Hey !
Il est 4h07 en ce samedi 26 janvier 2008 et je sors d'une douche grandement méritée. Ce soir, c'était la dernière fois qu'Amaia voit Flavie à Bruxelles, puisque la seconde part en vacances demain et que la première sera partie quand Flavie reviendra. Il fallait donc "fêter" ça.
Nous sommes donc allés en ville, au Booze'n Blues d'abord, le bar à jazz que j'ai découvert par hasard il y a déjà plusieurs mois. J'ai pris une bière (Westmalle trappiste). Des photos peuvent attester que ce n'était pas à mon goût... Pas plus que celle qu'a pris Flavie d'ailleurs (Orval). Mais ce bar a un décor et une ambiance qui rattrapent largement cette erreur de choix de boissons.
Après cette mise en bouche malheureuse, nous avons investi le Corbeau. Il était à pein minuit, et pour la prmeière fois, j'ai vu des gens assis dans ce bar. Ca fait un choc. Nous avons dégotté une table, et la musique a commencé à être intéressante. Donc je suis monté sur ladite table, évidemment. Comme dirait l'autre "et c'est parti pour le show, et c'est parti on est chaud". J'ai laissé mon corps s'exprimer, pour dire les choses poétiquement. La foule était majoritairement féminine, ce qui est rare un vendredi dans un bar bruxellois : mais c'est un gage de qualité, ça veut dire que la proportion de beaufs au mètre carré est moins élevée qu'ailleurs. Sur la table d'en face, un groupe de filles s'est mis en route aussi, avec parmi eux un garçon ma foi fort bien fait de sa personne. On a échangé plusieurs sourires, plusieurs gestes amicaux, mais notre relation naissante a été brutalement interrompue quand il a roulé une pelle à la fille devant lui. Tristesse et désolation. Un de ses copains est venu danser un moment avec moi, mais on ne tenait pas à trois sur la table (il y avait une fille à côté de moi).
Qu'à cela ne tienne... A mes pieds (dans le sens physique du terme, je vous rappelle que j'étais en hauteur... pas dans le sens "relationnel"), un autre garçon encore mieux fait de sa personne dansouillait (= "dansait plus mollement que moi", mais bon selon cette définition tout le monde dansouille à part les tektonikeurs...) en me lançant également force regards et sourires. Ayant dansé "chaudement" avec toutes les filles qui l'accompagnaient sans voir aucun éclair de jalousie dans son regard, j'en ai déduit qu'il y avait quelques probabilités pour qu'il soit gay (ou alors il a vu tout de suite que je le suis et il ne s'est pas inquiété). Quoiqu'il en soit je n'ai rien fait d'autre que mater. Et danser évidemment. Y compris sur le Conémara (comment ça s'écrit ce truc ? O_o) de Michel Sardou (il a fallu que je prenne violemment sur moi, mais je ne voulais pour rien au monde perdre ma table... Oui, en soirée j'ai des préoccupations d'une superficialité affligeante, j'en suis conscient...).
Flavie et Amaia ayant quant à elles commis l'erreur de rester au sol, elles n'ont pas cessé de se faire bousculer. Vers 1h30 elles ont demandé grâce. La mort dans l'âme, j'ai accepté de changer de bar. En descendant de ma table, le "bogosse-au-sol" m'a déclaré qu'il trouvait que je dansais très bien et il m'a serré la main. Mouhahaha. Bon donc ça y est, c'est officiel : je danse bien. J'arrête de prétendre le contraire à partir d'aujourd'hui, parce que si on me le dit entre une et cinq fois par semaine, c'est qu'il doit y avoir un fond de vérité là-dedans. Evidemment le garçon en question n'a pas enchaîné sur un "Tu veux mon numéro de téléphone ?", mais j'ai survécu à cette terrible déception.
Après les 5 minutes nécessaires à s'extraire de la foule sans blesser personne, nous nous sommes retrouvés dehors. Le litre de sueur qui suintait dans mon cou, sur mes bras et sur mon visage a pu séché à l'air libre. L'autre litre ruisselant sur le torse, le dos et les jambes ne s'est pas évaporé aussi vite... Nous nous sommes mis en route vers "La Salsa", autre bar du centre. Un début de crampe est apparu à mon mollet gauche. Puis au droit. Je n'ai pas cédé, elles ont disparu avant de se déclarer vraiment.
A la Salsa, il y avait beaucoup plus de place qu'au Corbeau. Mais ça s'explique facilement : la musique est moins bonne (même si elle reste tout à fait honorable). Nous avons passé un peu de temps là-bas avant que les ampoules aux pieds de Flavie deviennent trop douloureuses...
Retour en taxi, discussion de quelques minutes, yaourt, douche, et me voilà.
Prochaine étape : manger encore quelque chose, parce que mine de rien danser pendant 2h30 (c'est tout ! O_o ouah...) ça creuse, et aller au lit... Demain journée chargée : lessive, courses, soldes, rapport de stage.
Et demain soir (enfin ce soir en fait) on remet ça avec une autre soirée. Et dimanche aussi... Et Amaia veut aussi me faire sortir lundi. Je pense que je vais être dans l'obligation de décliner son invitation...
Tout ça pour dire que le Corbeau est le meilleur bar que j'ai jamais fréquenté...
Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.
Guillaume
Publié par Guillaume1712 à 04:38:34 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (0) | Permaliens
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