Vendredi, RAS.
Samedi, je me lève plein de motivation vers 9h (je suis déjà plus ou moins réveillé depuis un certain temps, mais il n’y a pas de mariage pour anéantir mes envies de grasse matinée). Aujourd’hui, c’est décidé, je vais au Palais Royal et au Musée National. Je déjeune et vers 10H j’ouvre le Lonely Planet (la Bible de l’Occidental en voyage au Cambodge) pour vérifier les horaires. J’apprends que le Palais ferme entre 11h et 14h30. Arf… Du coup je remets mon voyage à l’après-midi et je me plonge dans un roman. Cela faisait plusieurs mois que je n’avais pas vraiment lu, c’est bon de recommencer.
Je mange quatre tranches (ou semelles) de bœuf en vitesse à midi et je me rends au Musée National, qui lui ne ferme pas. Je paie les trois dollars requis et j’entre dans l’enceinte de ce bâtiment magnifique « en terre cuite » (d’après le Lonely Planet, moi tout ce que j’ai vu c’est qu’il est rouge) avec des jardins et des bassins sympathiques et une superbe collection de statues.
Je commence ma visite et une jeune Khmère qui fait de même m’approche. Dans un anglais approximatif elle me propose qu’on découvre le musée ensemble. Si tu veux hein… Elle commence, toute heureuse, à me raconter sa vie, comme quoi elle fait des études d’anglais (ça ne s’entend pas trop, je comprends un mot sur cinq), qu’elle vit ici avec son frère mais qu’elle est originaire de je ne sais pas quelle ville dans une province inconnue… Bref elle me gâche totalement la visite, pour résumer. On fait une pause près d’une bassin et elle me demande si je suis marié. Je réponds que non mais que j’ai une copine. C’est faux, mais elle n’ira pas vérifier et si elle peut me lâcher les baskets, ça m’arrange. Il n’en est évidemment rien.
La visite se poursuit, elle va un moment aux toilettes et je me demande très sérieusement si je la plante là ou pas, mais ma politesse – cette conne – me retient.
Nous finissons pas quitter le musée (où je devrais revenir, parce qu’il est très bien mais que je n’en ai pas du tout profité) et je lui dis que je compte rentrer chez moi. On habite dans la même direction. Merde, je voulais que nos chemins se séparent pour pouvoir aller tranquillement au Palais. Je commence à marcher, espérant qu’elle préfèrera un moto-dop. Naïveté quand tu nous tiens. Elle me suit et elle continue à parler dans son anglais approximatif, inlassablement. Elle me propose de venir chez moi. Je décline poliment. Le temps passe et on va toujours dans la même direction. Je commence à me poser des questions, je la laisse me devancer. Finalement ça y est, elle bifurque. Enfin !
Je continue ma route comme si de rien n’était puis je reprends la direction du Palais (qui est juste à côté du Musée, comprenez ma douleur) en faisant un détour. J’ai perdu une demi-heure mais au moins je suis sûr que maintenant le palais est ouvert. Je paie mon ticket et je commence la visite. Le palais est évidemment très classe, j’aime assez. La batterie de mon appareil photo me lâche au milieu de la visite. Dommage. J’ai quand même des photos, mais pas beaucoup de détails (ce que je trouve plus intéressant à prendre). Je vous mettrai tout ça, sachant que dans certains bâtiments (les plus intéressants), on n’a pas le droit de prendre de photo.
Cette fois encore je rentre à pieds, complètement déshydraté mais résolu à décliner les propositions des moto-dops. J’arrive chez moi en sueur et exténué et je vide d’un trait les deux petites bouteilles de « faux Cacolac » que j’ai acheté la veille. Ensuite, douche de pieds pour éteindre le feu, et au lit. Ça fait 4h que je marche et, si le palais et le musée sont ventilés, la rue ne l’est pas…
En regardant par la fenêtre, je découvre des tables dressées dans la cour de la pagode voisine. Nota : demain, réveil à 6h…
Je fais une sieste en attendant la soirée de départ d’une des volontaires françaises. Je me réveille claqué, mais j’arrive à trouver la motivation d’y aller. Je fixe la dynamo de mon vélo avec un bout de fil de fer (les vis sont tellement moins efficace) et je me lance. J’arrive le premier. Je prends un jus de mangue et je me pose, tout seul. Ça fait du bien.
Les gens arrivent progressivement. Je n’en connais pas la moitié et la grande majorité a la trentaine. Je ne me sens pas vraiment à ma place.
Je rentre vers une heure du matin, le moral assez bas.
Dimanche, 6h… Effectivement, la musique traditionnelle s’élève. Je réprime un accès de rage et je parviens à me rendormir.
En début d’après-midi, je pars pour le Vat Phnom. Je pense que j’y retournerai, parce que j’ai l’impression d’avoir manqué quelque chose d’important…
Ensuite, direction « Seeing Hands Massage”, en face de la Poste (dont j’ignorais l’emplacement jusqu’à ce jour). C’est un centre de massage où les masseurs sont aveugles. Je me demande si les gars ne sont pas dégoûtés de malaxer de la chair poisseuse de sueur à longueur de journée, mais je me rends compte qu’en fait ils couvrent leurs clients de toile. Me voilà rassuré pour eux. Je m’abandonne sous les doigts du mien, curieux de voir comment il s’y prend. C’est n’est pas tellement reposant, il appuie là où ça fait mal, mais il arrive à chasser la plupart des courbatures qui se sont accumulées depuis que je suis ici, et ça, c’est une bonne nouvelle.
De retour à la maison, je me pose sur le balcon avec un livre, pour attendre la fin d’un week end que j’ai malgré tout trouvé globalement décevant. Vivement la semaine prochaine et le départ à Siem Reap.
Bisous à ceux qui veulent et tant pis pour les autres.
Guillaume
Publié par Guillaume1712 à 15:13:21 dans Les aventures d'un Ensarien au Cambodge | Commentaires (4) | Permaliens
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