Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Les aventures d\'un Ensarien en vadrouille

Ou comment je découvre la vie

Des nouvelles ! | 18 mai 2009

Désolé, j’avais la flemme d’écrire…

 

Vendredi 8 mai, lever à 6h pour me préparer. Je suis de mauvaise humeur, malgré le week end qui s’annonce. Ça arrive. Je me rends à la station de bus proche du Marché Central, je trouve immédiatement mon car (cette compagnie a la bonne idée de marquer la destination sur le véhicule) et j’y monte. Un certain nombre de Français embarquent aussi et s’installent sur les sièges autour de moi. J’ai pour voisins une Khmère et son fils. La première a le mal des transports et le second est malade : ils passent tout le trajet (je n’exagère pas), soit 4h, à vomir et à cracher leurs glaires dans des sacs plastiques. J’ai envie de les étrangler, d’autant qu’au bout d’un moment, les doux effluves de leurs excrétions viennent chatouiller mes narines. Ma mauvaise humeur ne s’arrange donc pas, même si entendre des Français râler autour de moi et compatir à ma souffrance est un réel bonheur. Autant dire que, même le nez collé à la vitre, je n’ai pas profité du paysage pourtant sublime.

 

Après ce trajet tumultueux sur des routes de qualité variable, je descends à Kep. Ici, les motodops agressent moins les clients qu’ailleurs, même s’ils sont blancs. Ici, on voit passer un véhicule toutes les deux minutes sur la route principale, pas plus. Si l’on ajoute à ce calme surréaliste la beauté de la mer et des collines environnantes, on peut comprendre mon impression d’avoir trouvé enfin un vrai havre de paix au Cambodge.

 

Je vais manger un morceau dans un restaurant minuscule, puis je pars en quête d’une chambre. Tiens, j’ai oublié ma casquette à Phnom Penh. Je transpire comme un beau diable sur la côte qui mène vers les guesthouses situées sur la colline. Celle que je vise n’a plus de chambre à moins de 15 dollars. C’est trop (c’est amusant de constater qu’ici 15 dollars me semblent trop cher pour un lit et un ventilateur alors que je devrais payer deux fois plus en France et que je le ferais sans râler). Je redescends, traverse la route nationale, déserte à part deux anglophones attendant un hypothétique bus et me dirige vers la mer. Je trouve une chambre à 7 dollars, je prends. La mer à est 15 mètres (trois étages plus bas, certes)… mais la plage à deux kilomètres : ici on est sur une digue et l’eau vient fouetter le béton, ne laissant pas vraiment de place pour une serviette.

J’hésite un moment et décide de passer l’après-midi dans un hamac, à lire, rêver à l’avenir et regarder la mer. Les deux chiens de la guesthouse viennent se coucher près de moi. Le mâle a deux tiques grosses comme l’ongle de mon auriculaire sur le dos. Les vagues sont assez violentes. Le vent souffle fort. Après 16h, il a raison de ma résistance et je me réfugie dans ma chambre.

 

Quelques heures plus tard, une fois la nuit tombée, je vais au restaurant tout proche.  Je découvre avec une certaine surprise que le riz n’est pas compris dans le plat qu’on commande (malgré le prix un peu exagéré). Je mange donc du bœuf au gingembre sans rien, en écoutant les bruits de la nuit. Je me rends compte que ce que je pensais être des cris de moineaux un peu limités sont en fait des cris de lézards. Idem pour les cris de grenouilles… J’observe deux lézards embusqués sous un néon et attaquant les insectes attirés par la lumière. Pas bête !

Je me couche vers 22h…

 

 

Samedi, je me réveille avec la certitude que je vais bientôt vomir. Après dix minutes à rester immobile, à respirer fort et à penser avec acharnement qu’il n’en est pas question, l’envie passe… Etrange… Je me prépare pour 8h30. un tuk-tuk nous prend (moi et une Néo-zélandaise) et nous amène vers l’embarcadère de Kep. Je comprends alors que je n’aurais pas de petit déjeuner. Je pensais naïvement qu’il était compris dans le l’excursion, comme à Sihanoukville.

D’autres Occidentaux arrivent : un Allemand, une dont j’ignore la nationalité et… une Française et une Allemande francophone ! Le bateau part, chevauchant les vagues avec une assurance toute relative. J’apprends que la Française vit en colocation avec la fille de l’INA PG que j’ai rencontrée dans le bus en revenant de Siem Reap. La coïncidence me plaît beaucoup, et montre à quel point le Cambodge touristique est petit.

 

Nous arrivons jusqu’à l’Île du Lapin, marchons jusqu’à l’autre côté de l’île et nous installons sur une plage agrémentée de lits de bambous. L’eau est très bonne, un peu moins chaude qu’à Sihanoukville mais c’est très bien. Le coin est très sympa, avec ces bungalows en palme et tout, ses vaches et ses chèvres errantes, son absence de colporteurs… Il ne fait pas très beau et la bronzette peut donc s’éterniser. Un coup de tonnerre énorme, comme on n’en entend que dans les parodies de films d’horreur, éclate soudain. Pourtant le vent et la pluie attendrons sagement que nous allions manger sous un paillote pour se déchaîner. Je mange des crevettes (moi qui n’aime pas ça) et des légumes grillés au barbecue, c’est plutôt bon !

L’après-midi, personne n’étant motivé pour explorer l’île (assez grande) et grimper jusqu’au bunker des Khmers rouges (on n’a surtout peur de se perdre et de rater l’heure du retour), je retourne me baigner.

Au retour, les vagues sont bien plus grosses qu’à l’aller. La barque de 5 mètres de long fait des bonds presque aussi grands et nous arrivons sur le continent trempés. J’ai adoré !

A la guesthouse, il n’y a plus d’électricité. Je prends une douche et je crayonne en attendant le soir. Cette fois-ci je prends du riz sauté, pour être sûr d’avoir des féculents. Je me surpasse en me couchant à 21h.

 

 

Dimanche, je me force à faire la grasse matinée, puis je vais regarder la mer dans un hamac en attendant mon bus. Il pleut à seaux. Je profite d’une accalmie pour aller attendre sur le bord de la route. J’ai une demi-heure d’avance, mais vu la légèreté avec laquelle les Khmers traitent les horaires, je me dis qu’il vaut mieux voir large… De fait, le bus arrive une demi-heure… en retard. J’ai donc attendu une heure sur le bord de la nationale. Je m’installe tout devant, et cette fois-ci mon voisin n’est pas malade. Mais je suis tout de même un peu énervé et je ne prends toujours pas de photos du paysage du retour.

 

Fin du week end.

 

 

Bon, et cette semaine, j’ai visité un autre abattoir, avec un état sanitaire tout aussi affolant que celui de la semaine passée. Je suis également allé au restaurant avec Aurélia et Julie et on a passé deux heures à parler des Khmers (surtout Aurélia et moi) pour trouver leurs qualités parmi leurs défauts (on peut faire pareil avec les Français ceci dit).

Jeudi, je suis allé à Kampot avec mes collègues. Journée très intéressante, et repas excellent : pieuvre au poivre de Kampot, crevettes, crabe (comme les crevettes, je n’aimais pas trop ça, mais j’ai changé d’avis), lok lak (c’est du bœuf, mais je n’ai aucune idée du mode de préparation)…

Samedi, j’ai assisté à un spectacle de hip hop pour la première fois de ma vie, et j’ai trouvé ça génial, à la fois poétique, drôle, émouvant et physique. Il y aura un autre spectacle samedi prochain, d’une autre compagnie, j’y serai !

 

Dimanche, journée loque, massage (j’ai souffert), lecture, et j’ai regardé l’orage.

 

Lundi, accident de vélo juste devant l’entrée de l’ambassade. Un scooter m’est rentré dedans. Je ne suis même pas tombé (lui si), il n’y a pas eu de blessé, mais ma roue arrière était bien voilée. Pendant un quart d’heure, les gardes de l’ambassade ont discuté avec le conducteur de la moto, qui a finalement voulu me donner de l’argent, ce que je n’ai évidemment pas accepté.

Le midi je suis donc allé faire redresser ma roue. Ça a duré 1h30 (toute ma pause en fait), mais au moins maintenant je sais comment on fait (il me manque les outils, par contre).

 

Voilà les nouvelles.

Bisous à ceux qui veulent et tant pis pour les autres !

Guillaume

Publié par Guillaume1712 à 15:58:12 dans Les aventures d'un Ensarien au Cambodge | Commentaires (1) |