Je pense qu'un certain nombre de personnes seront d'accord avec moi si je déclare qu'il est agréable de passer du temps au lit le matin, entre le moment où le réveil sonne et celui où l'on se lève effectivement.
Ce petit laps de temps, qui dure selon les individus de 1 minute (voire moins pour les plus motivés) à 1 heure (voire plus pour les étudiants qui sèchent les cours), est propice à la libération de son imagination : quelle excuse originale mais crédible inventer pour ne pas se lever, comment le rêve que l'on vient de faire aurait-il pu se terminer, qu'aimerait-on faire de sa journée plutôt que d'aller travailler...
C'est aussi l'instant de la préparation mentale pour affronter une nouvelle journée passionnante : visualiser la tête des personnes que l'on côtoiera ce jour-là, maltraiter mentalement celles que l'on n'aime pas, envisager le retour chez soi le soir ou alors la soirée pompélup qui suivra...
Puis vient le moment tant attendu : l'étirement. Activité jouissive s'il en est, l'étirement, qu'il soit accompagné ou non d'un gémissement et/ou d'un bâillement, a pour but de réveiller les muscles en douceur et de se rendre compte que la vie offre malgré tout des petits plaisirs furtifs dès le matin et que le lit est finalement l'un des endroits les plus agréables sur Terre.
Mais cet étirement peut se terminer prématurément dans la position recroquevillée d'un fœtus doué de la parole (ou au moins de la capacité d'émettre des sons gutturaux).
Imaginez, ou souvenez-vous : vous êtes encore à moitié dans votre rêve et vous savez que vous avez encore un quart d'heure devant vous avant d'être réellement en retard. Instinctivement, sans même y penser, vous commencez à étendre vos bras et vos jambes au maximum.
Et soudain une alarme s'enclenche dans votre cerveau et hurle « Stop ! ». Première agression. Malheureusement, le temps que vous réagissiez, il est déjà trop tard. Vous venez de sentir le petit claquement, l'infime déchirement qui a traversé votre mollet. La seule pensée possible à ce stade est « Pitié non ! ». En général elle ne suffit pas à vous attirer la clémence des dieux. Vous sentez dès lors la souffrance grandir dans le muscle suscité, avec l'impression qu'un masseur indélicat (ou disons-le, sadique) est en train de vous le retourner.
Vous fermez les yeux et serrez les dents, comme si cela pouvait faire cesser la douleur. En vain évidemment. C'est là que vous passez de la position étirée à la position fœtale, que votre bâillement se mue en un gémissement et en insultes contre votre corps, ce traître.
S'ensuit un massage d'un quart d'heure, parsemé de timides tentatives d'allongement du muscle meurtri, dans la crainte constante que la crampe (car c'est bien de cela qu'il s'agit) ne se ravive. Le quart d'heure que vous auriez pu passer à rêvasser tranquillement au fond de vos couvertures s'est mué en un enfer physique intense. Votre partenaire (si vous en avez un(e)) rit à n'en plus pouvoir et à cet instant vous voudriez le(la) voir atteint(e) d'une crampe dix fois plus douloureuse, si c'est possible, pour effacer son sourire narquois et réduire ses sarcasmes à néant.
Finalement la majeure partie de la douleur passe et vous vous levez en claudiquant, car la crampe n'abandonne pas si facilement la partie. Vous savez pertinemment qu'elle profitera de la moindre seconde d'inattention pendant que vous prenez votre petit déjeuner pour se rappeler cruellement à votre mémoire. De toute façon vous ne pouvez pas l'oublier : elle est là, tapie au fond de votre mollet, générant une gêne qui vous suivra une bonne partie de la journée, à moins que vous ne vous soyez massé suffisamment longtemps, à l'affût, prête à bondir et à vous faire bondir. Les insultes les plus crues de votre vocabulaire vous semblent dérisoires pour qualifier l'ignominie d'une telle réaction physiologique. Votre agressivité ne pouvant se diriger contre votre propre corps (masochistes exceptés), vous la déverser autour de vous, à grands coups de claquage de portes, regards noirs, gestes violents contre les meubles et la vaisselle. En toute logique, vous vous faites mal. A ce stade, deux solutions : soit vous vous énervez encore plus et vous vous enfermez dans un cercle vicieux, devenant exécrable contre tout et tout le monde, soit vous éclatez de rire et vous rendez compte qu'une crampe ne vaut peut-être pas la peine de vous mettre à dos l'humanité entière et vos animaux de compagnie en plus.
Comment conclure, si ce n'est en disant que ceux qui n'ont jamais expérimenté cette situation ignorent à quel point le retour à la réalité est douloureux, la journée gâchée et l'humeur détériorée par cette simple contraction musculaire. C'est une expérience que je ne souhaite à personne (ou presque), quoiqu'elle permette d'apprécier à sa juste valeur l'étirement du lendemain matin s'il se passe sans incident.
Publié par Guillaume1712 à 18:16:45 dans Réflexions intéressantes (ou pas) | Commentaires (1) | Permaliens
Un dicton populaire dit "Toutes les bonnes choses ont une fin". La plupart des professeurs de français et philosophie nous disent de ne pas écouter les dictons populaires. Et pourtant, celui-ci a du vrai. Malheureusement.
Dimanche, 19h, Amaia et moi sortons nous promener pour faire le tour du château royal. Il fait chaud (une dizaine de degrés), beau, nuit. J'aime marcher. Et avec Amaia, c'est un plaisir aussi, on raconte nos vies, c'est agréable (c'est le principe des amis, je sais...). Nous entrons dans le parc du Pavillon Chinois qui a encore été laissé ouvert pour la nuit (normalement ce n'est pas le cas), on se promène, on regarde les arbres, les sculptures (bon sans lumière c'est un peu plus inquiétant, mais moins agréable à voir), et on ressort. On rentre à la maison, on mange avec Flavie et là, je me souviens d'une chose : demain je travaille...
Je me dirige donc d'un pas pesant vers la cuisine, je sors ma mâche, mon jambon cru et mes tomates et je prépare mon repas du midi le lendemain, la mort dans l'âme. Je monte dans ma chambre et reste éveillé jusqu'à 2h, par pur esprit de rébellion contre le Destin (même si je sais que c'est stupide puisque le Destin s'en tape que j'aie des cernes grosses comme moi au réveil). Je finis quand même par m'avouer vaincu et je vais me coucher (en savourant les effets de la bouillote que Florian m'a offerte).
Le réveil sonne à 8h15 (oui cette semaine c'est cool, je reprends en douceur). Je traîne un quart d'heure au lit (je reprends les bonnes habitudes) et je me lève. Bouh je veux paaaaaaas... Petit déjeuner dans ma chambre en tête à tête avec mon ordinateur, puis je me regarde dans la glace pour la première fois depuis trois semaines. Bon, je dois me coiffer... Pour la première fois depuis trois semaines. Je descends. Je suis le premier levé. Pour la première fois depuis trois semaines. Guillaume et France partis, je peux m'autoproclamer "Lève-tôt incontesté de la colocation". Mais bizarrement ce titre ne me plaît pas vraiment.
Je fais ma vaisselle (parce que ça me donne un charme supplémentaire de faire la vaisselle, pas vrai Marie-Caroline :-D), et c'est parti.
Evidemment, je rate le tram à une minute près. C'est tellement original... J'arrive tout de même à Rogier, la station où je n'ai pas mis les pieds depuis... trois semaines, gagné. Je prends le métro 2, c'est fou comme ce trajet est lié à mon stage... Je comprends désormais pleinement l'expression "Metro-Boulot-Dodo", ainsi que les gens qui traînent les pieds au retour de vacances.
J'arrive au bureau, Camilla est là et bosse. Happy new year, what did you do during your hiloday, was it nice, oh great, do you have a lot of work to do... Ben non justement j'ai pas a lot of work to do... C'est bien pour ça que j'arrive à 10h. Du moins c'est ce que je pensais avant d'ouvrir l'ordinateur de Lena. J'ai passé 2h30 a supprimé ses spams. Joie... Après ça je me suis tapé quelques formulaires d'évaluation du Congrès, re-joie.
Et là, me voilà ici à 15h parce que je m'accorde une pause (après ma pause d'une heure à 13h ;-) ) : ce serait tout de même dommage que je finisse "TOUT ce que j'ai à faire cette semaine" aujourd'hui...
Mais j'ai tout de même une tâche de taille qui m'attend... Mon rapport de stage. Ca faisait longtemps. Ca me manquait. Atrocement. J'ai failli faire une dépression tellement je me languissais (t'as vu France, je deviens Marseillais :-D) d'avoir à raconter ma vie sur 30 pages, en occultant tous les moments bien (ben oui c'est un rapport de stage, je ne suis pas censé dire que le Corbeau c'est fun, que j'ai un déhanché à faire pâlir d'envie Shakira et que le Boys Boudoir est un repère de pétasses en manque). Un point négatif à ce rapport de stage : je prends conscience que dans un mois je retourne dans le monde estudiantin rennais, et même si j'ai envie de revoir les ensariens, j'ai encore plus envie de rester ici.
Allez, je m'y remets.
Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.
Guillaume
Publié par Guillaume1712 à 15:07:41 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (1) | Permaliens
Hey vous ! :-D
Il est 3h15 en ce dimanche 6 janvier 2008, et je nage dans le bonheur. Pourquoi ? Ben parce que la vie est belle. Pourquoi ? Bon vous avez fini avec les questions ?
Jeudi, pas envie de cuisiner le soir (et pas fait les courses, surtout...), j'envoie un sms à Oriane, Laurent et Antoine pour aller au restaurant. Oriane est à Paris, Laurent a déjà mangé, et Antoine reçoit mon message dans la nuit. Je finis donc par me décider à manger... Omelette au roquefort et aux lardons, c'est excellent (le roquefort est venu d'une illumination soudaine du style "Et pourquoi pas ?!"). Bref vous n'en avez rien à cirer et vous avez raison.
Message le lendemain matin, d'Antoine : "Si tu veux on peut y aller ce soir, au restaurant". Soit, j'ai ENCORE la flemme de cuisiner, ça tombe bien. Oriane est toujours à Paris, et Laurent en retard pour ses révisions, donc on se fait un dîner en tête à tête dans un restaurant "japonais" très bon marché (très très) et qui cale bien (très très). Après ça direction le Fontainas, où nous sommes restés jusqu'à 2h, à discuter de tout et de rien et à mater nos voisins (Antoine préférant l'Allemand aux gros bras, moi l'Anglais à la grande bouche :-D ). La soirée a donc été fort sympathique.
Lendemain 9h45, la sonnette retentit. Amaia, le retour. J'ai ses clés, donc je dois me lever pour aller lui ouvrir. La première vision qu'elle a eu de la maison a donc été ma tête de zombie au réveil. Mais ça fait plaisir de la voir ! Je lui souhaite son anniversaire, on discute, et je remonte comater dans ma chambre une heure plus tard.
Un peu après, retour de Flavie puis de Hugues (Marie-Caroline est rentrée la veille au soir, Geoffrey un peu plus tôt qu'elle), nous sommes donc "au complet" (autant qu'on peut l'être désormais en tous cas...). On planche sur le repas d'anniversaire d'Amaia. Ce sera... omelette (je pleure). Mais l'omelette de compétition : oeufs (jusque là tout va bien), lardons, roquefort (il m'en restait) et pommes de terre. Avec en accompagnement, du riz, de la semoule et des haricots verts (qu'on a oublié dans le micro-ondes en fait, je viens de m'en rappeler :-D Les légumes et nous, une grande passion...), avec une sauce aux marrons (il en restait du repas de Noël). La gastronomie revisitée par nos soins.
En dessert j'ai eu le droit de me bâfrer des chocolats amenés par Thecla, puisqu'évidemment la galette des rois c'est niet pour moi. Celui qui trouvait la fève étant censé faire la vaiselle, j'étais donc sauvé. Bon finalement c'est moi qui ai fait la vaisselle quand même, parce que l'heure du dernier tram approchait et que je voulais sortiiiiiiiiiiiir !
Douche expresse, habillage en tenue estivale (T-shirt et jeans, bon écharpe aussi quand même), et c'est parti, avec Thecla et Amaia, les autres se dégonflant lâchement (j'ai envie de dire "comme d'hab").
Nous arrivons au Corbeau, où nous nous faisons une place tant bien que mal. Puis une table se libère. Premier réflexe : je monte dessus. J'adore ce bar, il y a des verres sur toutes les surfaces planes SAUF sur les tables, qui sont autant de podiums. Une fille monte à côté, et au bout d'un moment elle me dit en anglais que je danse très bien. Merci. Elle est italienne, de Venise plus précisément. La conversation en reste là, elle est mignonne mais "je ne mange pas de ce pain-là", comme dirait l'autre...
Plusieurs personnes me regardent et se poussent du coude, je commence à avoir l'habitude, mais cette fois-ci ils ne sont pas moqueurs, juste admiratifs (soit je progresse, soit je suis tombé sur des gens bien :-p). En tout cas mon egocentrisme naturel se gargarise de cette "popularité" (faut ptet pas exagérer non plus...) si rapidement acquise grâce à l'élégance et la fougue de mon déhanché (oui je m'enflamme :-D). Je sue comme une vache, j'ai un point de côté qui me remonte jusqu'à la gorge, je manque par deux fois de faire basculer la table sur laquelle je me trouve à cause de la passion que je mets dans mes mouvements de jambe, mais je m'éclate.
Amaia et Thecla étant crevées, on se prépare à partir vers 2h (bouh :'-( ). Je fais un mini-show avec mon écharpe en attendant qu'elles s'habillent... Je descends finalement de ma table, à regret, d'autant que c'est "Freed from Desire" qui commence et que j'ai envie de hurler "Nananananananananana Nanaananananananana My love has got no money but he has strong belief...". Bon je ne m'en prive pas.
Et soudain que vois-je sur la table d'en face ? Le gars que j'ai maté toute la soirée lève les deux pouces en signe de félicitations, et me fait signe d'approcher. J'accours (évidemment, il est du genre mignon et il aime visiblement danser, il ne peut que me plaire). A côté de lui une blonde mignonne se penche et me dit que je suis un excellent danseur. Mes chevilles enflent, mais bon ce n'est pas elle qui m'intéresse. Et le gars me sort... "Tu pourrais donner ton numéro de téléphone... à mon amie ?". Je suis vert de frustration. Je réponds "Ah mais je suis homo" dans l'espoir qu'il me demande mon numéro pour lui, du coup... :-D Raté, il se contente de répéter ça à sa copine, qui a l'air très déçue... Je suis dégoûté. Je rejoins Amaia et Thecla qui m'ont perdu de vue, et on sort du Corbeau. Retour vers le Noctis et à la maison. On constate que ni Geoffrey ni Hugues ne sont couchés, alors que leur excuse pour ne pas venir avec nous était "Je suis fatigué et demain il faut que je révise pour mes partiels", le truc qui sentait à peine la mauvaise foi à la base...
Voilà, après trois semaines sans soirée pompélup, ça fait un bien fou de se retrouver sur un dancefloor (en l'occurence une table) bruxellois et de déchaîner les foules (comment ça j'exagère ?). Seul regret : l'absence de France et de Guillaume avec nous.
Bisous à tout ceux qui veulent et tant pis pour les autres.
Guillaume, danseur fou.
Publié par Guillaume1712 à 04:00:32 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (0) | Permaliens
Aaaaaaah ! Avec cette recette, vous allez retomber en enfance...
Ingrédients :
- des pommes de terre (vous ne pensiez tout de même pas que j'allais écrire "de la mousseline" !)
- du lait
- du beurre
- du jambon
- du râpé
Préparation :
- Epluchez les pommes de terre, coupez-les en rondelles et faites-les cuire à l'eau.
- Une fois qu'elles sont cuites, écrasez-les, en y mélangeant le beurre et le lait.
- Mettez le râpé, mélangez.
- Servez avec le jambon.
Temps de préparation : 35 minutes.
Effet : garanti ("ouuuuuaaaah tu manges de la vraie-purée-que-t'as-fait-toi-même, c'est trop foooooort !")
Variante : je crois qu'on peut mettre du fond de volaille dans l'eau de cuisson des pommes de terre pour réhausser le goût.
Publié par Guillaume1712 à 15:24:07 dans Et pendant ce temps, en cuisine... | Commentaires (0) | Permaliens
J'entends déjà les puristes hurler "Mais la tartiflette n'est pas belge !". A ceux-là, je répondrai simplement que s'ils trouvent du reblochon ici, je veux bien leur faire une vraie tartiflette. En attendant, qu'ils admirent mon adaptabilité (les chevilles sont bien, merci).
Ingrédients pour une personne :
- des pommes de terres (quantité ? Euh, autant qu'il en faut pour vous caler)
- un oignon
- une boîte (100g ? je sais pas) de lardons
- du gouda (bon je sais pas si c'est belge mais c'est le moins cher à Lidl)
- de la crème fraîche
Préparation :
- Epluchez les pommes de terre et coupez-les en rondelles.
- Faites-les éventuellement précuire à l'eau, si vous ne voulez pas attendre 2h devant le four.
- Pendant ce temps, coupez l'oignon.
- Une fois les pommes de terre précuites, mettez-les dans un plat qui supporte la chaleur du four, ajoutez les oignons, les lardons et le gouda (découpé en morceaux, ne mettez pas des tranches entières sinon... ben faites comme vous voulez...). Ajoutez aussi la crème fraîche.
- Mettez ça dans le four, à 250 degrés (fin je dis ça parce que c'est le maximum ici...)
- Pour savoir si c'est cuit, regardez la tête des lardons. S'ils sont roses, attendez encore. S'ils sont noirs, c'est que vous avez trop attendu (mais normalement à ce stade vos narines - ou vos colocataires - vous ont déjà alerté).
- Sortez votre réalisation du four, et dégustez. Attention, c'est chaud.
Temps de préparation : Epluchage + précuisson + cuisson, 1h environ selon votre four et votre rapidité à peler les pommes de terre.
Facilité : grande, mais pas extrême (pour certains c'est difficile de voir quand c'est cuit, et pour d'autres éplucher des pommes de terre est un effort surhumain).
Effet : garanti, et ça cale (pas forcément longtemps).
Variantes : existe avec du reblochon, ou en version normande avec du camembert. Les riches peuvent tenter la version roquefort, je suis sûr que c'est bon. En fait ça doit être bon avec plein de fromages. Nota : La Vache Qui Rit n'est PAS un fromage. Le Kiri NON PLUS. Quant au Babybel, ne le mentionnez même pas.
Publié par Guillaume1712 à 15:18:26 dans Et pendant ce temps, en cuisine... | Commentaires (0) | Permaliens
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