Un dicton populaire dit "Toutes les bonnes choses ont une fin". La plupart des professeurs de français et philosophie nous disent de ne pas écouter les dictons populaires. Et pourtant, celui-ci a du vrai. Malheureusement.
Dimanche, 19h, Amaia et moi sortons nous promener pour faire le tour du château royal. Il fait chaud (une dizaine de degrés), beau, nuit. J'aime marcher. Et avec Amaia, c'est un plaisir aussi, on raconte nos vies, c'est agréable (c'est le principe des amis, je sais...). Nous entrons dans le parc du Pavillon Chinois qui a encore été laissé ouvert pour la nuit (normalement ce n'est pas le cas), on se promène, on regarde les arbres, les sculptures (bon sans lumière c'est un peu plus inquiétant, mais moins agréable à voir), et on ressort. On rentre à la maison, on mange avec Flavie et là, je me souviens d'une chose : demain je travaille...
Je me dirige donc d'un pas pesant vers la cuisine, je sors ma mâche, mon jambon cru et mes tomates et je prépare mon repas du midi le lendemain, la mort dans l'âme. Je monte dans ma chambre et reste éveillé jusqu'à 2h, par pur esprit de rébellion contre le Destin (même si je sais que c'est stupide puisque le Destin s'en tape que j'aie des cernes grosses comme moi au réveil). Je finis quand même par m'avouer vaincu et je vais me coucher (en savourant les effets de la bouillote que Florian m'a offerte).
Le réveil sonne à 8h15 (oui cette semaine c'est cool, je reprends en douceur). Je traîne un quart d'heure au lit (je reprends les bonnes habitudes) et je me lève. Bouh je veux paaaaaaas... Petit déjeuner dans ma chambre en tête à tête avec mon ordinateur, puis je me regarde dans la glace pour la première fois depuis trois semaines. Bon, je dois me coiffer... Pour la première fois depuis trois semaines. Je descends. Je suis le premier levé. Pour la première fois depuis trois semaines. Guillaume et France partis, je peux m'autoproclamer "Lève-tôt incontesté de la colocation". Mais bizarrement ce titre ne me plaît pas vraiment.
Je fais ma vaisselle (parce que ça me donne un charme supplémentaire de faire la vaisselle, pas vrai Marie-Caroline :-D), et c'est parti.
Evidemment, je rate le tram à une minute près. C'est tellement original... J'arrive tout de même à Rogier, la station où je n'ai pas mis les pieds depuis... trois semaines, gagné. Je prends le métro 2, c'est fou comme ce trajet est lié à mon stage... Je comprends désormais pleinement l'expression "Metro-Boulot-Dodo", ainsi que les gens qui traînent les pieds au retour de vacances.
J'arrive au bureau, Camilla est là et bosse. Happy new year, what did you do during your hiloday, was it nice, oh great, do you have a lot of work to do... Ben non justement j'ai pas a lot of work to do... C'est bien pour ça que j'arrive à 10h. Du moins c'est ce que je pensais avant d'ouvrir l'ordinateur de Lena. J'ai passé 2h30 a supprimé ses spams. Joie... Après ça je me suis tapé quelques formulaires d'évaluation du Congrès, re-joie.
Et là, me voilà ici à 15h parce que je m'accorde une pause (après ma pause d'une heure à 13h ;-) ) : ce serait tout de même dommage que je finisse "TOUT ce que j'ai à faire cette semaine" aujourd'hui...
Mais j'ai tout de même une tâche de taille qui m'attend... Mon rapport de stage. Ca faisait longtemps. Ca me manquait. Atrocement. J'ai failli faire une dépression tellement je me languissais (t'as vu France, je deviens Marseillais :-D) d'avoir à raconter ma vie sur 30 pages, en occultant tous les moments bien (ben oui c'est un rapport de stage, je ne suis pas censé dire que le Corbeau c'est fun, que j'ai un déhanché à faire pâlir d'envie Shakira et que le Boys Boudoir est un repère de pétasses en manque). Un point négatif à ce rapport de stage : je prends conscience que dans un mois je retourne dans le monde estudiantin rennais, et même si j'ai envie de revoir les ensariens, j'ai encore plus envie de rester ici.
Allez, je m'y remets.
Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.
Guillaume
Publié par Guillaume1712 à 15:07:41 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (1) | Permaliens
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