Hum, aujourd'hui, pas grand-chose de neuf. J'ai payé le moto-dop 1 dollar à l'aller et j'ai découvert un nouveau chemin pour aller travailler (tant que j'arrive entier c'est le principal). J'ai bossé mais la journée en soi n'a pas été passionnante, faire des fiches récapitulatives avec trois éléments piochés sur le net n'a jamais rien eu de palpitant.
A midi j'ai mangé avec ma maîtresse de stage dans le coin des « back-packers », les routards occidentaux qui cherchent des filles, de la drogue et des chambres bon marché (j'exagère un peu). En fait le coin est sympa et de jour ça semble tout à fait fréquentable. Le restaurant était effectivement bon marché et bon tout court (porc au gingembre, encore, je compte me diversifier bientôt, promis). Il était situé en bordure du lac de Phnom Penh (j'ai perdu son nom), qui disparaîtra bientôt parce que les Chinois sont en train de le combler pour le rendre constructible. Ce lac ne donne pas vraiment envie de s'y baigner, mais manger au bord de l'eau est toujours agréable.
L'après-midi a été très calme, j'ai tenté d'expliquer à un collègue khmer pourquoi les investisseurs préfèrent qu'on leur dise la vérité sur un pays plutôt que de masquer ses défauts sous une bonne couche de langue de bois. Il a du mal à accepter ça. C'est culturel, d'après ma maîtresse de stage. Soit.
Le soir je suis rentré en moto-dop jusqu'au Monument de l'Indépendance. Non seulement le conducteur ne connaissait pas la rue où je voulais qu'il m'emmène (c'est pourtant un boulevard... un des cinq ou six que compte la ville...) mais en plus il m'a arnaqué (oui oui, cette fois-ci c'est bien lui qui m'a arnaqué). J'ai donc fini par dix minutes de marche. C'est toujours plus agréable qu'une heure.
Après une sieste d'une heure, j'ai mangé du fromage que j'avais ramené à Julie. Il a un peu souffert de la chaleur (surtout le roquefort) mais il reste tout à fait comestible. Après ça nous sommes allés « prendre le dessert » dans un bar près du Tonlé Sap (sauf qu'il y a des travaux sur la rive donc on ne voit pas le fleuve). Il ne faisait « plus que » 25 degrés environ, et c'est vraiment un bonheur d'être à cette température.
Et me voilà de nouveau en slip dans le salon en attendant d'être assez fatigué pour me coucher.
Bisous à ceux qui veulent et tant pis pour les autres.
Guillaume
PS : Ah ouais, un truc qui m'énerve ici : les arbres sont taillés "à hauteur khmère", on va dire environ 1m70 ou 1m75. Je me suis déjà pris quelques branches en pleine face (et je ne compte pas les caresses feuillues). C'est ça ou marcher plier en deux. Dans un cas comme dans l'autre, c'est assez désagréable. Oui je sais c'est futile.
Publié par Guillaume1712 à 16:56:28 dans Les aventures d'un Ensarien au Cambodge | Commentaires (5) | Permaliens
Commentaires