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Les aventures d\'un Ensarien en vadrouille

Ou comment je découvre la vie

Le premier jour... | 02 mars 2009

Voici le récit de mon arrivée dans la capitale du Cambodge et de la soirée qui a suivi.

Déjà, malgré mes efforts, je n'ai dormi que cinq heures. J'étais tout de même assez fier de me réveiller à 5h du matin (heure de Bangkok), puisque cet horaire ne sera pas si éloigné de celui que je vais adopter à partir de maintenant. J'ai tourné et retourné dans mon lit jusqu'à finalement décider de prendre une douche et d'aller manger. Ensuite j'ai recommencé à me morfondre en attendant l'heure du départ, qui est finalement arrivée. Entre temps j'ai enfin compris comment verrouiller ma chambre. C'est que le système asiatique (ou du moins celui de cet hôtel) était assez inédit pour moi, comme celui qui régit la distribution de l'eau (en gros la température n'est pas réglable, ou alors je n'ai toujours pas compris comment ça fonctionnait).

Bref, après cette matinée haute en rebondissements, j'ai enfin pris le taxi pour l'aéroport, où je suis bien évidemment arrivé avec trois heures d'avance. Check-in, vérification du passeport et me voilà dans la zone duty-free... climatisée. En soi c'est une bonne idée quand il fait 30° dehors, mais du coup quand on porte une petite chemisette il est un peu inconfortable de se plonger dans une atmosphère à 15°. Je pars grelotter dans la zone d'embarquement, pendant deux heures. L'avion est enfin annoncé et c'est parti pour 1h10 de vol entre Bangkok et Phnom Penh. Cette fois-ci j'ai une fenêtre pour voisine et je m'occupe à photographier les nuages, je les trouve beau. J'observe aussi le sol khmer qui se déroule devant moi. Ca m'a l'air... marron et plutôt sec, mais je dois me tromper. Les routes sont elles aussi marron, contrairement aux autoroutes thaïlandaises. En même temps j'étais prévenu qu'il y avait une différence de développement économique entre les deux pays. J'aperçois des buffles.

L'avion finit par atterrir (désolé pour ceux qui voulaient du suspense) et je replonge dans la fournaise en quête d'un visa et d'une carte d'immigration. Je récupère ensuite ma valise, qui semble avoir été traitée avec un certain manque de délicatesse si j'en crois les séquelles qu'elle porte, et je passe encore la douane avec un « Nothing to declare » ne tenant pas compte du demi-kilo de fromage qui doit avoir commencé sa fermentation dans mon sac.

Je sors de l'aéroport et je retrouve ma tutrice de stage et mon nouveau collègue, venus m'accueillir. Ça fait plaisir. Finalement on ne va pas au bureau : ils m'amènent directement chez Julie, qui m'hébergera pour mes premiers jours ici, le temps que je trouve une colocation.

Pendant tout le trajet j'essaie d'observer à l'extérieur : des motos partout, de la poussière, des enfants qui jouent sur la route, de la verdure, des monuments. La ville et son chaos vont me plaire. Je pose mes affaires chez Julie, je mets le fromage dans le frigo sans même oser regarder l'état dans lequel il est et je me pose un moment. Julie va faire des courses et me dépose devant un vendeur de carte téléphonique. Je découvre qu'ici chaque numéro a son prix propre : ça peut donc être 20 dollars la carte SIM... ou 2000 ! Je crois à une erreur (après tout 2,000 ça peut vouloir dire 2), mais non. Je me rabats sur la carte à 20 dollars, après une tentative lamentablement échouée pour négocier. J'ai des progrès à faire, dirons-nous. Je commence le cours de rattrapage demain avec le moto-dop qui me conduira jusqu'à l'ambassade.

Après m'être fait arnaqué, je remonte sur le scooter de Julie et nous revenons chez elle en slalomant entre les voitures, les tuk-tuks et les autres motos. J'adore ça. Pourquoi ne pas investir dans un scooter ? Je me renseignerai sur les prix quand je serai un peu plus à l'aise avec la circulation.

Au retour, nous nous posons encore un moment, puis une amie de Julie arrive, bientôt suivie par un jeune professeur de khmer. Pendant plus d'une heure j'essaie de saisir quelques mots, d'assimiler la prononciation. J'ai manqué quelques leçons, là aussi il faudra faire quelque chose. Une fois le cours terminé, nous partons dans un restaurant qui fait de la nourriture française (j'aurai tout le temps de tester la nourriture locale, pas de panique). Nous y rejoignons une autre fille, qui rédige un mémoire de linguistique sur une des minorités présentes au Cambodge et qui vient de se retrouver en galère de traducteur et nous sommes rejoints par un géomètre. La vie à l'étranger rassemble les gens. Le repas se passe bien, et me voilà de retour.

Premières impressions globalement bonnes, même si je suis également totalement perdu et très près d'être submergé par mes appréhensions. Une nuit de sommeil arrangera ça.

Demain, premier jour du stage. Don't stress.

Bisous à ceux qui veulent et tant pis pour les autres.

Guillaume

Publié par Guillaume1712 à 17:33:44 dans Les aventures d'un Ensarien au Cambodge | Commentaires (6) |