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Les aventures d\'un Ensarien en vadrouille

Ou comment je découvre la vie

Mon stage, et Bruxelles. Surtout Bruxelles ! | 07 novembre 2007

Un petit message pour garder le rythme. Que vous raconter cette fois-ci ? My god, ça fait deux jours qu'il ne s'est rien passé de fondamentalement bouleversant dans ma vie ! Mais où va le monde ! Hum question intéressante, si vous voulez je peux développer sur quelques pages...

 

En fait j'ai la flemme, on verra ça une autre fois. Je vais donc tenter de vous parler de mon stage, en contenant autant que possible le venin qui ne demande qu'à se déverser. J'exagère, je ne suis pas si malheureux (mais vous avez le droit de me plaindre quand même, bien sûr).

 

L'ambiance ici est assez bonne, même si j'ai l'impression que ma tutrice me considère comme un boulet. Avec les autres ça va, j'exécute les tâches qu'ils me confient avec une rapidité qui les surprend et ils sont en général satisfaits du résultat.

 

Hum ce que je fais ? J'ai arrêté de coller des timbres, merci. Je passe beaucoup de temps sur Internet à faire des recherches sans intérêt (la dernière en date étant « comment aller de l'hôtel Bedford à la Gare du Midi », avouez que c'est palpitant) et sans aucun rapport avec mon domaine d'études. M'enfin c'est moi qui ai choisi ce stage, je suis le seul à blâmer (moi et mon imagination galopante qui me faisait miroiter des cocktails, des dîners, des réceptions, des meetings, quelle salope celle-là)(tiens, Word ne connaît pas le mot salope). Ah on me signale dans l'oreillette que je commence à déverser du venin... C'est mal.

 

Il y a quand même des trucs bien ici : je passe ma journée sur msn et sur le forum, ça m'occupe, et personne ne me dit rien (je me cache un minimum hein)(ptet pour ça que ma tutrice me fait la gueule en fait...). Je fais des micro-siestes dans les toilettes, ça m'occupe aussi. Bon j'ai arrêté, je ne suis plus autant épuisé qu'avant par mes virées nocturnes et wikendales. Hum quoi d'autre de bien ici ? Ben c'est tout...

 

Bon pour que ce message fasse plus d'une demi-page, je vais devoir détourner mon monologue vers LE point positif de ce stage. Au cas où vous n'auriez pas compris (ou si jamais vous lisez mon blog pour la première fois), LE point positif de mon stage à Bruxelles, c'est... Bruxelles. Eh oui...

 

Je ne me rappelle plus si j'ai déjà chanté les louanges de cette ville précédemment, probablement (mais pas en profondeur), mais j'ai la flemme de vérifier. Hum déjà deux fois que j'utilise le mot flemme ici, vous venez de découvrir une de mes caractéristiques intrinsèques.

 

J'en reviens à Bruxelles. J'ai connu peu de villes dans ma vie : Caen, Rennes, Paris en passant, et Bruxelles. Difficile de trancher entre Bruxelles et Rennes pour savoir laquelle est la plus agréable. Caen est out, de par sa taille, sa localisation (Basse-Normandie, beeeuuurk :-p) et le manque de vie (comparé aux autres villes citées, bien sûr) qu'on y trouve. Paris est out, parce que tout le monde y fait la gueule et parce que j'ai l'impression qu'on ne peut vivre là qu'en courant.

 

Alors Rennes, ou Bruxelles ?

 

Pour l'architecture, pas d'opinion. J'aime les vieilles pierres, et je suis un minimum patriote, alors les pierres françaises, ça m'attire : le Parlement de Bretagne, la Poste, l'Opéra, l'Hôtel de ville, les vieilles maisons de la Place Sainte-Anne et même la Masure de l'école, j'aime voir ces bâtiments et imaginer les histoires qui s'y sont déroulées. D'un autre côté, Bruxelles offre un « choix » sans commune mesure avec Rennes. La Grand'Place en elle-même est plus riche que la moitié de la ville de Rennes.

 

Pour la mixité (des nationalités, des classes sociales), c'est sans contexte Bruxelles, où tu peux attendre un tram en entendant des sonorités espagnoles, japonaises (forcément), flamandes, françaises, anglaises, italiennes et j'en passe. Bruxelles où les quartiers ne sont pas délimités, où tu passes du quartier gay au quartier arabe sans t'en rendre compte (fin si, tu t'en rends compte à un moment ou à un autre...).

 

Pour la vie nocturne, hum... Bruxelles aussi, parce que l'absence de l'Etable oblige à sortir pour de vrai. Et parce que Bruxelles la nuit c'est un bonheur. C'est moins bourré que Rennes, mais c'est aussi enjoué, encore à cause de ce mélange de nationalités je pense. Je me rends compte qu'en fait l'ENSAR certes c'est bien, mais faire les Etables toutes les semaines c'est une connerie monumentale. A la rentrée, s'il y a du monde qui partage mon opinion, vous ne me verrez pas beaucoup le jeudi soir (ni le vendredi soir, ni le samedi soir). Même si évidemment je serai là à l'Etable de retour des expatriés (si elle a lieu après le 10 février). Mais vraiment, message aux premières années (et aux troisièmes aussi éventuellement), allez voir ce qui se fait ailleurs, le porte-monnaie en prend un coup mais ça fait du bien de voir d'autres têtes.

 

Pour les gens du forum... Dur dur... Je ne trancherai pas.

 

Pour les ami(e)s rencontré(e)s hors forum, là aussi impossible de trancher. Mes relations avec mes colocs sont très différentes de celles que j'ai avec certaines personnes de l'ENSAR (qui se reconnaîtront, enfin j'espère...) et j'adore tout le monde de la même façon.

 

Pour le contact aux parents, Bruxelles. Ben oui, on se voit sur msn et on échange les news, et ça s'arrête là, quand le silence s'installe on coupe, pas le temps de s'engueuler ni rien, c'est le bonheur. Han je suis vraiment un fils indigne... Bon faut pas croire, j'aime mes parents.

 

Pour le climat ? Bruxelles... Il fait un peu plus froid mais il pleut beaucoup moins.

 

Bon si je veux rétablir l'équilibre il faut que je trouve des avantages à Rennes... Alors euh... Ben... Je ne vois pas. Donc Bruxelles l'emporte.

Cette ville est géniale, avec une atmosphère assez détendue, des gens plus chaleureux qu'en France (bon en même temps je viens de Normandie, me direz-vous...), un resto chinois qui déchire sa race, des bars-boîtes que je kiffe à donf (Vive le MP3 et le Boys Boudoir)(tiens d'ailleurs Amaia au Boys Boudoir il y a une vraie barre pour danser)(bon ok pour que j'arrive à convaincre tout le monde d'aller dans un bar gay j'ai du travail, tu ne risques rien...), des coins sympathiques. Ca a les avantages d'une capitale, sans les inconvénients, et ça me plaît.

 Passer ma vie ici, hum... Si je gagne assez bien ma vie pour me payer des vacances au soleil deux fois par an, d'accord !

Publié par Guillaume1712 à 19:00:29 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (0) |

Week end et-alorien et retour de mes colocs | 05 novembre 2007

Que mes fans me pardonnent, je n'ai pas eu une minute à moi ce week end... Je vais me rattraper. En commençant par faire dégonfler mes chevilles, cela va sans dire.

 

Que vous dire... Jeudi, alors que le 1 novembre est un jour férié pour la moitié de l'Europe au moins, je suis courageusement allé travailler le matin, pour un meeting d'ailleurs fort peu intéressant qui m'a mis sur les nerfs, surtout vu le temps que j'ai mis à atteindre le bureau, l'attente (longue) de mes collègues qui sont venus très très très tard alors que moi je m'étais levé très trè très tôt, etc. Bref, à 14h, je sors du bureau et je revis (c'est fou comme un stage ça peut faire chier, j'espère que mon futur métier ne sera pas comme ça).

J'arrive sur msn et exceptionnellement Twan y est. "Tu sors ce soir ?". Ben écoute, si tu proposes, pourquoi pas. "Un chinois ça te dit ?" Han mais carrément ! Qu'importe si la dernière fois que j'y suis allé remonte à la semaine passée et si j'y retourne deux jours plus tard, je n'ai pas encore fait mes comptes et je ne sais pas si je suis dans le rouge.

A 20h je suis devant le Macdo de la Bourse. Le rendez-vous est à 20h30, j'en profite donc pour aller marcher un peu dans les rues que je ne connais pas trop (je traîne toujours du même côté de la Bourse, alors j'ai essayé l'autre). Je marche dans une ruelle sombre et soudain la porte d'un bar s'ouvre. Des accords de jazz en sortent. "Ouaaaaah mais c'est trop bieeeeeeeen !" hurlé-je intérieurement. Je m'approche, note mentalement le nom de la rue (oublié deux minutes plus tard) et le nom du bar (Le Boozen' Blues), avec la mention "A faire".

Je retourne à la Bourse et je siffle (je veux être capable de reproduire parfaitement le sifflement dans Kill Bill - encore quelques heures de travail). Twan et Flo arrivent, et on va au chinois. Ca m'a manqué tiens ! Twan a pris une grosse cuite la veille et prend juste un potage, en nous faisant bien comprendre que le vin n'est pas bienvenu sur la table ce soir. Je prends du lard croustillant (huuuuuuuuuuuuuuuum) et Flo du poulet à la citronelle (huuuuum aussi)(de toute façon tout est bon dans ce resto).

On discute, on potine, on dit du mal des gens, Twan est toujours aussi lui-même, j'adore (Flo je t'adore aussi hein, va pas te vexer).

Après le resto on va au Boozen' Blues (héhé) et effectivement à l'intérieur c'est bien aussi, avec le vieux juke box qui passe de la vieille musique, le vieux distributeur de Coca tout en métal, c'est classe. Fin j'aime bien. La conversation tourne sur la scolarité (les basses classes), les relations au père, tout ça... Bon je n'étais pas au top ce soir-là, mais c'était quand même sympa.

 

Vendredi matin, 7h15, le réveil sonne. Décision immédiate, définitive et sans appel : "Je ne vais pas bosser." C'est strictement impossible, j'ai besoin de sommeil. Je me lève, et j'envoie un mail à mon boss pour dire que je suis allé au chinois la veille (ce qui est vrai) et que j'ai fait une intoxication alimentaire (ce qui est faux, et j'ai honte parce que c'était délicieux). Grâce à ce mensonge j'ai dormi jusqu'à 12h20, ce qui n'arrive quasiment jamais. Comme quoi j'avais réellement besoin de sommeil. L'après-midi ce fut courses, ménage, lessive et repassage, jusqu'à 19h, encore une preuve que sans cette journée chômée j'aurais été dans la merde.

La soirée euh... J'étais avec Amaia dans ma chambre. Encore une soirée cool dans les deux sens du terme.

 

Samedi, lever 9h15, c'est parti, je vais au supermarché chinois. Amaia m'avait dit que ça pue là-bas... Petite joueuse, ça "sent les saveurs d'un autre pays", nuance. Je découvre avec horreur que leurs nems sont faits avec du blé et que donc je ne peux pas en manger. Je me rabats en désespoir de cause sur les brochettes de porcs japonaises. J'achète aussi des nems à Flavie.

Je rentre, je mange, et il est déjà l'heure d'aller chercher Julie à la gare ! J'arrive en avance (je préfère), j'envoie des messages à Flo et à Philippe, et j'attends. j'ai bien fait de venir : Flo, qui héberge Julie (finalement) est paumé dans les embouteillages... Bon, Julie me reconnaît en descendant du train (heureusement, parce que moi et les physionomies...) et on va boire un café au EXKI de la gare en attendant les deux autres. Philippe arrive en premier, bel effort. Finalement Flo m'appelle pour me demander de le rejoindre à une autre gare, parce qu'il ne s'en sort pas (on ne dira pas qu'il a un sens de l'orientation de tapette parce qu'il avait des circonstances atténuantes).

On se retrouve donc tous à Gare Centrale, après que j'aie honteusement incité Julie à frauder les transports belges (ce qu'elle a fait sans rechigner). Une petite transaction de cacao et de confiture plus tard, Julie repart avec Flo et moi avec Philippe (ben ouais je vais pas me trimbaler tout l'après-midi avec mon pot Bonne Maman dans la main).

Il est 16h bien passées quand on se retrouve de nouveau devant la Bourse. Orianne nous rejoint, presque pas en retard vu toutes nos aventures. Nous sommes donc quatre pour servir de guides bruxellois à Julie. On speede sur la Grand' Place (fin surtout Flo et Oriane -pardon mais ya combien de n ???), Julie va toucher la main de la statue de SaintE chépakoi et on se rend compte qu'en fait c'est un homme (la statue, pas Julie). Après on va voir le Manneken Pis, la Galerie Royale, le Jeanneken Pis, la rue des resto à touristes (voire à tourista je pense, si on se laisse tenter par les fruits de mer exposés à l'air libre en pleine rue), le Mont des Arts, etc... Visite express, où on a pu découvrir qu'Oriane a l'esprit plus mal placé que quiconque (elle arrive à trouver des symboles phalliques dans les dessins des squelettes de phalanges de dinosaures, quand même...). On se perd (ou pas, fin moi j'étais perdu) dans Bruxelles, et on décrète qu'on a faim. Il n'est même pas 19h... On retourne donc en terrain connu, au Fontainas, pour boire un (jus d'orange) coup. On dit beauuuuuuuucoup de mal de peu de gens (quoique), Flo et moi passons pas mal de temps à décrire les avatars des gens du forum sur qui on dit du mal, c'est fun.

 

Après avoir tenu presque une heure, on s'amène au resto, une demi-heure avant l'heure de la réservation. Et on mange, enfin ! Et c'est toujours aussi bon (je teste des trucs différents à chaque fois, mais j'ai laissé à Flo le soin de commander le boeuf à la sauce d'huître en premier)(en fait c'est pas mauvais). Oriane et Flo enchaînent les blagues (à base d'huître d'ailleurs, parfois) du coup ils ont mal aux joues et aux abdos, les pauvres. ;-) Mais tout le monde sort sain et sauf du resto.

Direction... Le Boys Boudoir ! Et là c'est parti, je monte directement sur le podium. Enfin, après m'être vautré comme une grosse m****, dans une chute qui a duré bien 10 secondes (et c'est long, surtout pour l'égo) et qui m'a fait percuté au moins trois personnes et passer pour un gros bourré... Passé ce petit désagrément, j'ai pu bouger mon corps. Par contre je ne suis pas allé me trémousser sur la barre comme je l'avais promis, déjà parce qu'elle était pas mal monopilisée par des pétasses (au féminin comme au masculin) et ensuite parce que la moyenne d'âge des gens installés autour était d'environ 45 ans.

Mais même sans la barre c'était fort agréable de se trémousser. :p

 

On est rentrés relativement tôt, et au dodo. Le lendemain lever midi, Flo et Julie sont déjà sur le pied de guerre pour aller visiter le Muséum d'histoire naturelle (avec la fameuse expo sur les dinosaures). Philippe et moi ne décollons qu'à 14h30, trop tard pour y aller, donc on se rejoint tous à la Gare du Midi pour un dernier verre avant le départ de Julie.

 

Après ça retour à la maison. On a la joie de découvrir que les plombs ont sauté, et qu'il est impossible de les remettre. On fait un sitting dans ma chambre, qui a l'électricité (en fait c'est le rez-de-chaussée qui bugue, là où il y a les frigo, le congèl et la salle commune, c'est tellement mieux). J'organise un pique nique dans ma chambre (je fais une mayonnaise pour la première fois de ma vie, et avec moins de sel ça aurait été bon), puis on mate un film. Ensuite on redescend parce que presque tous mes colocs sont revenus et qu'ils m'ont manquéééééééééééééééééééééé !!!!!!!!!! Ca fait plaisir de les revoir !!!!!!

On remonte vers 0h30, et au dodo. Lundi ça bosse...

 

Voilà, c'était un petit résumé d'un week end agréable.

Bisous à ceux qui veulent, tant pis pour les autres.

Guillaume

Publié par Guillaume1712 à 20:02:39 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (0) |

D'ailleurs, moi j'ai un ami... | 02 novembre 2007

Aujourd'hui, je fais ma langue de pute. C'est rare, mais c'est tellement bon... Je ne citerai pas de nom, les intéressés comprendront de qui je parle, et les autres pourront toujours l'identifier à quelqu'un de leur entourage. Parce qu'on connaît tous des gens de cette catégorie : les boulets.

 

Je me suis longtemps considéré comme inintéressant, voire boulet, et ça m'a beaucoup bloqué dans mes relations avec les autres. Maintenant je me rends compte que je n'étais pas réellement un boulet, parce qu'il me manquait une de leurs caractéristiques majeures : les boulets ne se rendent pas compte qu'ils en sont.

 

Nous avons ici à faire à un boulet du genre gentil. Sincèrement il n'est pas méchant, il est même sympathique, et ça rend les choses d'autant plus difficiles, parce qu'on ne peut pas le détester. Il ne fait de mal à personne, il n'est pas agressif, il est prêt à aider quiconque en a besoin. Tant qu'il n'ouvre pas la bouche, il a donc tout ce qu'il faut pour faire l'ami idéal. Mais voilà, Dieu ou la Nature lui a donné la parole. Et il l'utilise. Beaucoup. Trop.

 

Premièrement, le boulet ne répond jamais "Oui" quand on lui demande "Ca va ?". Mais vraiment jamais. La plupart du temps je tombe dans le panneau, parce qu'ayant été bien élevé, la première phrase qui sort de ma bouche quand je vois quelqu'un que je connais c'est "Salut, comment vas-tu ?". Erreur fatale. La réponse est en générale "Bof, journée de merde", "J'ai connu mieux" (j'ai failli répondre "Ah bon, j'aimerais bien savoir quand", mais j'en aurais eu pour des heures d'explication chiantissimes...), "Non", "Franchement, je peux pas dire que oui" et toutes les nuances que l'on peut imaginer sur ce thème. S'ensuit une explication de pourquoi ça ne va pas : "Alors TOUT D'ABORD, ce matin blablablablablablablabla... ENSUITE, blablablablablablablabla... APRES CA, blablablablablablabla. ET EN PLUS, blablablablablabla. ET LA MAINTENANT, blablablablablablablablablablablabla... ET TOUT A L'HEURE, blablablablablablabla. DONC tu vois, ça va pas fort."

Là quatre options s'imposent à toi : te suicider pour ne plus l'entendre, lui coller un pain pour qu'il se la ferme enfin, subir, ou en redemander (pour les plus hypocrites, donc moi quand je suis vraiment de bonne humeur). Un simple "Ah ouais ?" suffit à relancer le boulet pour un quart d'heure. Est-il nécessaire de préciser qu'AUCUN des problèmes évoqués par le boulet n'est grave, que tous peuvent être réglés rapidement, et que n'importe qui de normalement constitué en rirait dix minutes après que les événement se soient produits ?

 

Deuxièmement, le boulet aime s'immiscer dans les conversations. Il est impossible de parler de quelque chose sans que le boulet soit concerné. Evidemment, l'opinion du boulet étant toujours de valeur, il se permet de couper la parole de ses interlocuteurs. Et il parle fort.

 

Troisièmement, le boulet a des milliers d'amis, qui ont des milliers d'amis, qui ont des milliers d'amis, etc. Exemple (inventé, mais tout à fait plausible) :

(Moi à une coloc) "Hey tu devrais éteindre la plaque, il y en a un qui va se brûler"

(Ma coloc) "Ah ouais, désolée"

(Le boulet) "Oui c'est vachement dangereux ! D'ailleurs en parlant de ça, une fois j'ai un ami qui blablablablablablablablablabla..........................[Ad Lib]"

 

Quatrièmement, le boulet a des éclairs de lucidité qui ne durent jamais longtemps... "Bon je me tais, je vois que ça n'intéresse personne." Et deux minutes plus tard "Ouais d'ailleurs j'ai un ami qui blablabla..." (cf ci-dessus)

 

Cinquièmement, le boulet a un don pour créer des problèmes. Exemple (véridique) : le boulet appelle les flics à 23h un samedi alors que tout le monde est levé dans l'immeuble parce que les racailloux du quartier sont sous nos fenêtres et sont un peu bruyants (moins que d'habitude, en plus). Bien sûr, quand les mêmes racailloux le voient dehors et lui demandent qui a appelé la police, le boulet ne se dénonce pas. En conséquence, maintenant tous les habitants de l'immeuble sont mal vus, à cause d'une connerie d'un boulet. Qu'on ne dénoncera pas non plus parce que même s'il nous énerve profondément sur ce coup-là, on n'a pas envie qu'il se fasse démonter la gueule (par contre si c'est moi qui me fais démonter la gueule, je pense qu'il aura de mes nouvelles).

 

Bon, je pensais que ce message me calmerait, mais en fait pas vraiment...

Je vous laisse, ma lessive tourne.

 

Bisous à ceux qui veulent, tant pis pour les autres.

Guillaume, qui avait bien besoin de vider son sac.

Publié par Guillaume1712 à 16:18:20 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (1) |

Ce n'est qu'un au revoir | 31 octobre 2007

Hier soir, après ma journée passionnante, cf message précédent, je suis rentré, je suis allé voir Amaia (qui faisait semblant de travailler son anglais), j'ai mangé (une purée faite maison, assez compacte pour servir de mortier)...

Una amiga de Amaia était là, on a un peu parlé espagnol, mais ça allait quand même très très vite donc je ne saisissais pas tout, m'enfin elle est très sympa. Guillaume et France ont mangé, et on est parti tous les 4 (l'amie d'Amaia rentrant chez elle) en ville pour "célébrer" (c'est quoi le contraire ?) le départ en vacances de Guillaume et France. Ces lâches, ils partent à Lyon et Marseille pour 5 jours, en nous abandonnant...

On a retrouvé deux autres amies d'Amaia (décidément, entre les Français et les Espagnols, Bruxelles est vraiment une ville d'immigrés) et on est allés au Pop Café, un bar à coktails du centre ville.

Je me suis pris un Mango Man (qui s'est avéré être en gros un potage froid à la menthe), parce que sans alcool, la fête est plus folle. Comment dire... La prochaine fois je boirai autre chose... :D On a pris des photos, on a discuté, Guillaume et Amaia ont (encore) disserté une bon quart d'heure sur le monstre du Loch Ness, qui en fait a un jumeau (à croire que ce sujet les obsède), on a abordé un autre sujet avec France (par respect pour sa vie privée, je n'en dirai pas plus :-p). Soirée tranquille donc.

Evidemment Amaia a voulu nous faire aller danser. Refus catégorique de ma part (ben oui, je bosse, moi, je ne sèche pas les cours). J'ai parié qu'elle ne parviendrait pas à dire correctement "Ich bin zwanzig" en dix essais. Elle a réussi au septième... Mais Guillaume, France et moi ne sommes quand même pas sortis... Honte à nous.

On a chopé le dernier tram pendant qu'Amaia et ses amies restaient dans le bar (ou allaient ailleurs).

Au dodo, et ce matin je me suis levé à 7h58, trop tard pour voir France et Guillaume une dernière fois. Bon ils reviennent dimanche, mais ça va faire un vide.

 

Bisous à ceux qui veulent, tant pis pour les autres.

Guillaume

Publié par Guillaume1712 à 10:17:40 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (2) |

Une journée de boulot | 30 octobre 2007

Europe, Belgique, Bruxelles, Rue du Commerce, 124, sixième étage, porte de gauche.

17h17 un mardi 30 octobre.

 

Vous m'avez trouvé, assis à la même place depuis plusieurs heures. Je quitte le bureau dans quelques minutes, disons vingt-cinq.

Vous avez peur du vide ? Alors ne lisez pas la suite, je vais vous raconter ma journée...

 

7h15, le réveil sonne. Je l'éteins, et je me lève à 7h36 (ce qui est une performance). Habillage, et je descends. Merde j'ai oublié les endives dont j'aurais besoin pour préparer mon repas de midi avant de partir, je devrais remonter. Bon en fait j'ai aussi laissé mon ordi et mon porte-monnaie dans ma chambre, donc...

Je suis tout seul en bas. France et Guillaume sont déjà partis ? Ok je suis en retard, mais quand même... Ah non, ils ne sont pas levés. Petit-déjeuner, je ne casse rien, je ne renverse rien, tout va bien à part que le micro-onde était sur "médium" au lieu de "high" et que j'ai mis trois fois plus de temps à faire chauffer mon lait (et évidemment quand je me suis aperçu de la supercherie c'était trop tard). Mais je suis de bonne humeur, il ne pleut pas.

 

Guillaume et France s'en vont pour de bon, je suis de nouveau seul, mais le sourire (enfin j'ai jamais le sourire le matin, mais ça c'est constitutif de ma personne) est toujours là. Je remonte, je redescends, je me prépare ma salade, la même qu'hier (ben ouais au Lidl ils ne vendent pas les endives à l'unité, donc ça me fait deux repas...) et c'est parti. Il fait presque chaud (j'entends les 157 d'Australie se moquer là... Ben oui, ici 12 degrés c'est chaud !). Le tram me passe sous le nez, je ne cours pas, je sais très bien que je ne l'aurai pas. En fait cette fois-ci exceptionnellement si, j'aurais pu l'avoir. Shit, comme dirait l'autre.

Je change à Rogier, je prends le métro 2, je descends à Arts-Lois. J'ai beaucoup moins le sourire, maintenant. J'approche du bureau, le SDF qui joue du xylophone est toujours au poste, mais là il ne joue pas. Je continue à marcher. Ici c'est toujours le bordel pour traverser, mais j'y arrive. J'ouvre la porte et deux Italiens sexys (mais trop vieux) entrent derrière moi. Je ne m'attarde pas. L'ascenseur est en panne depuis hier, ça fait chier. Je monte quatre à quatre, j'aime pas faire autrement, même si j'aime pas être essouflé non plus...

Le bureau est déjà ouvert, il est 9h12, je suis presque à l'heure (de toute façon j'arrive à l'heure que je veux tant que c'est avant 10h30). J'installe mon ordi, je mets ma salade au frigo, et c'est parti.

 

Programme de la journée : chercher des articles écologiques (si possible) pour préparer le sac de conférence qu'on remettra à tous les participants du Congrès de décembre. Ca fait déjà trois jours que je fais ça, je commence à avoir fait le tour de Google... Mais à coeur vaillant rien d'impossible (c'est bien ça ?), donc je me mets à l'ouvrage. C'est-à-dire que je vais sur mes forums (et-alors et celui de l'ensar), sur mon blog, sur msn, sur mes boîtes mails... Je m'ennuie à mourir. A 10h Lena me sauve en me donnant pour mission d'appeler deux entreprises pour quémander des dons. Je fais traîner quelques heures la recherche de leurs coordonnées. Les appels en eux-mêmes durent 5 minutes chacun, grand maximum.

Je replonge dans l'ennui. Je remplis mon "Time Register", parce que c'est la fin du mois, et je me retiens de renommer la colonne "Office tasks" en "Glandage". Je passe plus de 8h par jour ici et je bosse effectivement moins d'une heure. C'est fou.

Sevelina me donne aussi un truc à faire, avec le commentaire "ça risque de prendre du temps". Je finis en 15 minutes... "Ca a été très rapide. Merci beaucoup" Ben ouais, tant de compétence inexploitée, je comprends que ça laisse rêveur...

Histoire de m'occuper je cherche les liens des blogs des 157 all around the world. J'en ai une petite quinzaine, grâce surtout au forum. Je vais voir celui de Marion, je vois des photos de bush et de soleil, je suis vert... Qu'est-ce que je fous là ? Bon certes, elle elle a des lézards pour colocataires, moi j'ai des fous. Mais à part ça...

 

Haaaaaaaaaaaan !!!! Tain j'adore raconter ma vie, le temps passe vachement plus vite ! Il est déjà (enfin !) 17h40. Mais c'est la folie !!!! Allez je range les violons et je recommence à vivre. Voy a ver Amaia y a salir con Guillaume, France, Amaia y... es todo, les autres sont des loques.

 

 Voilà, c'était un aperçu de ma vie en journée, parce que bon malheureusement la fiesta (ou pas) ce n'est que le soir et le week end.

 

Bisous à ceux qui veulent, tant pis pour les autres.

Guillaume, qui milite très très très activement pour le bio.

Publié par Guillaume1712 à 17:43:56 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (2) |

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