Salut vous tous !
Un petit message pour vous raconter ma soirée d'hier...
Vers 23h je redescends dans la salle à manger, Hugues et Geoffrey commencent tout juste à entamer la bouteille de whisky. Je me pose à côté d'eux pour les regarder jouer (et perdre), en me disant "Bon ce soir je dors, je ne bois pas, je ne sors pas, demain c'est lessive et rapport de stage, promis juré". Au bout d'un moment un troisième verre apparaît sur la table et les gars m'ordonnent de boire mon cul-sec. Après quelques protestations, je m'exécute (bon j'avoue le premier j'ai pas réussi à le faire cul-sec, je m'attendais pas à ce goût-là). Amaia en profite pour me dire "Allez viens avec nous ce soir !". Je refuse.
Trois cul-sec plus tard, la bouteille est vide. il est minuit vingt, trop tard pour prendre le tram. Hugues et Geoffrey parlent de taxi, Amaia ajoute :
"- Mais oui prenons un taxi, on est quatre pour le payer !
- Quatre ? T'as vu ça où ? dis-je.
- Mais oui tu viens allez !
- Bon... Ok..."
Et c'est parti. Le taxi arrive, on monte, on parle en espagnol, on discute avec le conducteur, c'est sympa. On s'arrête à la banque puis on continue à pied jusqu'au MP3 (je serai absolument incapable de le retrouver), où je n'ai encore jamais mis les pieds. On rentre, on achète une bouteille de rhum d'un litre et le coca qui va avec, et on va dans le fond du bar/boîte.
On commence à danser, Geoffrey nous fait une tentative de démo de tectonik, la rapidité et la fluidité en moins. On chauffe tous les trois Amaia en tout bien tout honneur. Hugues drague et ça marche (tu m'étonnes...). Je bois quelques verres de rhum coca, en tout cas assez pour ne plus trop savoir où sont mes mains et ce qu'est une ligne droite. Je monte sur le podium, seul ou avec l'un(e) de mes colocs (voire plus), les autres gens de la boîte me montrent du doigt (ben oui moi quand je danse je danse, je ne fais pas semblant, même si c'est moche :D).
Tout à coup on s'aperçoit que Geoffrey a disparu. Amaia et moi le retrouvons assis sur une chaise en terrasse, la tête entre les genoux. On commence à lui parler. Sa réponse : "Me touche pas ! Lâche-moi ! Sors ! Dégage ! Laisse-moi ! Me touche pas ! Mais vas-y sors !" (euh c'est toi qui est dehors, Geoffrey :p). On le laisse cuver en paix sur sa chaise et on retourne danser. La bouteille de rhum est encore à moitié pleine, on ne peut pas partir...
A un moment Hugues danse avec moi, s'approche, s'approche, et... et... [censuré]. [censuré censuré censuré censuré]...
Bref après il recommence à chauffer Amaia (vu que la fille qu'il draguait était partie) et ils disparaissent un long moment... Moi je me fais accoster par un gars d'environ vingt-cinq ans, qui commence à me tchatcher, je ne comprends absolument rien à part qu'il m'a demandé ma nationalité. Bref cinq minutes plus tard il s'en va, je recommence à danser et un coup de flip me prend : où est l'appareil photo d'Amaia, censé être dans ma poche gauche ?????? Je cherche partout, rien. Merde. Amaia réapparaît, je me prépare à lui annoncer la nouvelle, et là je la vois avec l'appareil dans les mains. Ouf. Je ne me rappelle pas l'avoir vu le prendre...
Finalement on sort, j'ignore quelle heure il est. Geoffrey a réellement disparu, cette fois. On prie pour qu'il ait pris un taxi (en même temps on aurait pu lui en appeler un au lieu de le laisser geler dehors...). On marche un peu pour atteindre une artère où il y a de la circulation, on rencontre quelques Marocains très sympas, on discute un peu, on se marre, et un taxi apparaît miraculeusement. Direction rue des Palais Outre-Ponts, por favor. Muchas gracias. Hugues monte devant et s'endort la tête entre les jambes. Le conducteur veut s'arrêter et nous déposer. On arrive à le convaincre de continuer, non on ne va pas vomir dans son taxi, non Hugues n'est pas malade, il dort juste... Très crédible. Finalement il nous jette à l'entrée de la rue où on habite, ce connard.
Hugues se retrouve à quatre pattes sur le trottoir, je me marre comme un con mais j'arrive à le relever et à le soutenir. Quinze mètres plus loin il est de nouveau à genoux, en disant "Je vais vomir". Même pas vrai, on continue. Hugues commence à nous faire un discours sur l'homophobie (c'est-à-dire qu'il répète "pour moi l'homophobie c'est comme le racisme" :D Décidément il est bien ce gars), c'est assez drôle.
On arrive devant la maison, Amaia entre, et Hugues voit un gars "d'origine maghrébine" dans la ruelle qui la longe. Il va lui parler malgré mes mises en garde. Le gars est sympa, pas de problème, tout baigne. Un peu plus loin dans la rue il y a une voiture avec trois gars dedans. Evidemment Hugues s'en approche, malgré une fois encore mes recommendations et celles du gars dehors ("Allez, rentrez maintenant, il est tard..."). Hugues commence à discuter, les autres disent qu'ils ne veulent pas parler avec des buveurs d'alcool, Hugues commence à demander pourquoi, et pourquoi il est reçu comme ça alors qu'il vient en ami parce qu'après tout on vit dans le même quartier, et bla et bla et bla. Je fais mon possible pour le convaincre de me suivre, sans succès. Les gars à l'origine ne cherchent pas la merde, ils m'encouragent à tenter de l'emmener, ils restent assez polis, tout va bien.
Ca ne pouvait pas durer. Ca commence à dégénérer dans les mots je ne sais plus pourquoi (un "nique ta mère" est si vite arrivé :D). Cette fois ça y est je parviens à faire bouger Hugues. On rentre. Première chose qu'il fait : aller à la fenêtre les insulter. Mais kilékon ! Amaia le repousse, referme la fenêtre et commence à lui parler. Il prend la décision de sortir leur casser la gueule (à un bourré contre quatre sobres, vive les chances de succès). Je bloque donc la porte d'entrée, il essaie de m'en déloger, Amaia est entre nous deux (quand elle ne valse pas contre le mur :D) et crie des "Arrête ! Hougues ça sert à rien ! Hougues arrête !". Je trouve ça très drôle. Notre bordel réveille Marco et Marie-Caroline (qui vit au dernier étage), ils descendent et commentent la scène. Finalement Amaia parvient à décoller Hugues de la porte (j'y reste encore un quart d'heure par sécurité) et ils partent discuter (?) dans la chambre de Hugues.
Je peux enfin aller me coucher, pas de douche ce soir, je suis trop naze et trop bourré encore. Je me mets dans mon lit. Trois quarts d'heure plus tard je suis devant mon lavabo en train de lutter contre une marée à fort coefficient. Je la maîtrise (partiellement) avec fierté et je m'endors serein.
Et voilà, lever à 10h35. Et ce soir on remet ça, sauf que je me couche encore plus tard. Je me suis bien amusé (même à la fin).
Publié par Guillaume1712 à 11:36:23 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (2) | Permaliens
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