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Les aventures d\'un Ensarien en vadrouille

Ou comment je découvre la vie

Retour à Rennes | 10 février 2008

Le week-end a été assez intense... mais court. Dimanche, lever à 10h (belle performance), petit-déjeuner, et en route pour... Rennes, mon semestre 8 et de nouvelles aventures (de quel ordre ? l'avenir le dira !)

Il fait super beau, c'est assez rare de faire cette route sous le soleil donc j'en profite, d'autant que ce n'est pas moi qui conduit. On (mes parents et moi) mange au Courtepaille, et nous arrivons à l'ENSAR deux heures avant le début des remises des clés.

Je retrouve Jeanne, qui m'emmène voir les autres 157 déjà arrivés. Ça fait plaisir de revoir du monde. 16h approche et je bouge avec quelques autres vers le service hébergement. Nous sommes les premiers à obtenir nos clés. Je suis au deuxième étage. Je pleure intérieurement. Je monte la plupart des cartons pendant que mes parents arrangent ma chambre et les affaires déjà arrivées. Entre temps des gens arrivent, je dis bonjour, on discute vaguement... Au bout de quelques (dizaines de) minutes, tous mes sacs et ma plante sont montés. Mes parents partent, et je finis mon installation. Je constate que parmi les oublis figure la multiprise. Dommage. J'arrive tout de même à faire les branchements vitaux, mais les prochains jours annoncent tout de même des changements d'organisation majeurs.

Je redescends en quête de gens, et je ne vois personne. Je remonte et je tape ce texte (et le précédent). Donc je n'ai plus rien à dire à part quelques impressions générale :

-         ça fait plaisir de revoir Rennes

-         ça fait plaisir de revoir les gens de Rennes

-         je n'ai pas mon emploi du temps pour demain

-         j'espère qu'on commence bel et bien à 9h30 demain comme la rumeur le prétend

-         il va falloir que je me renseigne.

Sur ce, je retourne chercher des gens.

Hasta proxima.

Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.

Guillaume

Publié par Guillaume1712 à 21:06:13 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (0) |

Retour en France | 10 février 2008

Ça y est, retour en France, après quelques aventures.

 

Bruxelles, 8 février 2008, 8h40. Le réveil sonne. Je l'éteins. Je me rendors. Je me réveille d'un bond en hurlant « Haaaaan ! ». Ce n'est pas exactement le bon jour pour se lever en retard. Alors debout, et je finis mon sac. Je mange, je range ma chambre et je suis enfin prêt.

En plus de ma valise, j'ai 3 bagages : le sac de l'ordinateur, celui avec l'oreiller, mon blouson, 75cl de bière et des affaires sales, et mon sac à dos bourré de papiers, trousse, trousse de toilettes... Objectif : ne pas mourir en route. Le propriétaire vient faire l'état des lieux. Il ne trouve rien à redire et je récupère la caution de ma chambre et celle du modem... en espèce.

 

Je dis au revoir à Marc-O. Les filles, c'est fait depuis hier. Les autres gars... c'est raté. Jon me souhaite « Bonne continuation ». Je suis épaté. Je m'arrache un « Toi aussi qui a peut-être paru sincère... ou pas.

 

Me voilà paré au décollage. Les 600 mètres qui me séparent de l'arrêt de tram sont un enfer innommable. Je fais une dizaine de pauses. J'arrive tout de même dans le tram, en même temps que lui. Dans la bataille m'a valise a perdu une roue. 38 euros pour 400m, ça fait cher du mètre. Les gens me regardent avec l'air de dire « Il déménage ou quoi ? ». Justement oui...

 

J'arrive sain et sauf à la Gare du Midi, avec 1h30 d'avance, et je me pose dans la salle d'attente pour récupérer. Laurent et Antoine arrivent : « On va prendre le soleil ? ». Je gémis. Heureusement ils m'aident à porter mon barda. Antoine fume et meuble la conversation, comme d'habitude, c'est comme ça qu'on l'aime.

 

L'heure de mon train approche et nous rejoignons le quai. J'installe mes sacs et je fais mes adieux. Je monte dans le train, j'en descends, j'y remonte, j'en redescends... Je ne suis plus si pressé de partir. Le signal de fermeture des portes retentit et je fais coucou à travers la vitre. Antoine danse à l'hawaïenne et court après le train. Ils vont me manquer, tous autant qu'ils sont.

 

Le trajet jusqu'à Lille se passe sans incident. Là je retrouve Nico et Ingrid. Eux aussi m'aident à porter mes sacs. C'est cool de connaître des gens partout en France ! Nous allons manger dans une brasserie de la galerie commerciale qui fait face à la gare. Pas mauvais, pas trop cher, rien à dire. Je renoue avec le plaisir d'avoir des carafes d'eau gratuites. Nous discutons, nous n'avons certes pas le débit d'Oriane, Flo ou Antoine, mais nous arrivons à tenir le silence en respect.

Après le repas nous allons à la gare Lille-Flandres pour y attendre mon second train. La police est partout, vive la France. Nous sommes accostés par un SDF qui nous demande 1 milliard d'euros. Pourquoi pas...

Mon train arrive. Encore des adieux... Je monte et je trouve une place.

 

Quelque part entre Lille et Paris, le train s'arrête. Panne de courant. Tant qu'à faire. Il arrive à Paris avec 15 minutes de retard. Après encore 5 pauses et un bout de valise en moins, j'atteins le trottoir en face de la Gare du Nord. Je prends un taxi. Ma valise monte dans le coffre, non sans qu'une sangle ne s'arrache. Je fais le bilan : durée de vie d'une roulette = 400m, durée de vie du stabilisateur = 1 escalier, durée de vie d'une sangle = 5 secondes d'utilisation. D'accord, la valise est blindée, mais il ne faut pas abuser... Le taximan a pitié de moi. Il y a de quoi. Direction Vaugirard.

Je regarde Paris, c'est toujours aussi beau, aussi grouillant... Finalement ça donne envie. Un jour, pourquoi pas... Le conducteur me dépose au plus près des quais. J'ai failli lui faire la bise tellement j'étais content. Derniers mètres avant le quai, je lutte encore. Un passant émet un « Eh ben » surpris. Je me retiens de lui dire « Aide-moi au lieu de me regarder mourir, gros con ! ». Puis je me souviens que je suis à Paris et qu'espérer de l'aide (surtout demandée sur ce ton) est aussi stupide que de chercher des hippocampes sur le Kilimandjaro. Je me débrouille donc seul. Le train est annoncé, je monte et j'organise mon trajet : moi assis sur ma valise (pas de casse cette fois-ci, mais en fin de compte qu'est-ce qui pouvait encore rendre l'âme ?) avec tous mes autres sacs à mes pieds. Je regarde la campagne, le coucher de soleil, la France, et j'écris le texte que vous lisez actuellement sur un tiers de feuille A4 (oui j'écris petit) arrachée, prise dans mon sac à dos.

 

J'arrive enfin à la « gare Chez-moi », avec 30 minutes de retard. Mes parents sont sur le quai. C'est parti pour un week-end en famille, le premier depuis longtemps ! Au programme, sortie à la plage, sorties entre frères et sœur, grasse-matinée dans des vrais lits, un peu de racontage de vie, nourriture équilibrée, achat de ma première plante rien qu'à moi, bagages à (re)faire... J'ai connu plus reposant, mais j'étais vraiment heureux de revoir tout le monde et de pouvoir passer un peu plus de temps que la dernière fois avec mes parents.

 

Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.

Guillaume

Publié par Guillaume1712 à 21:05:14 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (1) |