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Les aventures d\'un Ensarien en vadrouille

Ou comment je découvre la vie

Bucarest... | 14 avril 2008

Mercredi 9 avril

 

Rendez-vous à 13h30 chez notre premier contact. Le matin, nous sommes allés acheter des cartes de bus (moment épique s'il en est) puis le groupe s'est scindé en deux : courses, et mails à nos contacts. Puis on s'est retrouvés et nous sommes allés manger en ville, au MacDonald's, avant de retrouver notre contact. Il nous a emmenés dans son bureau, situé à un quart d'heure de marche de la place Unirii. Le rendez-vous a duré une heure et demie et était intéressant. Bon par contre trou de mémoire pour la suite de la journée. A part que j'ai perdu ma carte de bus. Elle aura duré 6h. Beau score. Je suis destiné à frauder les transports.

  

Jeudi 10 avril

 

Lever 7h pour aller en rendez-vous à 9h chez Apa Nova, puis visite de Bucarest. Le nombre de voitures est impressionnant, les trottoirs sont autant de voies de circulation subsidiaire en cas d'embouteillage (permanent, en fait), le klaxon est un feu tricolore sonore, la police fait la circulation aussi efficacement que Don Quichotte lutte contre les moulins, la poussière se colle partout, une rue sur deux est éventrée par des travaux, les monuments historiques sont bordés voire masqués par des constructions communistes ou modernes toutes plus laides les unes que les autres... C'est vraiment le bordel.

En attendant le deuxième rendez-vous, nous sommes allés voir le Palais Parlementaire, historiquement Palais de Ceaucescu, le dictateur communiste roumain. C'est le deuxième bâtiment du monde en terme de taille, après le Pentagone. « Ouvert tous les jours de 10h à 16h ». Nous y sommes arrivés vers 13h, et nous nous sommes faits refouler par la Jandarmerie du palais. Dommage. En même temps avec un car de gendarmes juste devant l'entrée et une demi-douzaine d'hommes armés dans un rayon de 30 mètres, nous n'avons pas tenté le diable. On s'est contentés d'aller dans le parc devant (SANS marcher sur la pelouse, on n'est jamais trop prudents) pour faire le débriefing du rendez-vous du matin.

 

Nous sommes ensuite allés au Ministère de l'Environnement après être passés par une église orthodoxe et nous être faits agresser par une dame à l'intérieur. Un autre roumain nous a juste expliqué qu'elle demandait qu'on ferme la porte...

 

Le rendez-vous au Ministère a été court mais instructif et a finalement été un simple interlude dans notre visite touristique d'une ville pas du tout touristique. Nous sommes revenus à l'auberge de jeunesse épuisés, assoiffés (j'ai oublié de dire que la température moyenne à Bucarest cette semaine était de 25°C à l'ombre, à comparer avec les 5°C de la France quand nous l'avons quittée), poussiéreux, les jambes lourdes et les oreilles farcies par les klaxons.

 

Le soir, petit craquage avec Charlène, Pierre et Mélanie (on a transformé la chambre en dancefloor pendant que les autres envoyaient des mails à nos contacts). Puis nous sommes malgré tout ressortis, une fois que la température avait un peu baissé et que le trafic avait très légèrement diminué. On a fait le tour du quartier de l'auberge, où il n'y a en fin de compte rien à voir. Mais c'est agréable de voir Bucarest zen. Retour à l'auberge et douche bienvenue.

Publié par Guillaume1712 à 22:53:54 dans Les aventures d'un Ensarien en Roumanie | Commentaires (0) |

Départ en Roumanie | 14 avril 2008

Mardi 8 avril, 5h40.

Je me lève, je déjeune, il fait froid. Ma mère m'emmène à la gare et le train démarre à 6h54. Je dors dans le train, sous les yeux dépités d'un vieux qui pense probablement « Pauvre France ». Peu importe.

J'arrive à Paris à 9h16, le bus part pour Beauvais à 13h15. Je décide d'aller sur les Champs-Élysées, pour passer le temps.

 

J'émerge à la Concorde, je me pose dans un parc pour manger un morceau, puis je remonte l'avenue. Avec mes sacs. Je me rends compte finalement que je ne profite pas du « paysage ». Je reprends finalement le métro pour aller directement à la porte Maillot.

 

J'atteins l'arrêt de bus pour Beauvais à 10h50. Bizarrement, je suis le premier. Je prends mon ticket et je commence à manger. Et j'attends. Longtemps. Comme d'habitude, j'ai oublié d'emmener un livre. Finalement Pierre arrive, puis Virginie et Florence, et enfin Gwendoline. Le bus arrive peu après, on monte dedans et il part pour l'aéroport avec 20 minutes de retard. Tout va bien. Je dors un peu dans le bus, j'apprends quelques mots de roumain, on discute sur ce qui nous attend...

 

A l'aéroport on retrouve Adeline, Charlène et Mélanie. On se sépare pour enregistrer nos bagages. Mauvais plan : dans ma file on attend bien un quart d'heure de plus, et finalement on n'est pas placés ensemble dans l'avion. Dommage.

On arrive dans la zone d'embarquement et on attend encore. Un certain temps.

 

L'avion arrive, décharge son flot de passagers et de bagages, et les nôtres sont directement mis dedans. On nous fait signe d'avancer.

Je me retrouve à l'arrière de l'avion, pas très loin de Pierre et Mélanie. Il y a encore une place dans leur rangée, donc je déménage. Je m'attache. C'est la première fois que je prends l'avion. Ça m'éclate.

 

Il décolle, c'est le bonheur total. Je vois la France d'en haut, avec ses champs, ses villages, ses voitures, c'est génial. Puis on passe au-dessus des nuages et là aussi ça me plait. On discute, on révise, on comate, puis je vois les Alpes (autrichienne ?) quand on les survole, puis plus tard les Carpates, puis les champs roumains, les routes roumaines, les villages roumains, et je vois déjà les différences avec la France. On approche de Bucarest et déjà, vu du ciel, ça paraît être un gros bordel. On commence à stresser.

 

L'atterrissage se passe bien, nous récupérons nos bagages, et nous sommes lâchés dans la nature. Nous envisageons de prendre un taxi. On nous demande 150 lei par voiture pour aller jusqu'à l'auberge de jeunesse. Soit environ 45 euros. Nous refusons, et nous allons vers l'arrêt de bus... en passant devant touuuuuus les taxis stationnés devant l'aéroport. L'un d'eux nous signale sympathiquement que nous n'allons pas vers le bon arrêt de bus.

Nous trouvons le vrai, après que j'ai appris à mes dépens que les roumains conduisent comme des fous et que les piétons ont toujours tort. On monte, le chauffeur de bus nous arnaque, mais il nous emmène à Piata Unirii et c'est tout ce qu'on lui demandons. Le chauffeur suivant ne nous fait pas payer. Ça compense. Nous arrivons tant bien que mal à l'auberge. Nous mangeons dans la chambre et confirmons notre rendez-vous du lendemain. Puis douche et dodo.

 

Première impression de Bucarest : c'est le bordel. Total. On est dans la merde. Par contre les Bucarestois sont très sympathiques et accommodants. Mais alors, quel bordel ! Je veux rentrer ! Je veux de la propreté !

Publié par Guillaume1712 à 22:52:07 dans Les aventures d'un Ensarien en Roumanie | Commentaires (0) |