les quais et le rue de la Liberté, on fait mieux : l'Opéra, la place des Lices, la place Sainte-Anne...

 

Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.

Guillaume, heureux où qu'il soit.

Publié par Guillaume1712 à 22:18:35 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (0) |

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