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Les aventures d\'un Ensarien en vadrouille

Ou comment je découvre la vie

Week end français | 16 janvier 2008

Ce week end, retour au bercail.

 

Vendredi, 6h30, le réveil sonne.

7h : je fais un bond dans mon lit : « MON TRAIN !!!!!!! JE DOIS QUITTER LA MAISON DANS 30 MINUTES !!! MAIS QUELLE LOQUE PUTAIN !!! »

J'enfourne les derniers trucs possibles dans mon sac, je le descends, je mange « en vitesse ». Amaia part avant moi parce qu'elle a cours et qu'elle ne peut plus m'attendre. J'arrive à la gare en avance, habillé comme un pouilleux dans mon jean en fin de vie, avec un épi gros comme moi sur la tête, tout va bien. En raison des mesures de sécurité régissant les trajets en Eurostar en direction du Royaume Uni, je me déleste de mes sacs, de mon ordi et de ma ceinture pour passer à travers le détecteur de métaux. Je montre également mon passeport à des représentants de l'autorité pour la première fois de ma vie, je suis fier (ceci est une blague). Me voilà dans le train : l'Eurostar c'est classe.

 

Une demi-heure pour arriver à Lille. Je sors de la gare Europe, j'ai une heure pour aller à la gare Flandres située à 500m, ça devrait aller. J'envoie un message à Julie pour savoir si j'ai le temps de visiter la Grand'Place de Lille en « si peu de temps ». Je reçois la réponse une demi-heure plus tard, donc du coup là ça fait trop court...

Alors en route pour Paris, avec le TGV Nord. Mon sac fait plus de la moitié de mon poids, c'est un enfer.

 

J'arrive à Paris Nord, et j'apprends qu'il y a une quinzaine de stations de métro pour rejoindre Gare Montparnasse. Joie... Dans ma mémoire, c'était quatre... En fait 4 c'est le numéro de la ligne... Je me souviens d'autre chose : le métro parisien a été conçu pour faire chier les voyageurs. J'essaie de préserver mon sac des chocs dans les escaliers. Après le deuxième lambeau de poumon craché, j'abandonne. Mon sac perd donc 10 ans d'espérance de vie en cognant violemment contre chaque marche, et je maudis les architectes de la station Gare du Nord et Montparnasse-Bienvenüe. J'arrive entier et fou de rage sur le quai de Vaugirard. Sarah et Fabien apparaissent au même moment, timing parfait. Je vais me chercher une portion de frites chez Quick (parce que Mac Do c'est le mal), puis on s'installe, Sarah et moi.

On discute un moment parce que ça fait un bout de temps qu'on ne s'est pas vus. Et je commence à observer le paysage normand : 4 mois que je n'ai pas vu de vaches, de pommiers, de champs inondés, de champs transformés en boue, de champs vert émeraude (tirant sur le vert caca d'oie desfois, certes...), de chevaux, de barrières à chevaux (eh oui, ce ne sont pas les mêmes que pour les vaches), de clochers bien de chez nous, de maisons moches, de maisons jolies, de fermes typiques. Nous passons la gare de l'Aigle et il se met à pleuvoir. Comme c'est original : « la vraie Basse Normandie vous dit bienvenue ». Ca me fait rire.

 

Le train s'arrête, nous descendons, et je vois mon père pour la première fois depuis 4 mois. Ça fait plaisir. :-D Il n'était pas au courant. Je garde la suite pour moi, mais j'ai passé un très bon week end, malgré les impondérables. Ça fait du bien de revoir tout le monde, de faire une pause, de revoir du vert, des lieux connus... C'était trop court, j'ai dû repartir trop vite, mais c'était bien. Du coup je n'avais pas tellement envie de retourner à Bruxelles si vite...

 

Trajet du retour, je passe à nouveau par Paris, forcément, là je peux protéger un peu plus mon sac, ce qui est une bonne chose : arrivé à Gare du Nord je me rends compte qu'il y a deux gros trous dans le fond... Réparation à venir, peut-être...

J'arrive à Lille, et là je vais me promener, en appelant encore Julie. Elle vient avec Ingrid et on va boire un verre chez elles une fois que j'ai vu la Grand'Place (Bruxelles c'est mieux, en toute objecitivité). On repart à la gare pour que je puisse achever mon périple dans la joie et la bonne humeur. Mon train est à 21h58. Nous arrivons à Lille Europe à 22h02 après un sprint inutile. Evidemment c'était le dernier train. Julie et Ingrid me proposent donc de m'héberger (est-il nécessaire de dire que je ne me suis pas fait prier pour accepter ?) et on retourne chez elles. Puis on va découvrir le « Coming Out », tout nouveau bar gay à deux rues de leur appartement. La déco est sobre, la bière pression mauvaise (dixit Ingrid) et la musique... axé hétéro-beauf (clips à l'appui). Mais c'est sympa, on discute de tout et de rien. Vers 23h on rentre, et on se couche après encore une heure de bouinage. Vive les clic-clac. :-D

 

Lundi, lever à 6h25 après plusieurs coups de stress et réveils en pleine nuit (mon portable n'avait plus de batterie donc je n'avais aucun moyen de savoir l'heure), petit déjeuner express, rabattage des épis (décidément tous les gens que je connais vont finir par connaître ma tête au réveil, c'est affolant), et c'est reparti, cette fois-ci avec beaucoup d'avance. Me voilà à Bruxelles à 8h02, à la maison à 8h30, et je découvre avec joie qu'il est possible d'éclater une boîte de cacao en plastique sans la toucher, avec comme seules armes la gravité et les escaliers du métro parisien. Par miracle, mes vêtements ont échappé à la catastrophe. Je me douche, je m'habille, et je vais au bureau. Tard. Très tard. Quand j'arrive, personne n'a réellement commencé à travailler, donc je n'ai rien à me reprocher. Finalement ce stage a aussi des bons côtés.

 

Voilà, un week end français mouvementé et très agréable.

 

Bisous à toux ceux qui veulent et tant pis pour les autres.

Guillaume, d'excellente humeur après ses quelques jours en terre gauloise.

Publié par Guillaume1712 à 18:33:32 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (0) |

Nouveaux colocataires | 16 janvier 2008

Avec le départ de France, Guillaume, Costa, Wilson et... euh c'est la honte j'ai oublié son nom... bref, avec leur départ, plusieurs chambres ont été libérées. De nouveaux colocataires sont donc arrivés pour les remplacer (bien qu'au moins deux d'entre eux soient absolument irremplaçables).

 

Premier en date : J'ai oublié son prénom (décidément...). Il est français et... spécial. A chaque fois qu'il quitte la maison il emmène tous ses sacs de voyage avec lui, c'est assez perturbant. Nous sommes allés le voir une fois, pour l'inviter à une de nos soirées. Quand il a ouvert la porte nous avons été submergés par une odeur de shit assez prenante. Ca situe le personnage. Il a décliné notre invitation. Ca a été le contact le plus poussé que j'ai eu avec lui, vu qu'il part toujours en coup de vent.

 

Deuxième en date : Marc, un métis français qui vient de je ne sais quelle région. Il est timide, mais pas asocial. Je n'ai pas encore eu l'occasion de lui parler, il mange à 18h, donc ça n'aide pas vu que moi c'est plutôt aux alentours de 20h30...

 

Troisième et dernier à ce jour (sauf arrivage pendant le week end...) : Renaud, Belge et même Bruxellois de son état. Il a notre âge, comme les autres, et il est éducateur spécialisé. Lui est tout à fait sociable. On est allés au Délirium, Amaia, Marc-O, lui et moi, jeudi soir, c'était sympa, même si décidément le tram bruxellois s'arrête vraiment tôt (bon ok minuit ce n'est pas si tôt que ça, mais hein...)...

Publié par Guillaume1712 à 18:32:50 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (0) |