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Bonjour à tous !
Oui oui j'ai décidé de rattraper mon retard. Peu après mon retour de Roumanie (la semaine suivante, en fait), je suis allé chez Amaia, ma colocataire espagnole quand j'étais à Bruxelles. Elle vit à Zarrautz, "village" basque au bord de l'Atlantique, à quelques kilomètres de San Sebastian.
Après plusieurs heures de train, me voici arrivé à Hendaye, où Amaia et sa mère viennent me chercher. Je commence à réaffuter mon espagnol (bien émoussé depuis mon retour en France et grâce à la qualité de ma prof d'espagnol à Rennes). Ca fait infiniment plaisir de revoir Amaia ! Nous partons visiter une ville près de la frontière, côté espagnol (Irun ? je ne sais plus), puis nous nous posons à San Sebastian pour visiter la ville puis manger au restaurant des parents d'Amaia (je n'ai pas l'habitude de manger du poisson mais là j'ai compris que j'avais tort !). On discute, on se raconte nos vies depuis que nous nous sommes quittés, on se vanne, c'est un plaisir de se retrouver comme avant.
Nous partons ensuite pour Zarrautz et Amaia me montre ma chambre (avec une vue sur la mer digne d'un grand hôtel) avant de m'emmener en ville. Je fais la connaissance de ses amies, et c'est parti pour une soirée de folie. Nous faisons la tournée des bars (qui donnent pour la plupart sur la plage), la tête tourne vite, la musique est bonne, les filles sont sympathiques, il fait bon... Ca fait très longtemps que je ne me suis pas amusé autant. Nous rentrons nous coucher assez tôt finalement (d'après les critères espagnols).
Nous nous réveillons tard et Amaia me fait découvrir l'arrière-pays. Nous sommes épuisés, et nous nous couchons en haut d'une falaise pour faire une sieste au soleil. Fin avril, c'est pour moi une première. La région est magnifique, entre montagne et mer, ça me plait vraiment.
Le soir, après être allés dans plusieurs bars pour goûté des... euh... je ne me souviens plus du nom, des espèces d'apéritifs qui peuvent caler autant qu'un vrai repas, nous allons au restaurant avec encore des amies d'Amaia, plus nombreuses cette fois-ci. Je suis le seul garçon. Décidément... C'est un bordel monstrueux, ça crie, ça chante, ça discute, c'est bien plus animé que tout ce que j'ai pu connaître jusqu'ici. Nous sortons du restaurant vers... 1h du matin, autre nouveauté pour moi, décidément les Espagnols n'ont pas le même rythme de vie.
Les filles retournent en boîte, Amaia et moi partons nous coucher (je l'ai pervertie je crois, mon besoin de sommeil a déteint sur elle).
Le dimanche, Amaia m'amène à Biarritz. Nous visitons la ville, on y mange, puis direction la gare, pour prendre le train qui me ramène à Rennes.
C'était un week end excellent, un vrai bonheur de revoir Amaia, de faire la connaissance de sa famille (même si ça a été express), de ses amies et de sa région. Et puis les Espagnols sont beauuuuuuuuuuuuuuux ! Je reviendrai !
Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.
Guillaume
Publié par Guillaume1712 à 10:09:08 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (0) | Permaliens
Mamaaaa ! Ca fait un temps fou que je ne suis pas venu ajouter des textes ici ! Et pourtant il s'en est passé, des choses...
Je m'étais arrêté à notre arrivée à Sibiu, après une journée de route mouvementée en Roumanie.
Le lendemain de notre arrivée, nous nous sommes présentés à la Maisons d'Ille-et-Vilaine, association de jumelage entre le département du même nom et le judet (département) de Sibiu. Là nous avons été accueillis par les dirigeants, qui nous ont expliqué la mentalité roumaine, marquée par plusieurs décennies de communisme et actuellement en évolution.
Au cours de la semaine, nous avons visité plusieurs villages, plus ou moins avancés en ce qui concernait l'adduction en eau courante et l'assainissement. C'était vraiment intéressant de voir les disparités entre les villages. Nous avons eu peur quelques fois quand on nous a offert à boire, mais nous avons tous survécu. Les Roumains sont très accueillants et très chaleureux, c'était un plaisir de les rencontrer. Les paysages sont magnifiques quand on ne s'attache pas aux détails d'ordre... plastique ou pneumatique. Les routes sont... de qualité variée. J'ai sincèrement adoré rouler dans ce pays, avec ses nids de poule et ses chauffards (doubler en plein virage est la norme, là-bas). Conduire en France est d'un ennui mortel, quand on a goûté à la Roumanie.
Au niveau musical, que dire... Les radios roumaines sont archi-fan de Kylie Minogue (que nous ne pouvons plus supporter, du coup), mais aussi de Tom Boxer (http://fr.youtube.com/watch?v=jVKQXZ0eVNA) et de Célia (http://fr.youtube.com/watch?v=-NpAw4DQlro), deux chansons qui sont devenus pour nous mythiques et synonymes à tout jamais de "route roumaine". Je suis fan. J'adore. Sans ironie. C'est tellement génial.
Nous avons eu droit à quelques tensions dans le groupe (no comment, sinon j'en ai pour des heures), mais tout le monde est resté en vie. La Roumanie a été une expérience originale et très enrichissante sur plusieurs plans (pas financier par contre, notre conseillère de la Société Générale étant une incompétente notoire). Nous étions tous heureux de rentrer en France et nous n'avons pas l'intention de retourner là-bas dans les prochaines années. Mais je ne regrette pas d'y être allé. A part le fait que j'ai attrapé la gale et que je me suis gratté pendant 2 mois (hum en fait je me gratte encore...), c'était tout à fait positif.
Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.
Guillaume
Publié par Guillaume1712 à 09:37:02 dans Les aventures d'un Ensarien en Roumanie | Commentaires (0) | Permaliens
Dimanche 13 avril.
Nous nous levons à l'aube pour aller à l'aéroport international Otopeni, au nord de Bucarest. Nous y prenons les voitures, deux Ford Fiesta. Je suis conducteur, Mélanie aussi. Nous appréhendons de rouler parmi les Roumains, nous avons déjà pu constater qu'ils étaient complètement fous quand ils avaient un volant entre les mains.
Nous casons les sacs dans les coffres et c'est parti. En route pour Sibiu, Capitale Européenne de la Culture en 2007, via Brasov. Nos craintes sont justifiées, les Roumains sont fous sur la route. Leur philosphoie semble être "J'ai la priorité, ça passe et je t'emmerde".
Nous traversons des paysages intéressants, les Carpates en forment la toile de fond et c'est magnifique. Nous tâchons de ne pas nous arrêter sur les usines fumantes et les champs envahis de sacs plastiques.
Après nous être perdus dans un village, nous avons atterri à Bran, où se dresse le faux château de Dracula. C'est très beau, mais ça n'a rien de vampirique. Ce fut une pause agréable, d'autant plus qu'il y avait des toilettes.
Après encore plusieurs heures de route où nous avons fait 80, 60, 40, 20km/h en raison des multpiles travaux sur la route, nous sommes arrivés à Sibiu. 320km en 8h, belle performance. Il a ensuite fallu trouver la pension, ce qui a encore été un moment épique. Elle se trouvait dans une rue... en travaux. Nous y avons pénétré avec précaution avec les voitures. J'ai vu Mélanie s'arrêter soudainement : elle venait de se poser sur un tas de cailloux. Elle a redémarré dans un bruit de racement tout à fait agréable à entendre. J'ai fait la même chose et nous avons pensé "Adieu aux 1300 euros de caution que nous avons laissé chez Hertz".
Nous sommes tout de même arrivés sains et saufs et nous avons découvert des chambres tout confort absolument géniallissimes.
Après un repas beaucoup moins exceptionnel, nous nous sommes couchés pour récupérer de la route et nous préparer à la suite. Sibiu s'annonçait bien plus agréable que Bucarest.
Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.
Guillaume
Publié par Guillaume1712 à 21:59:33 dans Les aventures d'un Ensarien en Roumanie | Commentaires (0) | Permaliens
Samedi 12 avril
Nous ne nous levons pas trop tard, pour notre dernière journée touristique à Bucarest. Après nous être faits jeter encore une fois du Palais de Parlement (ouvert « la semaine prochaine »), Charlène nous emmène au nord de la ville avec le bus 783. Nous passons à côté d'une manifestations de gendarmes. C'est assez drôle : chez nous les manifestants bloquent toutes les voies de circulation, c'est plus amusant. Ici, ils se contentent d'une voie, deux quand ils sont vraiment en colère. En même temps les automobilistes sont tellement énervés que ce serait vraiment dangereux d'essayer de boucher une avenue entière. Bref, le cortège s'entendait sur au moins un kilomètre et créait un bel embouteillage, c'était étonnant à voir.
Nous avons manqué notre arrêt de bus et sommes descendu au suivant, 3 kilomètres plus loin, après être passés par la « Piata Charles de Gaulle », la « Piata Arcul de Triumf » et autres dénominations pas si étrangères...
Nous sommes entrés dans le parc voisin et nous avons constaté une fois de plus que les Roumains ne connaissent pas la notion de « pelouse » (ou en tout cas ne l'interprètent pas comme « étendue d'herbe rase exempte de pissenlit, chardon, trouée de terre nue et autres éléments rompant la monotonie du vert ») mais qu'ils sont très doués pour faire des parterres de fleurs qui n'ont rien à envier à ceux de Versailles à la grande époque. On a encore beaucoup marché, puis on est sorti du parc pour chercher à manger, et là on a découvert « l'autre Bucarest ». Celui des ambassades, des résidences des ambassadeurs, le Bucarest friqué, celui des Jaguar, des Lexus, des Lamborghini, des maisons rénovées qui ont un cachet imposant, bref celui qui fait penser « Bon ok Bucarest n'est pas seulement un tas de blocs communistes poussiéreux, c'est aussi une capitale européenne ».
On regarde, mais on ne prend pas de photo puisque les gendarmes ont l'air tout à fait contre, du moins ceux qui gardent le bâtiment de l'ONU et l'Ambassade d'Arabie Saoudite. Il y a vraiment des villas magnifiques. Tout naturellement, nous cherchons l'Ambassade de France. Charlène finit par demander à un gendarme, parce qu'on a vu l'Ambassade de Pologne et celle du Luxembourg (du haut niveau) et que quand même on voudrait bien voir si la nôtre est plus belle où s'il faut qu'on écrive au Ministère des Affaires Etrangères. Le gendarme nous renvoie dans les quartiers « normaux » de Bucarest. Déjà, nous sommes déçus. Après moultes recherches et des sandwiches (terminés juste avant de nous prendre un ballon de foot dans la tête), nous trouvons enfin notre Ambassade. « Ambassade de France, Lycée Français Anne de Noailles », un beau bâtiment jaune qui a de la classe, mais qui fait quand même tâche dans le décor. Et puis c'est minuscule. Nous nous consolons en nous disant que la France a investi pour des choses plus importantes en Roumanie. Sans trouver quoi.
Après une pause supplémentaire, nous rentrons à la maison, appâtés par l'image de la bouteille d'eau et celle de jus d'orange qui sont dans le frigo. Mais à l'arrivée, nous apprenons que la cuisine vient d'être nettoyée et qu'il faut attendre que ça sèche. Cruelle désillusion. Nous allons comater dans la chambre un moment, puis redescendons pour manger et boire, enfin. Ça fait du bien. C'est même le bonheur. Nous remontons pour comater à nouveau, puis le groupe se sépare : courses versus épluchage des pommes de terre.
Je suis dans le deuxième groupe et je commence à éplucher 10 minutes avant que le groupe courses revienne. Les deux autres filles me rejoignent 5 minutes plus tard (elles faisaient la sieste). On a bien géré pour ne pas passer pour des loques ! On se fait une grosse purée et on rencontre deux autres Françaises, venues ici pour faire un stage de deux mois et demi. On les plaint en silence et on essaie de ne pas briser leur enthousiasme déjà vacillant après une journée dans la ville.
On apprend qu'elles dorment dans la chambre du "Sexy Roumain et de la vieille Anglaise". Je leur dis que je pense que le Roumain est le gigolo de l'Anglaise et elles décident de mener l'enquête.
Deux heures plus tard je les croise dans le couloir.
"- Alors ?
- T'avais raison."
Elles me donnent les infos qui corroborent mes hypothèses. Je suis fier d'avoir trouvé la solution avant tout le monde.
La soirée est tranquille, on se prépare psychologiquement à la route du lendemain...
Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.
Guillaume
Publié par Guillaume1712 à 08:21:28 dans Les aventures d'un Ensarien en Roumanie | Commentaires (1) | Permaliens
Vendredi 11 avril
Aujourd'hui, pas de rendez-vous, donc grasse matinée. Et en route pour le tourisme, une fois de plus. Je commence un peu à saturer de Bucarest, de sa poussière, de ses chauffards, de ses publicités pour des petits pois qui couvrent des façades entières d'immeubles (ça doit être génial de vivre derrière une de ces tentures), de ses bus surchauffés, de ses klaxons, de ses travaux, de sa chaleur, de son eau dégueulasse... Mais bon c'est l'aventure, c'est cool.
On voit encore des bâtiments communistes gris, des bâtiments plus anciens et plus beaux mais qui tombent en ruine, des églises nickel, des travaux, des voitures, des publicités. J'en ai un peu marre de prendre des photos mais apparemment je suis le seul motivé donc j'assume. On visite un parc sympathique où on entend moins le bruit de la circulation, où on est fascinés par les pigeons mâles qui tentent en vain de faire la cour aux femelles, par les merles qui trouvent des vers de terre, par les tulipes et la beauté générale des parterres de fleurs bucarestois...
On ressort et on retrouve la civilisation. Dommage. On marche, encore et encore. On discute, on prend des photographies, en admire les coups de soleil de Mélanie, je me tords les chevilles, c'est vraiment les vacances. Finalement on rentre.
Le soir, vu que c'est vendredi, on prévoit de ressortir, guidés par le gars de notre premier rendez-vous, le mardi. Il nous pose un lapin. Soit, nous partons quand même, avec à la main le Guide du Routard qui nous indique LA zone où boire un verre. Bilan, 4 bars, tous bondés. En cherchant bien on trouve une deuxième « Rue de la Soif », qui contient à peu près autant de bars, également bondés. Il a été strictement impossible de trouver autre chose ailleurs. Bucarest, capitale de la Roumanie, a 8 bars d'ouverts le vendredi soir, où 200 personnes en tout peuvent trouver une place. Point barre. Nous nous demandons à quoi les jeunes Bucarestois occupent leurs soirées et où ils les passent, et ce que nous-mêmes allons bien pouvoir faire... Nous atterrissons au Macdo et nous prenons une glace avant de rentrer avec le dernier bus, à... 23h. Soirée palpitante...
Publié par Guillaume1712 à 22:20:05 dans Les aventures d'un Ensarien en Roumanie | Commentaires (0) | Permaliens
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