Encore une journée à Phnom Penh. J’ai déménagé hier soir (en tuk tuk, merci à lui !), je suis maintenant beaucoup plus près de l’ambassade qu’avant. J’y suis allé à pied ce matin, ça prend vingt minutes. A 8h, il fait déjà presque trop chaud pour marcher autant…
La journée s’est écoulée tranquillement, avec une matinée consacrée à la lecture du Monde et un après-midi dédié à la définition du plan d’attaque de l’étude que je dois coréaliser. Mon stage a donc réellement commencer et s’annonce comme prévu tout à fait exaltant, avec quelques sorties sur le terrain et un nombre presque incalculable de rendez-vous à prendre et d’entretiens à faire.
Le midi j’ai mangé avec Borin en regardant les clips sublimes accompagnant les chansons si envoûtantes de la pop khmère, racontant en gros « Oh bébé mais pourquoi tu en regardes un autre alors que je suis trop beau ». Bref, c’est pareil qu’en Occident, sauf qu’à mes oreilles ça sonne encore moins bien. Mais au moins c’est drôle. On a aussi parlé famille, puis filles (les Khmers trouvent les Occidentales trop grosses), puis il m’a fait traversé le Tonlé Sap (l’une des rivières baignant Phnom Penh) pour m’amener dans une pagode. Ce n’est pas la plus belle de la ville, mais ça force quand même le respect. En tant qu’impie, je ne me sens jamais à ma place dans les lieux de culte, et ici je sais que ledit lieu sert vraiment, alors qu’en France on y voit plus souvent des touristes que des croyants, donc le « malaise » (c’est un peu trop fort, comme mot) est d’autant plus grand. J’ai profité du voyage pour me rendre compte qu’il y a des vaches à l’intérieur même de la ville, sur les berges du Tonlé Sap…
Le soir, retour à la maison après un crochet par le distributeur automatique et avant une expédition au supermarché pour acheter les denrées de base. J’ai trouvé du pseudo cacao, je tente demain et je crains le pire. Le lait a l’air vrai, par contre (et au prix qu’il coûte, j’espère qu’il l’est…). Deux semaines sans produits laitiers, ce n’est plus tenable ! :p
Et là, je viens de réussir à mettre la climatisation en route. L’eau chaude reste en revanche un mystère impénétrable, mais de toute façon c’est facultatif.
Ah et à part ça je pense que ma relation avec ma nouvelle colocataire va être des plus banales. On verra ce week-end si elle aime sortir, mais pour le moment je n’ai rien à lui dire et elle non plus. D’autant qu’apparemment mon anglais a périclité vu qu’elle répond « Yes » quand je lui demande depuis quand elle est ici et « Not in Germany » si je lui demande si elle est déjà allé à la plage à Sihanoukville… J’ai pourtant l’impression d’articuler…
Bon elle est sympa, mais voilà, pour l’instant je n’ai pas encore explosé de rire avec elle. Et j’aime bien vivre entouré, donc là, à deux, on verra comment ça se passe.
Bisous à ceux qui veulent et tant pis pour les autres !
Guillaume
Publié par Guillaume1712 à 15:41:23 dans Les aventures d'un Ensarien au Cambodge | Commentaires (2) | Permaliens
Commentaires